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On débriefe pour vous … Into the night, y-a-t-il un pilote dans l’avion belge ?

Into the night, première série belge de Netflix mais dernière née de fictions venant de Belgique et qui sait nous surprendre par un pitch pourtant casse-gueule.

C’est quoi Into the night ? Dans cette série post-apocalyptique, le soleil devient subitement et inexplicablement mortel pour l’homme. Quiconque entre en contact avec ses rayons meurt immédiatement. La nouvelle ne tarde pas à se répandre et les passagers d’un vol de nuit partant de l’aéroport de Bruxelles en direction de Moscou vont pouvoir avoir une occasion de s’en sortir. En effet, un voyageur se précipite dans l’avion et pousse le pilote à changer de direction et prendre la direction de l’ouest pour rester dans le noir et ainsi fuir le soleil. Ce petit monde à bord de l’appareil, qui ne se connaît pas, va devoir s’unir pour essayer de survivre, même si la situation semble assez désespérée.

Voilà quelques années maintenant que la fiction belge francophone a commencé à se relancer avec des productions innovantes et un traitement visuel soigné. Qu’il s’agisse dans des productions initiées par la télévision belge elle-même comme Ennemi Public, La Trêve ou Unité 42, ou par le biais de coproductions, on pense notamment à l’excellente Zone Blanche sur France 2. Et on n’oubliera pas de mentionner la fiction flamande comme Tabula Rasa ou Beau-Séjour. Bref le plat-pays est loin de l’être dès lors que l’on parle de séries.

Avec Into the night, la Belgique entre dans les fictions produites par Netflix et prouve qu’elle s’y prend nettement mieux pour son entrée en matière que la France ne l’avait fait avec Marseille. Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance tant le pitch de la série paraît casse-gueule. Si la partie “le soleil tue” est particulièrement alléchante, celle qui consiste à fuir la course du soleil à bord d’un avion de ligne qui devient pour l’occasion l’arène d’une série l’est nettement moins. Sur le papier, on penserait davantage au scénario d’un film catastrophe de série B qu’à une série au long court.

Et pourtant, à peine le premier épisode enclenché, le spectateur est littéralement scotché à son siège, emporté par un rythme effréné et secoué par un enchaînement de rebondissements en tout genre durant des épisodes assez courts mais redoutablement efficace. Avec la nécessité de se poser à chaque épisode pour, de manière prosaïque, faire le plein, la série sait créer elle même son rythme sériel comme pour mieux relancer l’intrigue à l’épisode suivant, au son de la musique envoûtante de Rupert Parkes.

Servi par un casting qui ne cesse de monter en puissance au fil des épisodes, cette adaptation du roman numérique polonais The Old Axolotl, est une surprise de tous les instants. Parmi cette distribution européenne redoutable, on notera la présence de l’excellente Pauline Etienne (Le bureau des légendes) dont le personnage Sylvie devient une leader implacable durant toute cette première saison. A ses côtés, Laurent Capelluto (Zone Blanche), Vincent Londez (Missions) et la toujours excellente Alba Gaïa Bellugi (3x Manon, Une île) qui monte en puissance à longueur d’épisodes.

Réticent à l’idée de se lancer dans Into the night, la série est pourtant l’une des séries les plus efficaces du moment, qui instaure dans une fiction télé tous les éléments d’un film catastrophe qui durerait encore et encore. La série termine sa première saison sur un cliffhanger qui la relance possiblement dans une toute nouvelle direction pour une saison 2 pas encore annoncée mais qui ne saurait tarder à arriver.
En somme, une excellente surprise !

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Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
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