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Spotify en passe de restreindre sa bibliothèque musicale pour les non-abonnés

Le leader mondial de l’écoute en streaming serait actuellement en cours de négociation avec des géants de la musique (Universal, Sony, Warner…) pour développer son modèle économique qu’il peine à rentabiliser.

Depuis 2006, Spotify s’est imposé comme une institution incontournable quand il s’agit d’écouter de la musique en streaming, sur smartphones, tablettes et ordinateurs. A l’heure actuelle, les abonnés et les utilisateurs de la version gratuite accèdent exactement aux mêmes contenus musicaux. L’absence de coupures pub et l’accès aux contenus musicaux hors ligne constituent la seule différence majeure entre les deux types d’utilisateurs.

Mais l’accès à la bibliothèque musicale de la plateforme bien changer très prochainement. A l’instar de ses concurrents, Spotify songe désormais à limiter l’accès à certains contenus pour ses utilisateurs sans engagement, notamment les grosses sorties d’albums.  Les abonnés, eux, pourront y accéderont de plein droit.

Le fondateur de la plateforme, Daniel Ek, est très attaché à la partie gratuite de son service. Elle permet notamment de faire découvrir l’application à un large public et donne lieu à des recettes publicitaires non négligeables. Toutefois, Spotify tire un réel profit du paiement des abonnements mensuels, à 9,99€. Depuis le mois de mars, ils sont d’ailleurs plus de 50 millions d’utilisateurs à travers le monde à payer cet engagement. Un chiffre qui ne suffit pas à assurer la rentabilité financière de la plateforme musicale lancée en 2006.

Spotify rassure ses investisseurs avant une possible entrée en bourse

La plateforme réalise en effet plusieurs milliards de dollars de chiffre d’affaires chaque année mais la grande majorité est absorbée par les maisons de disques pour couvrir les droits d’auteurs et diverses redevances. En 2015, malgré un chiffre d’affaire de 1,95 milliards d’euros, Spotify affichait un résultat net négatif de -173 millions d’euros. [A titre de comparaison, Deezer réalisait une perte nette de 27 millions d’euros pour un CA de 142 millions en 2014 et avait du avorter son projet d’entrer en bourse en 2015.]

Cette prochaine restriction du service gratuit servirait donc à inciter plus agressivement les nombreux utilisateurs de la plateforme à souscrire un engagement. Un tournant qui permettrait à Spotify d’améliorer considérablement ses recettes et de stabiliser son modèle économique, condition nécessaire au vu d’une future introduction en bourse. La direction se doit aussi de distancer Apple Music, créé en 2015, qui se profile de plus en plus comme un concurrent redoutable à la firme suédoise sur le marché du streaming musical.

En outre, les maisons de disque pourraient aussi alléger le poids de leurs redevances si l’accès aux plus grosses nouveautés était temporairement réservé aux seuls utilisateurs payants.

Une proposition qui n’est pas sans rappeler le désaccord rencontré en 2014 entre le service de streaming et la chanteuse Taylor Swift qui refusait alors que son nouvel album 1989 soit accessible aux utilisateurs du service gratuit.

Bien que fondées sur les témoignages de sources proches, ces informations révélées le 17 mars successivement par The Financial Times et The Verge n’ont pas (encore) été publiquement confirmées par la firme suédoise.

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Rédactrice en chef adjointe du pôle Médias
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