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Pourquoi le bar Le Constellation est resté ouvert malgré des contrôles négatifs ?

Le Constellation

L’ancien responsable de la sécurité et de la prévention incendie de la commune de Crans-Montana est entendu ce matin par les enquêteurs. Il devra s’expliquer sur deux inspections du bar Le Constellation, réalisées en 2018 et 2019, qui ont révélé de graves manquements… sans jamais conduire à une fermeture administrative.

Deux inspections en dix ans pour Le Constellation

L’ancien chargé de la sécurité incendie de Crans-Montana est auditionné ce matin par les enquêteurs à Sion en Suisse. Il a inspecté à deux reprises le bar Le Constellation, en 2018 puis en 2019. Ce sont les seules inspections réalisées en dix ans pour cet établissement, aujourd’hui au cœur de l’enquête liée à l’incendie qui a fait 41 morts et plus d’une centaine de blessés.

Les enquêteurs l’interrogent notamment sur les rapports qu’il a rédigés à l’issue de ces contrôles et sur l’absence de suites qui leur ont été données, malgré plusieurs dysfonctionnements majeurs relevés.

Des manquements jugés graves

Lors de la première inspection, en 2018, l’agent relève plusieurs dysfonctionnements majeurs.
Parmi eux :

  • l’absence d’extincteur de sécurité en cuisine,
  • une issue de secours qui ne mène pas directement à l’extérieur,
  • une cage d’escalier recouverte de bois inflammable,
  • une jauge d’accueil jugée trop élevée au regard de la configuration des lieux.

Face à ces constats, il accorde un délai de trois mois au gérant pour se mettre en conformité.

Mais un an plus tard, lors de la seconde inspection en 2019, le constat reste inchangé. Malgré ces défaillances répétées, l’établissement reste ouvert.

La question d’une priorité économique ?

Aucun élément du dossier pénal ne permet de vérifier que la commune s’est assurée du respect des obligations de sécurité par les gérants.

Le dossier du Constellation a été clôturé en 2023 dans le système informatique de gestion des tâches et délais. Or, aucun élément versé à l’enquête ne prouve que les travaux exigés en 2019 ont été réalisés. Cette clôture administrative, sans preuve de mise en conformité, soulève de nombreuses questions au sein de l’instruction.

Sur RTL, Maître Romain Jordan, avocat de plusieurs familles de victimes, attend des réponses claires. Il pointe l’absence de sanctions concrètes : « Il y avait, à mon sens, une culture du risque, une culture du tout économique où la sécurité était moins importante que l’activité économique. ».
Une accusation lourde de sens, alors que la station de Crans-Montana vit largement du tourisme et de la vie nocturne.

Après celle de l’ancien chargé de sécurité, d’autres auditions sont prévues cette semaine. Jacques Moretti doit être entendu mercredi, Jessica Moretti jeudi.
L’enquête devra également déterminer pourquoi certains éléments clés, notamment la mousse acoustique à l’origine de l’incendie, n’apparaissent pas dans les rapports d’inspection et n’ont pas été contrôlés.

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