ActualitéSéries Tv

On regarde ou pas ? Furies, la résistance en marche (Netflix)

Après une saison 1 qui nous avait littéralement scotché par son action décomplexée rare en France, qu’attendre de la suite de Furies ?

Dans l’univers impitoyable des Furies, Lyna et Selma sont forcées de collaborer avec un groupe paramilitaire qui domine le milieu parisien. Déchirée entre soumission et mort, Lyna décide de jouer un jeu dangereux en espionnant ses nouveaux maîtres pour la police. Ignorant ce plan, Selma veut organiser une résistance pour renverser leurs oppresseurs.

Précédemment dans Furies saison 1 …

Furies nous réconcilie avec de l’action comme on en faisait plus trop en France, trop étiqueté comédie- d’action à l’humour franchouillard et nous sert un vrai divertissement dans lequel on se plonge avec un plaisir certain comme on va voir un bon blockbuster.

L’essentiel

On continue d’avoir du mal à comprendre pourquoi Netflix peut nous marteler combien une série cartonne et attendre autant pour la renouveler et la diffuser. Deux ans après la saison 1 d’une série pourtant feuilletonnante, la plateforme nous offre enfin la suite de Furies, ramenée à 6 épisodes (contre 8) et toujours emmenée par Lina el Arabi et Marina Fois, auxquelles se greffent de nouveaux visages qui permettent de poursuivre ce qui a été initié en saison 1. Ainsi, Margot Bancilhon, Joey Starr ou encore Shirel Nataf complète un casting déjà très riche. Tout l’ADN de la série est présent même si on note quelques changements sans doute nécessaires pour corriger ce qui sans doute manquait à la saison : le sentiment de piloter un bolide qui allait trop vite et qu’on ne parvenait pas à dompter. Pour quelle réussite ?

On aime ?

Ce qui a marché en saison 1 de Furies c’est la sensation de voir une série qui assume de faire du pur divertissement sans jamais oublier de soigner une intrigue nécessaire à l’évolution des personnages. Entre une mythologie dense à présenter, et des personnages à nourrir personnellement et collectivement, ajoutés à l’action que l’on vient chercher façon John Wick, la saison 1 donnait l’impression d’être sans doute trop riche. Mais à la faveur d’un cliff de fin de saison qu’on avait pas vu venir, les cartes semblaient totalement redistribuées et le jeu prêt à être dévoilé en saison 2.

Pour ce deuxième opus, Furies semble avoir tenu les leçons. L’intrigue est plus resserrée et part moins dans trop de directions qu’en saison 1. Un objectif, un ennemi, un but à atteindre, tout semble réuni pour nous faire kiffer une nouvelle fois. Mis à part le passage à 6 épisodes voulu par les auteurs (ce qui donne parfois cette nécessité d’accélérer des parties de l’histoire), Furies est aussi jouissive qu’en saison 1. On prend le même plaisir décomplexé face à des scènes d’action ultra-réussies et à des cliffhangers qui renouent littéralement au sens premier du terme et à son origine (quand l’épisode se terminait sur le héros suspendu à une falaise).

Jusqu’à la fin, on se fait avoir, y compris face à des twists qui redonnent un sens nouveau à l’ensemble de la saison. La saison connaît une vraie montée en puissante et s’achève une nouvelle fois sur la promesse d’une suite qui pourrait bien conclure cette histoire de famille totalement dysfonctionnelle. Car au delà de la mafia, de ces clans, ces rivalités, Furies est aussi une histoire de famille et une quête d’identité.

Un casting porteur

On avait déjà constaté en saison 1 que le casting était une donnée importante de la réussite de Furies. C’est toujours le cas en saison 2 avec en premier lieu Lina el Arabi à qui l’action va vraiment très bien. On souligne souvent le talent des acteurs d’action, mais une femme qui s’éclate et nous éclate dans un rôle aussi badass, c’est vraiment beau, tout simplement. Loin de la rigidité qui était plus présente en saison 1, Marina Foïs est totalement à sa place en saison 2 dans ce personnage dangereux comme jamais et qui nous surprend jusqu’à un final étourdissant.

On sait depuis Machine que Margot Bancilhon est parfaite dans l’action, on se réjouissait de la voir intégrer l’univers de Furies et on aurait forcément aimé la voir plus exploitée dans ce registre. Comme en saison 1, il y a un jeu de pistes, de chat et de la souris quant à l’identité du grand méchant – le mystérieux chef de l’organisation Damoclès – et sans rien en dire de plus, les équipes ont opéré un choix de casting absolument parfait. Même si c’est précisément l’un des personnages qui souffre de cette accélération de la narration dont on parlait plus haut, en raison du passage à 6 épisodes.

Enfin, nous avons cette saison aussi notre coup de cœur, une jeune recrue incroyable tout à la fois belle comme un cœur et terriblement glaçante en la personne de Shirel Nataf. Elle incarne le personnage de Rosie, la fille du chef des forains (JoeyStarr) : une psychopathe en puissance dans un corps d’ange, pourvue de son redoutable marteau à la ceinture. On se prend à rêver d’un face à face avec Lyna. Reste que le personnage est fascinant dès sa première apparition jusqu’à l’une de ses dernières scènes où elle est magistrale. Et l’être à ce point face à JoeyStarr vous prouve le niveau de dingue de cette comédienne.

Furies – Résistance
6x 52 minutes
Dès le 18 mars sur Netflix

About author

Rédacteur en chef du pôle séries, animateur de La loi des séries et spécialiste de la fiction française
Related posts
ActualitéSéries Tv

On débriefe pour vous... Scarpetta, entre enquête criminelle et drame familial

À la uneSéries Tv

Est-ce que la série Radioactive Emergency est inspirée d’une histoire vraie ?

ActualitéSéries Tv

10 répliques cultes de Fais pas ci fais pas ça

À la unePop & GeekSéries Tv

Qui est Dark Maul, le méchant de Star Wars, qui va avoir sa série animée ?

Retrouvez VL. sur les réseaux sociaux