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Qui est Charles Alloncle, le rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public ?

Après quatre mois d’audition, c’est officiel : la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, présidée par Charles Alloncle, met fin à ses activités ce mercredi 8 avril.

Nagui, Yann Barthès, Vincent Bolloré, Léa Salamé et même Hugo décrypte : autant de personnalités françaises qui ont été auditionnées par la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Charles Alloncle, son rapporteur, a souvent provoqué de nombreuses polémiques durant les quatre mois où il a exercé ce rôle.

Qui est Charles Alloncle ?

Âgé de 32 ans, Charles Alloncle est originaire de la ville de Nancy. Durant ses études à Sciences Po Paris et à HEC Paris, il s’essaie à la politique en présidant la section UMP à l’IEP de Paris entre 2015 et 2016. Il se porte ensuite candidat à la présidence des Jeunes Républicains en 2018. Après sa défaite, il se rapproche de Jordan Bardella. Ce dernier lui propose de se présenter aux élections législatives provoquées par la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024. Il choisit de se présenter dans la 9e circonscription de l’Hérault sous l’étiquette RN-LR. Cette alliance était à l’initiative d’Éric Ciotti, qui avait alors rassemblé une partie des Républicains et le Rassemblement national. Charles Alloncle devient alors député et siège à l’Assemblée nationale.

Le député de l’Hérault gagne ensuite en notoriété en étant nommé rapporteur de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Cette commission était à l’initiative de l’UDR (Union des démocrates pour la République), et plus précisément d’Éric Ciotti. . Les médias du groupe Bolloré le mettent alors en avant, ce qui contribue à accroître sa notoriété. Une méfiance s’installe alors de la part des médias traditionnels envers Charles Alloncle, et de nombreuses polémiques éclatent au fil des auditions.

Ses différentes polémiques

Charles Alloncle a fait couler beaucoup d’encre dans les journaux français ces quatre derniers mois. Le plus grand exemple a eu lieu lors de son audition avec le présentateur Nagui ce mercredi 1er avril. Cette audition s’est tenue dans un climat tendu, puisque le rapporteur avait, quelques mois avant celle-ci, accusé Nagui de «  s’enrichir sur le service public, devant n’importe quel patron d’entreprise, devant n’importe quel ministre ou président de la République « . Durant l’audition, Nagui s’est également vu reprocher une omniprésence sur le service public. Et ce, malgré le fait qu’il ait connu une « traversée du désert » au début des années 2000. L’animateur avait alors rétorqué en mettant en avant des sous-entendus racistes. C’est Jérémie Patrier-Leitus, le président de la commission d’enquête, qui était intervenu: « Votre règlement de comptes n’intéresse pas les Français « .

Invité sur RMC ce mercredi 8 avril, il a porté de graves accusations contre Mediawan et Matthieu Pigasse. Selon lui, ces derniers auraient surfacturé de 10 % toutes leurs productions pour France Télévisions. « (…) Mediawan, je le rappelle, est la première société de production qui bénéficie des contrats avec France Télévisions, c’est 110 millions d’euros par an. Et malheureusement, je suis très déçu, mais on n’a pas eu la réponse à ces quatre questions fondamentales », rappelait-il ce matin sur RMC.

Autre polémique entachant la réputation de cette commission : la discorde entre le député de l’Hérault et Jérémie Patrier-Leitus. Au micro de RTL ce dernier affirmait être choqué par l’auto-comparaison à Émile Zola de Charles Alloncle. Ce lundi 6 avril, le député d’extrême droite apparaissait en une du magazine L’Incorrect. C’est le titre qui pose problème : « Audiovisuel public : j’accuse… ! ». Le président de la commission a alors condamné cette référence en déclarant : « Comparer l’audiovisuel public à l’affaire Dreyfus, c’est indécent. »

Cette comparaison, pour le moins controversée, continue de faire couler de l’encre. Charles Alloncle s’impose comme une figure motante de la droite française. Une chose est sûre : malgré la fin de la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, nous continuerons d’entendre parler de Charles Alloncle.

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