Quatre jours après la mort de Quentin, militant nationaliste de 23 ans, agressé en marge d’une conférence de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon, l’enquête se poursuit. Tandis que le gouvernement pointe l’ultragauche et évoque la responsabilité morale de La France insoumise, le mouvement dénonce des accusations infondées.
Une agression mortelle contre Quentin
Jeudi 12 février, Quentin, militant identitaire de 23 ans, participe à un rassemblement en marge d’une conférence de Rima Hassan organisée à Sciences Po Lyon. Des affrontements éclatent entre militants d’ultradroite et antifascistes. Plusieurs individus agressent violemment le jeune homme.
Les secours prennent Quentin en charge en début de soirée dans un état grave. Il succombe finalement à ses blessures quelques heures plus tard.
Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, ouvre immédiatement une enquête. Le parquet recueille plusieurs témoignages et cherche à identifier les auteurs directs des violences.
Qui sont les agresseurs de Quentin
Dans l’affaire de la mort de Quentin, les enquêteurs privilégient désormais la piste de plusieurs agresseurs. Le parquet précise que l’enquête « s’oriente à présent sur l’identification des auteurs directs des violences correctionnelles et criminelles ».
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, affirme sur France 2 que « l’ultragauche était manifestement à la manœuvre ». Il évoque notamment la possible implication d’anciens membres de la Jeune Garde, un collectif antifasciste dissous en 2025.
Cependant, à ce stade, la justice n’a confirmé aucune appartenance politique des suspects.
La Jeune Garde et La France insoumise pointée du doigt
Le collectif identitaire Némésis accuse des militants antifascistes issus de la Jeune Garde d’avoir participé à l’agression qui a causé la mort de Quentin. Ce groupe, cofondé par le député insoumis Raphaël Arnault, dément toute implication.
Dans le même temps, la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, met en cause La France insoumise. Sur BFMTV, elle dénonce un « climat de violence » et évoque une « responsabilité morale » du parti dirigé par Jean-Luc Mélenchon.
Selon Maud Brégeon, le mouvement entretient des liens avec des groupes antifascistes violents.
La France insoumise dément toute responsabilité
Jean-Luc Mélenchon rejette fermement ces accusations. Lors d’un meeting, il affirme : « Nous n’avons rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent sont des calomniateurs. ».
Plusieurs responsables de gauche soutiennent cette position. L’écologiste Sandrine Rousseau estime que La France insoumise est « victime d’une cabale » et rappelle que l’enquête n’établit aucun lien entre le parti et l’agression.
Le député européen (Place publique) Raphaël Glucksmann a dénoncé ce matin sur RTL : « LFI brutalise le débat public ». Il estime qu »il y a « une responsabilité politique de toutes ces violences ».
Une responsabilité encore indéterminée
Aujourd’hui, seule la justice peut déterminer les responsabilités pénales. Les enquêteurs doivent identifier les agresseurs, comprendre les circonstances précises et établir les éventuels liens avec des organisations.
Si le gouvernement évoque une responsabilité politique et morale, aucune preuve judiciaire ne permet pour l’instant d’incriminer un parti ou un mouvement.
Le procureur de la République doit prendre la parole ce lundi 16 février pour donner les premières précisions de l’enquête autour de ce drame.