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Qui est William Martinet, le président de l’UNEF?

Ce mercredi 9 mars sera marqué par la première manifestation des étudiants contre le projet de loi sur la réforme du droit du travail de la ministre Myriam El-Khomri. L’UNEF et son président William Martin sont en tête du cortège.

Il veut mettre la France dans la rue. Ce jeune homme de 27 ans se nomme William Martinet et est président de l’Union Nationale des étudiants de France (UNEF). Accompagné d’autres associations comme FIDL, CGT-Jeunes, etc, il appelle les étudiants à manifester ce 9 mars.

Une licence à 27 ans

Depuis que l’avant-projet de loi de Myriam El-Khormi a fuité dans la presse, il est omniprésent dans les médias. Son visage était inconnu, mais ces derniers jours, William Martinet est partout.  Il a succédé à Emmanuel Zemmour à la tête de l’UNEF en décembre 2013.

Cet étudiant de 27 ans ne possède qu’une licence de biologie obtenue à l’Université Saint-Quentin en Yvelines (UVSQ). Lors de son élection en 2013, le site de l’UNEF parle de William Martinet comme d’un étudiant en master en sciences économique et sociale à l’Université Paris XIII de Villetaneuse. A ce jour, on ne dispose pas de nouvelles informations sur le parcours scolaire du jeune homme.

A l’UNEF, l’année 2016 marque les 10 ans de la victoire contre le Contrat Première embauche (CPE). C’est là-bas que le jeune William Martinet découvre et prend goût à cet univers. Alors lycéen, il n’hésite pas à sécher les cours pour aller manifester contre ce projet porté par le gouvernement de Villepin. En 2008, il enchaîne les mobilisations, cette fois lors de la crise des subprimes: “On a tout de suite compris qu’on allait entrer dans un moment très difficile”.

Petit à petit, il gravit les échelons dans l’organigramme du syndicat étudiant. De simple militant, il devient vice-président du mouvement. Les responsabilités se font plus nombreuses et il est notamment chargé de la commission sur le racisme, le sexisme et l’homophobie, avant d’accéder à la présidence en 2013.

L’UNEF, un tremplin vers le PS ?

Dorénavant à la tête de ce mouvement, il rêve d’un nouveau coup d’éclat. Comme en 2006 où le gouvernement avait capitulé. Cette fois, le combat aura lieu contre un pouvoir « socialiste », ou élu comme tel, selon les opinions mais William Martinet est déterminé à aller jusqu’au bout: “Ce projet de loi va précariser les jeunes et donc l’objectif reste son retrait” insiste-t-il.

Pourtant, l’UNEF est souvent considérée comme une “pouponnière du PS”. Cette affirmation ne date pas d’hier. Son président actuel rétorque cette idée et défend la liberté de pensée des jeunes: “Comme si un jeune ne pouvait pas se faire sa propre opinion ou mener ses propres combats” assure l’étudiant de 27 ans.

Historiquement, de nombreux anciens présidents sont devenus des membres influents du PS. Dans cette liste, on retrouve Jean-Christophe Cambadélis, aujourd’hui premier secrétaire du Parti Socialiste ou encore Christophe Borgel, député.

Jean-Christophe Cambadélis fut président de l'UNEF-ID entre 1980 et 1984. Crédits: ina.fr

Jean-Christophe Cambadélis fut président de l’UNEF-ID entre 1980 et 1984.
Crédits: ina.fr

Plus récemment, les cas de Bruno Julliard et Jean-Baptiste Prévost interpellent. Le premier fut président du syndicat lors de la révolte contre le CPE. Devant les caméras, il réclamait « une véritable insertion professionnelle”. Aujourd’hui, il est adjoint à la mairie de Paris, chargé de la culture. Le second était président de l’UNEF jusqu’en 2011 et fut membre du cabinet de l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso.

Bruno Julliard et Jean-Baptiste Prévost, deux anciens présidents de l'UNEF, maintenant membres du PS. Crédits: François Guillot/ AFP

Bruno Julliard et Jean-Baptiste Prévost, deux anciens présidents de l’UNEF, maintenant membres du PS.
Crédits: François Guillot/ AFP

Interrogé sur sur un possible futur en politique, William Martinet se montre évasif : «On verra. Moi ce que je veux, c’est travailler dans l’économie sociale et solidaire ».

A lire aussi: Réforme du droit du travail: “Nous ne sommes pas des salariés Kleenex”

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