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Vangardist : le premier magazine imprimé avec du sang séropositif

Vangardist

Le magazine autrichien Vangardist a mis en vente depuis le 28 avril une édition limitée de 3.000 numéros, imprimée avec du sang infecté au VIH, le virus responsable du Sida. Avec cette opération de communication, il se donne pour but de faire face à la stigmatisation des homosexuels et personnes séropositives.

C’est un coup de communication plutôt douteux qu’a choisi le webzine trimestriel masculin Vangardist. Alors que ce pureplayer (magazine qui existe exclusivement sur internet) sortait le 28 avril un numéro papier, il a en effet utilisé de l’encre séropositive pour marquer le coup. Une sortie qui arrive quelques jours avant l’un des plus grands événements caritatif autrichien pour la lutte contre le Sida, le Life Ball.

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Un hommage aux “héros du VIH

Ces exemplaires intitulés #HIVHeroes (les héros du VIH) sont tous dotés d’échantillons de sang séropositif provenant de trois personnes : un homosexuel berlinois de 26 ans, un hétérosexuel anonyme, et une femme de 45 ans, contaminée à 20 ans qui ne savait pas que son mari était porteur du virus.

Pour l’un des fondateurs du site, Julien Wehl, cette édition hors-série est aujourd’hui nécessaire : “Nous avons voulu prendre position contre la stigmatisation et les peurs irrationnelles (concernant) le VIH et les séropositifs”, explique-t-il. Et comme l’indique l’agence de publicité Saatchi & Saatchi Switzerland, à l’origine de cette opération, “en tenant un numéro, les lecteurs brisent immédiatement le tabou. C’est comme tenir un séropositif.

Une encre « sang » danger

Contrairement à ce qui pourrait rebuter les plus réticents, cette édition spéciale ne représente aucun danger. Lorsqu’il est au contact de l’air ou d’une matière au pH acide comme l’encre, le VIH meurt en effet de façon immédiate. Les éditeurs ont en outre fait en sorte de chauffer le sang à l’impression afin de donner une double sécurité à ses lecteurs. Après pasteurisation, le sang infecté a été mélangé à de l’encre à raison d’une dose pour 28 d’encre.

Le journal a toutefois dû publier une liste de recommandations sanitaires, pour répondre à des impératifs juridiques. Il invite en particulier les lecteurs à ne pas mettre le magazine, présenté sous cellophane uniquement, en contact avec des personnes qui ne le souhaiteraient pas, afin de prévenir “tout dommage psychologique”.

3.000 exemplaires imprimés avec cette technique peuvent être commandés en ligne pour 50 euros et tous les bénéfices seront versés à une organisation caritative. 15.000 exemplaires imprimés “normalement” sont également disponibles pour 10 euros. Une manière pour Julien Wehl d’endiguer le fléau du Sida, qui compte “80% de cas supplémentaires par rapport à il y a dix ans”.

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