ActualitéInternational

Venezuela : la Cour Suprême et le ministère de l’Intérieur attaqués par un hélicoptère

Venezuela : la Cour Suprême et le ministère de l'Intérieur attaqués par un hélicoptère

L’engin avait été volé et appartenait à la police. Considérée comme une attaque terroriste, l’assaut n’aurait toutefois pas fait de victimes.

 

Cette attaque spectaculaire vient donc s’ajouter à une série de violences qui frappe le pays depuis plusieurs mois. Le Venezuela connaît en effet depuis le début d’avril une crise politique importante et particulièrement violente qui a fait au moins 75 morts.

 

Un appel à renverser le président Maduro

C’est une véritable scène de guerre qu’a vécu le Venezuela hier. Un hélicoptère de la police a en effet mitraillé le siège du tribunal suprême de justice et le ministère de l’intérieur, tous deux situés à Caracas. Alors qu’une cérémonie avait lieu en plein cœur de l’enceinte, l’appareil aurait tiré à plusieurs reprises contre le ministère. Ensuite, pas moins de quatre grenades auraient été lancées depuis les airs sur la Cour suprême.

Malgré le mode opératoire déroutant et la violence de l’attaque, aucune victime ne serait à déplorer. Peu de temps après l’attaque, le président Maduro a toutefois dénoncé un acte terroriste. De plus, il a demandé à ce qu’une enquête soit immédiatement ouverte pour « condamner une attaque destinée à provoquer un putsch ».

Dans un communiqué, le gouvernement précise que l’hélicoptère a été dérobé par un pilote de la police identifié sous le nom d’Oscar Perez. L’information a notamment pu être confirmée par une vidéo mise en ligne. Sur son compte Instagram, l’individu avait en effet posté une vidéo le montrant devant plusieurs hommes armés, évoquant une opération pour restaurer la démocratie. Perez en appelle au peuple vénézuelien pour combattre la tyrannie, il demande aussi au président Maduro de démissionner.

 

La guerre : une hypothèse de plus en plus probable au Venezuela

Alors que le Venezuela traverse une très sévère crise économique, sociale et politique, les manifestations anti-Maduro se poursuivent depuis le début de l’année. De son côté, Maduro souhaite organiser des élections constituantes le 30 juillet prochain. L’opposition, majoritaire à l’Assemblée nationale depuis décembre 2015, refuse ce projet et réclame la tenue d’une présidentielle anticipée. Cependant, le prochain scrutin présidentiel n’est pas prévu avant la fin de l’année 2018.

Au parlement, une bagarre générale a justement eu lieu hier entre les députés et des militaires, empêchant les députés de quitter l’enceinte avant 22 h.

Dans une situation aussi inquiétante, l’heure est aussi aux accusations de la part de Maduro. L’auteur de l’attaque était en fait le pilote de son ex-ministre de l’Intérieur et de la Justice, Miguel Rodriguez Torres. Le président vénézuélien a donc accusé ce général de préparer un éventuel coup d’État à son encontre.

Nicolas Maduro accuse aussi Washington de soutenir ses opposants dans l’objectif de contrôler les richesses pétrolières du pays. Selon le président, la destruction du Venezuela provoquerait une crise migratoire plus forte qu’en mer Méditerranée.

A lire aussi >> Vénézuela : la bombe à la matière fécale, nouvelle arme des opposants Maduro dans les manifestations

Related posts
ActualitéFrance

Le professeur Eric Caumes souhaite le retour du confinement

À la uneActualitéEquitationSport

Le français Julien Épaillard vainqueur au 1m55 du CSI 4* à Saint-Lô

À la uneActualitéFrancePolitique

Appel au boycott des marques françaises dans des pays du Moyen-Orient et du Maghreb

À la uneInternationalSéries Tv

On a vu pour vous... The Comey rule, les coulisses de l'élection de Trump

Retrouvez VL. sur les réseaux sociaux