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Comprendre la crise de Gaza en 5 minutes

Palestine

17 Palestiniens ont étés tués vendredi par l’armée israélienne après que ces derniers aient violé la distance de sécurité avec le frontière. Il y aurait plus de 1400 blessés. L’ONU s’inquiète de ce regain se violence. Mais que passe-t-il à Gaza ?

 

Faris al-Raqib avait été touché à l’estomac dans le sud de la bande de Gaza, ce vendredi. Il est mort hier, faisant du 30 mars, journée de la marche du grand retour, la plus meurtrière pour l’enclave depuis 2014.

 

Qu’est-ce que « la marche du grand retour » ?


Cette marche du grand retour est une revendication palestinienne fondamentale. La manifestation de vendredi avait lieu pour cette raison. Ce sont plusieurs milliers de femmes et enfants qui se sont précipités vers la frontière israélite, avec la volonté de dénoncer le blocus de Gaza. 
Cette revendication n’est pas nouvelle, elle remonte à 1948, lorsque la guerre civile a provoqué l’exode de 700000 Palestiniens. À cela se sont rajoutés plusieurs centaines de milliers de réfugiés supplémentaires, lors de la guerre des Six Jours, en 1967. Pour Israël, la marche a toujours constitué un obstacle majeur à la paix.

 

Quelles sont les modalités de la manifestation ?


Les manifestations débutaient vendredi, pour la commémoration de la « journée de la terre ». Pour les palestiniens, le 30 mars correspond à la date anniversaire de la mort de six Arabes israéliens en 1976. Ces derniers manifestaient contre l’occupation des terres.

La contestation va durer jusqu’au 15 mai, jour de la catastrophe de leur exil. Ces manifestations étaient préparées depuis longtemps et sont soutenues par le Hamas, qui avait pourtant assuré que personne n’approcherait de la frontière.

 

Pourquoi la violence connaît un regain ?


Israël avait mis en garde les manifestants de part leurs dirigeants militaires et politiques : l’armée avait pour consigne d’ouvrir le feu en cas de tentative d’infiltration. 
Vendredi, certains se sont approchés trop près de ce rideau de fer (la distance légale est de 300 mètres depuis le cessez-le-feu de 2014). Les tireurs d’élite ont répliqué à balles réelles, et gaz lacrymogène. Depuis, Danny Danon, ambassadeur israélien à l’ONU, et le président palestinien, Mahmoud Abbas, se renvoient la responsabilité de la mort des 17 manifestants.

 

Inquiétude à l’international


L’ONU a immédiatement demandé une « enquête indépendante et transparente » pour démêler les accusations réciproques. « Le risque est réel, tout comme la possibilité d’un nouveau conflit dans la bande de Gaza » a déclaré la France au Conseil de sécurité. 
Tous les représentants ont condamnés ces violences. Majid Baya, diplomate palestinien auprès des Nations Unies a expliqué : « En matière de droit de l’Homme, cela constitue des crimes (…) Les Israéliens se moquent du droit international ». Les diplomates israéliens, eux, n’ont pas pu se rendre à cette réunion de crise, qui se tenait durant la Pâque juive.

À LIRE AUSSI… Israël : dépénalisation de la consommation de cannabis

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