Samedi, à Paris, débutait la 10ème édition des Gay Games. Retour sur cet évènement sportif né en 1982 à San Francisco, qui réunit chaque année des milliers de participants.

Du 4 au 12 août, près de 10 300 participants se réuniront à Paris pour la dixième édition des Gay Games. La manifestation sportive durera 8 jours et ne réunira pas seulement la communauté LGBT. L’évènement se dit « ouvert à tous » et « sans discrimation ». Une manière de répondre aux injustices connues dans le milieu du sport et aussi de promouvoir la diversité. Les Gay Games sont l’occasion pour tout sportif, peu importe son âge, sexe, niveau et orientation sexuelle, de s’exprimer librement et sans honte. Evènement à raisonnance mondiale, les participants font le voyage depuis plus de 91 pays. Une occasion pour la capitale de promouvoir ses allures de melting pot. Si les Gay Games sont l’occasion de se retrouver autour d’évènements sportifs, des concerts, expositions et autres manifestations artistiques auront lieu dans la capitale.

Faire évoluer les mentalités

Dans une interview dédiée au quotidien Le Monde, Manuel Picaud, co-président de l’évènement, nous en dit plus sur son apparition. Les jeux naissent à San Francisco en 1982 pendant un épisode pandémique. « Le fondateur (Tom Waddell, ancien décathlonien) est mort des suites du sida en 1987« , révèle-t-il. Depuis, ces manifestations se veulent marque de tolérance. C’est l’occasion de défendre des causes et combattre des injustices qui passent souvent sous silence. Parmi elles, le combat contre le SIDA ou encore le sujet de l’homosexualité dans le milieu sportif. De tels sujets qui se révèlent particulièrement complexes à traiter. Les Gay Games sont ainsi l’occasion de « leur donner de la visibilité et également ne jamais oublier les victimes« .

D’autres combats vers davantage de tolérance ont fait s’élever des voix dans le milieu du sport. Ainsi, Christian et Daniel, athlètes en natation artistique, défendent la mixité dans leur sport. Dans les croyances populaires, la natation synchronisée reste un sport réservé à la gent féminine. « L‘arrivée de concurrents masculins dans une compétition qu’on préfère qualifier de féminine parce que ‘la grâce est féminine’, comme chacun le sait, et que ‘les hommes ne sont pas capables d’en faire autant' », déclare-t-il. Pour les deux hommes, les Gay Games sont l’occasion de faire évoluer les mentalités quant à leur sport et aux discriminations des institutions sportives.

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