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Pourquoi Cécile Duflot quitte Twitter “pour un temps” ?

Cécile Duflot

L’ancienne ministre, Cécile Duflot, a annoncé avoir reçu des menaces d’un homme déjà condamné pour l’avoir harcelé

Cecile Duflot, a annoncé mardi quitter Twitter après avoir reçu des menaces d’un homme déjà condamné pour l’avoir harcelé. La directrice générale d’Oxfam France a publié une partie des messages envoyés par l’homme, pour que “ce sujet avance” dit-elle.

“Chers gens que j’aime bien sur Twitter et cher.e.s inconnu.e.s qui m’aimez bien, ce message pour vous dire que je vais m’en aller pour un temps. Depuis 3 ans un homme me harcèle par différents moyens. Il y a eu 3 procès, il est allé en prison. Il vient de rerererecommencer” a tweeté l’ancienne ministre du Logement.

Très suivie sur ce réseau social, Cécile Duflot indique être affaiblie par ces “dizaines de messages, même argumentaire et menaces régulières de me tuer, violer ma fille et moi ou se tuer “. On peut notamment lire dans la capture d’écran du message de l’homme “Je voulais seulement avoir un enfant avec vous si vous étiez d’accord et je suis dégoûté de comment vous avez réagi. Si vous ne vouliez pas que j’insiste, vous n’aviez qu’à accepter d’avoir une relation avec moi”.

Condamné à trois reprises

Mardi, une plainte a été déposée pour “harcèlement, appels malveillants et menaces de mort” auprès du parquet de Pontoise, indique son avocat, Me Tewfik Bouzenoune.

Depuis trois ans, l’homme harcèle l’ancienne ministre via des messages ou en contactant son employeur et ses proches. Il avait déjà été condamné à trois reprises entre avril 2018 et septembre 2020. A l’issue de sa deuxième condamnation en décembre 2018, l’homme avait été incarcéré quelques mois. Cependant, le jeune homme, d’une vingtaine d’année, a “dès sa sortie, repris le harcèlement avec un crescendo dans la violence (des propos). On est passé du harcèlement aux menaces de mort” a ajouté Me Bouzenoune.

Face à cette série de tweets, l’ancienne ministre du Logement a entraîné de nombreuses réactions. Plusieurs journalistes, féministes ou autres personnes politiques lui ont donc apporté leur soutien. “La haine n’a pas sa place sur les réseaux sociaux” a notamment réagi la ministre déléguée à l’Égalité, Élisabeth Moreno.

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