Sur une vidéo datant du 1er Mai, Le Monde a identifié un collaborateur d’Emmanuel Macron frappant un manifestant d’extrême-gauche. L’acte avait été notifié à l’Elysée qui avait alors limité la sanction à une suspension de fonction.

Alors que la traditionnelle manifestation du 1er Mai vient de se conclure, des militants d’extrême gauche se rassemblent place de la Contrescarpe (Paris V) pour partager un apéritif convivial après la manifestation marquée par les actions des black blocs. Sur la place se réunissent près d’une centaine de personnes.

Quelques minutes plus tard, la situation dégénère et les militants sont confrontés aux forces de l’ordre. Parmi eux, se trouve Alexandre Benalla, responsable de la sécurité d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle et chargé de mission, actuellement adjoint au chef de cabinet du président. L’homme avait reçu l’autorisation d’aller assister à l’intervention de la préfecture de police en tant qu’observateur.

Jusqu’ici, rien d’anormal sauf qu’une vidéo relayée sur les réseaux sociaux montrent un homme vêtu d’un casque et d’un sweat gris qui s’attaque violemment à des manifestants. A première vue, se dégage la possibilité qu’il soit un policier en civil mais Le Monde vient révéler qu’il s’agit bien d’Alexandre Benalla.

A la suite de ces événements, le directeur du cabinet d’Emmanuel Macron apprend la nouvelle et convoque Alexandre Benalla pour lui demander s’il est bien l’homme violent de la vidéo qui circule sur les réseaux, ce que ce dernier lui confirme. Le cabinet du président prend alors la seule décision de suspendre Alexandre Benalla pour 15 jours en raison d’un « comportement manifestement inapproprié » qui a porté atteinte « porté atteinte à l’exemplarité qui est attendue, en toutes circonstances, des agents de la présidence de la République ». En cas de récidive, le collaborateur serait alors licencié.

Depuis ces révélations, Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas exprimé mais a simplement retweeté deux tweets : la vidéo des violences commises par Alexandre Benalla et un tweet d’Emmanuel Macron condamnant les violences du 1er mai et assurant que les coupables de violence seraient responsables de leurs actes. L’Elysée ou le chef de l’Etat n’a pas encore réagi bien qu’il avait été tenu au courant par son chef de cabinet alors qu’il était en voyage en Australie.

Le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête sur Alexandre Benalla pour :

  • violences par personne chargée d’une mission de service public
  • usurpation de fonctions
  • usurpation de signes réservés à l’autorité public

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