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Qui est Armando Pereira, le cofondateur d’Altice, qui est dans le viseur de la justice portugaise ?

Armando Pereira est un homme d’affaires franco-portugais et bras droit officieux de Patrick Drahi. Il est soupçonné dans une affaire de corruption au Portugal. 

Armando Pereira est l’un des principaux fondateurs d’Altice. Il est le bras droit officieux de Patrick Drahi, fondateur et directeur d’Altice. Depuis 2008 il fait parti des 500 plus grosses fortunes de France. Il est arrivé en France dans les années 1960 à l’âge de 14 ans. En 1993 il devient prestataire pour Patrick Drahi et c’est en 2002 qu’il rejoint la holding « Altice ». Malgré une présence dans l’ombre, il n’avait plus aucune fonction officielle au sein du groupe Altice. Depuis 2015 il chapeautait le rachat de Portugal Télécom (PT) pour le groupe Altice en créant : Altice Portugal. En 2017 il était devenu directeur général de SFR en ayant comme mission principale la mise en place de la fibre optique. Mais en 2022, Patrick Drahi refait appel à lui pour réorganiser la direction de SFR. 

Une enquête pour corruption au Portugal 

L’enquête autour d’Altice Portugal. C’est à partir du 13 juillet dernier que les premières perquisitions ont eu lieu. On compte environ 90 domiciles et bureaux perquisitionnés dont le siège social d’Altice Portugal. Armando Pereira a été arrêté le jeudi 13 juillet dans son domicile à Braga à 50 km de Porto. D’après le Département central d’investigation et d’action pénale (DCIAP) : « l’enquête porte sur des faits susceptibles de constituer des crimes de corruption dans le secteur privé, fraude fiscale, faux et usage de faux et blanchiment ». L’homme d’affaires est soupçonné de s’être enrichi grâce à des contrats entre l’opérateur téléphonique (Altice Portugal) et des prestataires détenus par ses proches. Il doit être interrogé ce mercredi 19 juillet à 14H par le juge Carlos Alexandre. 

L’enquête se penche sur des affaires qui auraient eu lieu entre 2016 et 2022. Dont la vente d’immeubles appartenant à Altice Portugal pour un montant de 15 millions d’euros. Ainsi que sur des contrats passés entre Altice Portugal et des clubs de football locaux. Le préjudice serait estimé à environ 100 millions d’euros et les victimes seraient Altice et le fisc portugais d’après la DCIAP. Depuis ces arrestations, Altice Portugal a suspendu toute commande ou paiement auprès des prestataires visés par cette enquête. 

D’autres arrestations ont eu lieu 

En plus d’Armando Pereira d’autres personnes impliquées dans cette affaire ont été arrêtés. C’est le cas de Hernâni Vaz Antunes, bras droit et ami d’Armando, qui est mêlé dans cette affaire par ses sociétés. Mais également Jessica Antunes, fille d’Hernâni, qui est à la tête de certaines entreprises qui auraient bénéficié de certains contrats. Mais aussi l’économiste Álvaro Gil Loureiro. Également Alexandre Fonseca, qui était jusqu’ici co-Président d’Altice Europe, a été suspendu de ses fonctions le temps de l’enquête. Pour l’instant ce dernier n’est pas suspecté mais son nom est cité dans l’enquête pour avoir exercé les fonctions de président d’Altice Portugal.

Armando Pereira a répondu à la presse

Par le biais de ses avocats, Armando Pereira a pu s’exprimer sur cette détention et sur les accusations à son encontre. Pour lui il est « victime d’une attaque généralisée au Portugal » . Mais également « la communication autour de cette affaire a été faite de manière à que je sois immédiatement considéré comme coupable aux yeux de l’opinion publique ». Il affirme même être prêt « à tout faire pour aider les autorités judiciaires ».

A LIRE AUSSI : Qui est Franck Ferrand, cible d’un article à charge de Libération ?
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