La série Clem va revenir en 2019 pour une 9ème saison qui sonnera comme un vrai reboot de la série. VL a pu se rendre sur le tournage de ces 6 nouveaux épisodes.

TF1 a annoncé en septembre dernier lors de sa conférence de rentrée la mise en chantier d’une nouvelle saison de Clem mais qui relance totalement la série. Victime d’un accident de voiture, Clem va passer 6 ans dans le coma. Quand elle en sort (au début de la saison 9), elle doit faire face à tous les changements qui sont intervenus durant ces 6 années.
VL a pu se rendre en région parisienne sur le tournage de ces nouveaux épisodes, dans le décor de la maison qui va accueillir Clem et ses enfants. Malgré le froid, tous semblent réellement excités face à ces nouveaux challenges qui attendent la série, à l’image de l’un des nouveaux visages de la série, la comédienne Lily Nambininsoa qui, croisée entre deux prises, nous déclare : « Je suis trop contente d’être là. En vrai je devrais plus contenir mais non, c’est trop bien d’être sur Clem« .

Pour percer les secrets de ces 6 nouveaux épisodes, nous avons pu échanger avec le producteur de la série, Fabrice Renault, et avec son héroïne Lucie Lucas.


Comment est venu l’idée de relancer Clem, de « rebooter » la série ? Jamais il n’a été question, face aux départs de membres du casting, d’arrêter la série ?

Fabrice Renault (producteur) : Ce n’est pas le départ des comédiens qui nous a guidé. On discute beaucoup avec les comédiens pour préparer les épisodes, Lucie Lucas a d’ailleurs été très impliquée dans l’écriture. On est tombé d’accord pour dire qu’on était arrivé au bout des histoires, notamment autour du personnage de Victoria Abril qui a tout vécu dans la série, et il fallait une relance. De fil en aiguilles, on est arrivé à cette décision de « rebooter » la série, de ce saut dans le temps de 6 ans. On a commencé la série avec Clem maman à 16 ans, et on arrive aujourd’hui à Clem,  devenue soudainement maman d’un enfant de 15 ans et d’une petite fille qui avait 3 ans à son accident et qui n’a donc pas de souvenirs réels de sa maman (elle en a aujourd’hui 9).

C’est tout de même un sacré pari que vous faites avec cette saison 9 …

Fabrice Renault (producteur) : Oui c’est un vrai pari et en même temps une vraie exigence pour que, par exemple, le coma de Clem ne pas que ce soit l’apha et l’omega de toute la narration. On voulait éviter de se dire qu’on a un point de départ fort et qu’on a plus qu’à tirer le fil. On a donc travaillé sur la suite des intrigues, soigné les rebondissements et fait en sorte d’offrir quelque chose de nouveau. La vraie nouveauté c’est que Clem devient totalement feuilletonnant. L’histoire principale commence au premier épisode et se termine au 6ème. On continue d’aborder des sujets de société mais on va avoir plus de temps pour les traiter. Dans les autres saisons, chaque épisode avait un thème qui commençait et se terminait au bout de 52 minutes. Là on va pouvoir laisser plus de temps et les traiter sur 6 épisodes.

Quels sont les enjeux de cette saison ? 

Fabrice Renault (producteur) : Tout d’abord, on va jouer avec l’état de Clem mais sans appuyer dessus lourdement. C’est en revanche présent dans chaque épisode, en arrière plan. La question qui nous intéresse c’est comment on se retrouve après 6 ans de coma. Comment on retrouve un travail ? Ses enfants? On s’est d’ailleurs aussi beaucoup intéressé aux enfants, à la manière dont ils gèrent le retour de leur maman. Ils ont été élevés par Marie-France et Michel avec qui ils ont donc passé une grande partie de leur vie, notamment la petite Emma qui n’a de souvenirs qu’avec eux et qui va devoir retourner vivre avec sa mère. On a tenu compte du souhait du public de voir davantage de réalisme et on l’a appliqué à cette nouvelle saison. En gros, quand par exemple un personnage va mal, on cherche aussi à montrer comment il gère cet état, les conséquences. On a beaucoup regardé comment nos confrères traitent ces sujets de société, comme dans Les bracelets rouges ou Les Grands, et on a cherché à s’en inspiré pour donner plus de réalisme à nos histoires.

