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76 ans après le bombardement d’Hiroshima, le Japon rend hommage aux victimes du drame

Les Japonais ont aujourd’hui commémoré le bombardement nucléaire d’Hiroshima, qui avait ravagé la ville et tué des dizaines de milliers de personnes il y a maintenant près de 76 ans.

Le matin du 6 août 1945, les forces aériennes des États-Unis lâchèrent une première bombe nucléaire sur la ville d’Hiroshima, au Japon. Une arme de destruction massive qui a engendré la mort de pas moins de 140 000 personnes. 76 ans plus tard, le Japon rend hommage aux victimes du drame à l’occasion de la journée de commémoration de cette attaque qui a bouleversé le monde.

Une cérémonie de commémoration en comité restreint

À 8h15 — heure précise où la bombe ‘Little Boy’ avait frappé la ville 76 ans auparavant —, les cloches d’Hiroshima ont résonné à travers la ville, marquant le début d’une minute de silence en l’honneur des victimes du drame. Ce vendredi 6 août, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, certains officiels (dont le maire actuel de la ville) ainsi que plusieurs représentants étrangers se sont réunis aux côtés de survivants et de descendants des victimes de l’explosion afin de commémorer le drame d’Hiroshima. 

Une cérémonie qui s’est déroulée au Mémorial de la Paix d’Hiroshima en comité restreint, alors que le public n’a pas pu y assister en raison de l’épidémie, rapporte 20minutes. Si certains événements prévus dans le cadre de cette journée de commémoration — comme la cérémonie des lanternes flottantes d’Hiroshima— ont dû être annulées afin d’éviter tout regroupement trop important, les Japonais ont tout de même pu suivre les cérémonies en ligne, rapporte France24.

« Nous ne devons jamais permettre que ce passé douloureux se répète »

Aujourd’hui encore, les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki — survenu trois jours après le premier — constituent un douloureux souvenir pour le Japon ainsi que pour le reste de l’Humanité. Un drame pour le monde entier qu’il est essentiel de ne pas oublier, rappelle Kazumi Matsui, le maire d’Hiroshima. « Nous ne devons jamais permettre que ce passé douloureux se répète », a-t-il ainsi déclaré à l’occasion de cette cérémonie de commémoration.

De leur côté, les quelques 136 700 hibakusha (nom donné aux survivants du bombardement), d’un âge moyen de 83 ans, travaillent aujourd’hui d’arrache-pied afin de perpétuer la mémoire de ces événements tragiques, notamment en enregistrant leurs témoignages pour les transmettre aux générations futures.

Le souhait d’un monde sans armes nucléaires

En 2016, Barack Obama avait été le premier président américain en exercice à se rendre dans la ville d’Hiroshima pour rendre hommage aux victimes. Malgré l’absence d’excuses de la part du dirigeant américain, de nombreux japonais avaient salué sa présence à la cérémonie de commémoration du drame ainsi que son appel à un monde dénucléarisé, rappelle Le Monde. « Nous devons faire face à l’histoire », avait-il alors déclaré. « Il y a soixante et onze ans, la mort est tombée du ciel et le monde a changé. […] Hiroshima nous a appris la vérité sur la science, qui peut devenir un outil de massacre. »

5 ans plus tard, le Premier ministre du Japon a renouvelé ce souhait de faire de son mieux « pour l’avènement d’un monde sans armes nucléaires et d’une paix durable », rapporte 20minutes. Un monde qui paraît cependant de plus en plus éloigné selon le Secrétaire général de l’ONU, qui déplore que « les États en possession d’armes nucléaires [aient] modernisé leurs arsenaux au cours des dernières années, déclenchant une nouvelle course aux armements ».

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