69% des jeunes français interrogés déclarent avoir déjà utilisé un gel lubrifiant durant leurs rapports sexuels. 

« Il existe différents types de lubrifiants, décrit le laboratoire Terpan, à base de silicone que l’on retrouve sur les préservatifs, à base d’eau, les plus répandus sur le marché, que l’on retrouve sous forme de gel assez consistants. Ils contiennent en général plus de 80% d’eau et peuvent être colorés, aromatisés et/ou comestibles. Les lubrifiants à l’eau peuvent même être bio ! D’autres lubrifiants sont vendus en tant qu’huile de massage – bien que très glissant, il ne s’agit pas d’huile – à base de glycols. »

Mais le lubrifiant, à quoi sert-il ? Pour 92% des répondants, il s’agit d’un usage « médical » pour pallier la sécheresse vaginale ou les irritations. « La lubrification est naturellement utile lors de l’apparition de sécheresse vaginale pour permettre un rapport sexuel non douloureux, améliorer le confort et prolonger le rapport notamment pour la partenaire, indique Valérie Cordonnier, sexologue. Les gels lubrifiants ou stimulants ont aussi vocation à accompagner voire améliorer le plaisir, particulièrement dans le cas de pratiques anales, mais aussi lors des préliminaires dans le cadre de massages ou de sexe oral avec des lubrifiants parfumés. »

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Préservatif et lubrification : certaines méconnaissances demeurent

 17% des jeunes Français ne savent pas que le préservatif est ordinairement lubrifié… Les gels (98%), la salive (74%) et la vaseline (57%) arrivent en tête des lubrifiants les plus populaires. « Bien entendu, la plupart des préservatifs sont lubrifiés mais cela n’empêche pas les frottements : pour améliorer le confort, il est toujours préférable d’utiliser systématiquement un lubrifiant avec le préservatif, rappelle le laboratoire Terpan. Limiter les frottements, c’est aussi limiter les risques de rupture du préservatif et de transmission d’infections. »

 Le lubrifiant peut d’ailleurs être mis à l’extérieur comme à l’intérieur du préservatif, une pratique ignorée par 23% des répondants. « On parle du lubrifiant comme d’un outil de confort pour les femmes, mais c’est également le cas pour les hommes, dans le cas où le préservatif serait trop serré par exemple. Une goutte suffit car, davantage, le préservatif pourrait glisser », précise le laboratoire Terpan. 

Mais le laboratoire Terpan met en garde : « Attention ! Il est indispensable d’avoir à l’esprit que l’on ne doit pas utiliser de lubrifiants contenant des composants huileux avec les préservatifs en latex, comme la plupart des préservatifs masculins. L’huile dégrade le latex, le rend poreux et favorise la rupture ! Il s’agit des huiles de massages ou autres lotions intimes, la vaseline, les beurres, margarines, huiles pour bébé… Cette recommandation n’affecte pas les préservatifs féminins puisque ceux-ci ne sont pas en latex, mais en nitrile, matière plus résistante que le latex et insensible aux effets de l’huile. »

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 Lubrifier par la salive… Gare aux IST !

 Si la salive est privilégiée comme type de lubrifiant, 22% des sondés n’y voient aucun risque… Et pourtant ! « Dans un contexte où les IST sont en recrudescence chez les jeunes, il est important de rappeler que la salive peut être un vecteur de transmission d’infections, comme l’herpès par exemple », tempère le laboratoire Terpan.

Si la lubrification allie plaisir, sécurité et confort, il convient donc de l’utiliser de façon pertinente pour s’épanouir sexuellement. Le Docteur Annie-Laurence Godefroy, médecin généraliste, conclut « Il peut arriver que l’on ressente des sensations de brûlures ou des picotements suite à l’utilisation d’un gel intime lubrifiant : il faut alors cesser immédiatement son usage et consulter un médecin. L’utilisateur est peut-être sensible à un composant du gel ou dispose d’un terrain allergique. Il est important de penser à prévenir le fabricant du gel en cause pour que celui-ci prenne des mesures nécessaires. »