Vous devez gérer avec un changement de point de vue : Clem a la position qu’avait Victoria Abril dans les 8 premières saisons et ses enfants vivent aussi leurs histoires. C’est difficile de gérer avec ce changement ?

Fabrice Renault (producteur) : Non car c’était déjà présent dans la série. On est en réalité revenus aux fondements de la série, des premiers épisodes. On avait à la fois le point de vue de Clem et de sa mère Caro. C’est ce qu’on a voulu refaire ici dans cette saison 9. On a toujours Clem en personnage central : le réveil de Clem agit en domino sur tous les personnages de la série, c’est un événement qui va bouleverser leur vie.


© Philippe Warrin / MERLIN / TF1

Notre venue sur le tournage de la série se fait un jour où le rythme est particulièrement soutenu dans le tournage des scènes. Difficile de vous décrire ce que l’on voit car ce serait soulever de gros rebondissements qui vont survenir dans la série. En la matière, on peut juste vous dire que les fans ne seront pas ménagés car chaque épisode se terminera sur un « cliffhanger insoutenable ».
Nous tenions vraiment à pouvoir échanger avec Lucie Lucas. Passer 5 minutes avec la comédienne c’est comprendre instantanément pourquoi la série Clem fonctionne, tant la simplicité et la gentillesse de Lucie Lucas font plaisir à voir et iradie l’ensemble de la série.
Alors que l’équipe technique s’installe pour tourner une scène entre Clem et Marie-France, Lucie nous rejoint quelques minutes.

Comment avez-vous réagit quand ils vous ont parlé de ce changement de cap pour la série ?

Lucie Lucas (Clem) : J’étais très contente mais j’ai d’abord dû gérer avec l’absence de Victoria (Abril) de la série et ça a été très dur. J’avais du mal à me projeter. Quand ils m’ont parlé de ce coma de 6 ans, du réveil et de ce que ça va impliquer pour elle, j’étais très contente et je me suis dit que je n’avais pas eu d’aussi gros défis d’actrice de toute ma vie. Cette saison est une renaissance pour Clem sauf qu’il n’y a pas papa et maman qui sont là pour l’aider. C’est une saison qui va être très poignante tout en gardant l’esprit de la série qui passe du rire aux larmes.

Après 8 saisons, comment vous trouvez encore l’énergie, la passion de jouer dans la série ?

Lucie Lucas : Pour être totalement franche, je commençais à ne plus trouver cette énergie, cette envie. J’avais l’impression de ne pas réussir à me renouveler. Et quand ils ont trouvé cette idée pour relancer la série, je l’ai pris comme un défi et j’ai eu envie de le relever et je ne le regrette pas car ça me permet de jouer quelque chose que je n’avais pas joué avant : Clem n’est plus victime de rien, il n’y a plus personne pour la sauver et elle ne peut plus se retrouver dans la situation de s’apitoyer sur son sort. C’est un aspect du personnage que je voulais casser depuis des années mais on y arrivait pas car les autres personnages venaient toujours « sauver Clem ». Désormais, il n’y a plus de sauveur, cela doit venir d’elle même. Et ça a aussi contribué à changer ma façon de jouer, de poser ma voix.


En bref

  • Une saison 9 qui fait un bond dans le temps de 6 ans avec Clem sortant du coma après un accident de voiture
  • Une saison 9 raccourcie à 6 épisodes mais entièrement feuilletonnante
  • Clem toujours en personnage central mais les jeunes ne sont pas oubliés et ont aussi leurs propres histoires
  • Des cliffangers à chaque fin d’épisode.
  • De nouveaux acteurs arrivent soit pour jouer de nouveaux personnages, soit pour reprendre des rôles déjà existants comme Joséphine Berry qui reprend le rôle de Salomé