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7 anciens membres des Brigades Rouges interpellés en France

brigades rouges

Sept anciens membres des Brigades Rouges ont été interpellés ce mercredi 28 avril, à Paris, à la demande des autorités italiennes. Trois autres membres ont réussi à prendre la fuite et sont activement recherchés.

Sept Italiens, anciens membres des Brigades Rouges, condamnés en Italie pour des actes de terrorisme commis dans les années 1970 à 1980 et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt, ont été interpellés sur le territoire Français, ce mercredi 28 avril, à la demande de l’Italie. La décision de procéder à l’arrestation de 7 anciens membres des Brigades rouges a été prise directement par le président français Emmanuel Macron, selon les informations de l’Élysée. Alors que c’était le gouvernement Français lui-même, sous la présidence de François Mitterand, qui leur avait accordé l’asile. L’opération a été menée par la Sous-direction anti-terroriste (Sdat) de la police française en collaboration avec le Service de coopération internationale Criminalpol et l’Unité de lutte contre le terrorisme de la police italienne.

Concernant l’identité des membre interpellés, il s’agirait, selon des sources proches de l’Elysée, d’Enzo Calvitti, Giovanni Alimonti, Roberta Cappelli, Marina Petrella et Sergio Tornaghi, des Brigades Rouges et de Giorgio Pietrostefani de la « Lutte Continue » ainsi que Narciso Manenti des « Noyaux Armés contre le pouvoir territorial ». Pour rappel, les Brigades Rouges sont une organisation terroriste italienne d’extrême gauche, qui a frappé l’Italie durant ce que l’on appelle les années de plombs (1970 – 1990).

Une demande d’extradition vers l’Italie est à l’étude

Les autorités italiennes avaient initialement demandé l’extradition de 200 individus, mais « un important travail préparatoire bilatéral a conduit à retenir les crimes les plus graves » et les « 10 demandes transmises à la cour d’appel de Paris entrent strictement dans le cadre de la “doctrine Mitterrand”, puisqu’il s’agit de crimes de sang », a précisé l’Elysée. L’extradition de militants venus se réfugier en France après les « années de plomb », marquées par des attentats et des violences des Brigades Rouges, surtout entre 1968 et 1982, est une demande de l’Italie depuis des années, à laquelle la France n’avait quasi jamais accédé.

Mais finalement il semblerait que depuis quelques années la France ait engagé un dialogue avec les autorités italiennes sur cette question, et ces demandes d’extraditions se voient réexaminées au cas par cas par la justice française.

En l’espèce, les 7 ex-brigadistes arrêtés doivent être présentés d’ici à 48 heures devant le parquet général de la cour d’appel de Paris, avant qu’un juge statue sur leur éventuelle détention ou leur remise en liberté sous contrôle judiciaire, le temps de l’examen par la justice des demandes d’extraditions italiennes.

Rappelons que les demandes d’extraditions ne sont que très rarement accordées. Si dans le cadre des anciens membres des Brigades Rouges l’accord semble être en bonne voie, cela relève de l’exception. « La décision de la France, d’éliminer tout obstacle au bon déroulement de la Justice pour une affaire qui a été une blessure profonde dans l’histoire italienne, pour le haut tribut de sang payé et pour l’attaque contre les Institutions de la République, a une signification historique » souligne d’ailleurs la ministre de la Justice italienne, Marta Cartabia, après la décision de la France d’engager les procédures judiciaires demandées par l’Italie contre sept anciens terroristes rouges.

« Je tiens à remercier les autorités françaises et en particulier le Ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, qui depuis notre première rencontre a montré une sensibilité particulière à l’égard de cette page dramatique de notre pays et une volonté déterminée de coopérer. Ces dernières semaines, un échange intense de contacts à différents niveaux des institutions a permis d’atteindre ce résultat historique » ajoute-t-elle. Le gouvernement Italien se déclare également « satisfait de la décision de la France d’engager des poursuites judiciaires, demandées par la partie italienne, contre les responsables de crimes terroristes très graves, qui ont laissé une plaie encore ouverte ».

À lire aussi : Attentat de Nice : un complice arrêté en Italie

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