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Après la crise grecque, l’Ukraine confrontée à son échéance de remboursement

Après la Grèce, l’Ukraine ? C’est en tout cas ce que suppose l’économiste Nick Butler dans le Financial Times. La dette ukrainienne pourrait donc bien succéder à celle de la Grèce, et ainsi, fragiliser l’économie européenne par ricochet. A la fin de la semaine prochaine, Kiev va devoir faire face à une échéance de remboursement. D’ici là, il y a de grandes chances que le gouvernement ait encore du mal à rembourser sa dette. L’économie ukrainienne est au plus mal.

L’Ukraine face à une croissance en baisse

Depuis quelques jours, le gouvernement ukrainien multiplie les rencontres avec ses investisseurs étrangers afin d’obtenir des soutiens. Mardi, le premier ministre Arseni Iatseniouk était en visite à Washington. Le président Obama l’a appelé à renforcer ses réformes économiques pour atteindre les objectifs fixés par le FMI. Cela ne vous rappelle rien ?

Le premier ministre ukrainien et Barack Obama crédit: EPA

Le premier ministre ukrainien et Barack Obama
crédit: EPA

L’Ukraine serait confrontée à une croissance en baisse, chutant à 5%, causée par une année de guerre à l’Ouest qui avait coûté très cher à l’état. Niveau industrie, les grands projets, notamment dans l’énergie sont à l’arrêt, quant à la monnaie nationale, elle n’en finit pas de perdre de la valeur.

Avec ce premier remboursement de 100 millions d’euros à honorer dès le 24 juillet, la situation est critique selon Nick Butler, lequel y voit un risque de défaut de payement et un effondrement économique du pays, qui verrait des centaines de milliers d’Ukrainiens le fuirent afin de chercher du travail en Europe.

Une déstabilisation géopolitique à l’ouest

Mais l’Ukraine est également confrontée à une menace beaucoup plus immédiate que sa dette. Alors que ces derniers mois, on a surtout regardé ce qu’il se passait dans l’est séparatiste de l’Ukraine, la déstabilisation viendrait aujourd’hui de l’extrême ouest, notamment dans la région de Transcarpatie, entre la frontière avec la Hongrie et celle de la Slovaquie. Cette région est d’autant plus particulière étant donnée qu’elle est dirigée par une classe politique qui a la mainmise sur de nombreux trafics en tous genre (cigarettes, drogues, êtres humaines).

Mais depuis quelques temps, le parti d’extrême droite Pravy Sektor, milice ultranationaliste qui a fait beaucoup parler d’elle en fournissant des combattants à la révolution du Magadan à Kiev mais aussi au front du Donbass, réclame sa part du gâteau. Selon la BBC, l’organisation aurait ouvert le feu sur la police samedi 11 juillet, suite à un règlement de compte qui les aurait opposés à des politiciens et des mafieux locaux. La fusillade aurait fait au moins trois morts.

crédit: VOCATIV/EUGENE NIKIFOROV

crédit: VOCATIV/EUGENE NIKIFOROV

Un pouvoir politique sous tension

Depuis, la région est au cœur des préoccupations du pays et de la presse nationale. Quant au gouvernement, il a dépêché sur place ses forces spéciales pour traquer les rebelles, qui seraient au nombre de douze et toujours cachés dans les forêts environnantes. Alors que le Pravy Sektor réaffirme son allégeance au pouvoir central, la BBC reconnait que certains de ses militants lui ont complètement échappé.

Côté russe, les médias font leur miel de cette affaire. Le 15 juillet, le magasine Korrespondent s’est demandé si l’on n’était pas en train de voir l’ouest ukrainien se transformer en nouveau Donbass. Pour Anton Shekhovstov, spécialiste de l’extrême droite, les autorités de Kiev doivent absolument empêcher cela, dans le cas échéant, cela voudra dire que, à l’instar de ce qui se passe actuellement en Transcarpathie, n’importe quel individu en possession d’une arme pourra faire ce qu’il veut en toute impunité. D’autant plus que les événements de ce week-end prouvent que des organisations telles que Privy Sektor possèdent un important arsenal d’armes à feu.

crédit image de couverture: AFP/SERGEI SUPINSKY

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