Pour ce nouveau numéro, Sériefonia n’appuie pas sur la pédale douce et se lance à plein gaz sur les routes avec son bolide
C’est la huitième saison déjà. Et c’est toujours… SérieFonia.
[EXTRAIT : démarrage de voiture]
SERIFONIA, SEASON 8 OPENING THEME by Jérôme Marie
[Drive Fast, from F1 The Movie by Hans Zimmer]
Tristan : Ils nous ont relégués en fond de grille parce qu’ils n’aiment pas notre style. Très bien… On les emmerde. Mais si on peut rattraper une dixième grâce à vous… Et moi… Si chacun dans cette pièce apporte sa pierre à l’édifice, on boucle chaque tour en une seconde de moins. Et au bout de 72 tours, ce sera la différence entre la dernière et la première place. Plan C… Plan C comme combat. [17 SECONDES DANS L’IDEAL].
[Drive Fast, from F1 The Movie by Hans Zimmer] CONTINUED…
Je ne vous cache pas qu’après les trois premiers numéros XXL de cette huitième saison, je ressens, ce mois-ci, le besoin de revenir à une formule un peu plus traditionnelle. Plus thématique. Et… Entre l’arrivée de la tant attendue saison 8 de Drive to Survive sur Netflix et le début du Championnat de la Formule 1 2026, j’ai eu envie de rendre hommage à ces compositions filmiques qui comptent parmi les plus difficiles à réaliser puisque, littéralement, presque systématiquement recouvertes de très nombreux et forts bruyants effets sonores… A savoir… Les musiques de courses. Et je parle bien de courses… Pas de « simples » poursuites en voitures à travers des rues bondées ; sans quoi il faudrait que je traite à peu près de la totalité du cinéma d’action existant. Et je ne vous parle même pas des séries…
[End Title from Knight Rider, by Stu Phillips]
Je vous ai mis du K2000 histoire de rester dans l’évidence… Mais j’aurais tout aussi bien pu vous glisser du Starsky & Hutch ou Les Rues de San Franscisco… En réalité, n’importe quelle série de flics aurait pu faire l’affaire. Non, moi, je vous parle vraiment de ces séquences qui démarrent… comme ça.
[EXTRAIT : Départ de course… Puis son des voitures]
[En exagérant la voix] VOUS VOYEZ… DEJA QUE C’EST DIFFICILE DE M’ENTENDRE, ALORS IMAGNEZ UNE SECONDE DEVOIR ECRIRE UNE MELODIE QUI AURAIT UNE CHANCE DE SURVIVRE A CE VACARME ?! EST-CE QUE C’EST VRAIMENT POSSIBLE ? REPONSE EN FIN D’EMISSION… MAIS AVANT CA, EST-CE QUE VOUS SAVIEZ QUE L’HYMNE, LE THEME OFFICIEL DE LA F1 DEPUIS 2018 A ETE COMPOSE PAR UN GRAND NOM DE LA MUSIQUE DE FILM ? NON ?! EH BAH SI ! ET JE VOUS LE PROUVE…
[Formula 1, Official Theme, by Brian Tyler]
Eh oui… Histoire de donner un bon p’tit coup de boost à l’aura de la compétition, les responsables du groupe F1 sont allés chercher Brian Tyler… Et ils ont sacrément bien fait. Le morceau a été interprété par les membres du London Philharmonic Orchestra et enregistré au sein des prestigieux studios AIR… avant d’être mixé à domicile à Los Angeles. Depuis sa Première en ouverture du Grand Prix d’Australie le 25 mars 2018, cet authentique Anthem est constamment joué en guise de générique lors des retransmissions télévisées de l’ensemble des évènements liés à la Formule 1… Ainsi qu’en guise de teaser aux jeux vidéo… Alors ? Pourquoi lui ?… Bah, p’têt tout simplement parce qu’il s’est un p’tit peu imposé comme l’âme musicale sur-vitaminée de la saga la plus sur- testostéronée… A grands coups de Fast… et de Furious… Et d’ailleurs, ça s’entend… grave.
[Furious 7, from Furious 7 by Brian Tyler]
Remarquez, je ne m’en plains pas. Là, c’était pour le septième opus… Furious Seven… En 2015… Qui se trouve être mon préféré. Avec le 5, naturellement. C’est énergique… Stimulant… Puissant… à l’image des voitures vrombissant dans chacun des films grâce au talent de leurs pilotes « faster than life »… Brian Tyler s’est installé au volant musical de la franchise à compter du troisième épisode : Tokyo Drift, en 2006. Et ce qu’il proposait alors était encore assez éloigné de la signature qu’il allait développer par la suite. Bon, on va pas se mentir… Côté peps, ça donnait déjà pas mal…
[Symphonic Touge, from The Fast and the Furious : Tokyo Drift by Brian Tyler]
Il a ainsi passé les vitesses jusqu’à Fast X. Exception faite du 6… Qu’il a cédé à Lucas Vidal par manque de temps. Faut dire que le Monsieur est très demandé. Mais ça, vous le savez déjà puisqu’il a eu droit à son SérieFonia en 2023. D’ailleurs, ça commence à faire longtemps qu’on attend le 11… Va p’tet falloir passer la s’conde M’sieur Toretto ! Parce que… pour l’instant… On en est resté là…
[The Final Lesson, from Fast X by Brian Tyler]
Mais passons… Après tout, nous ne sommes pas là pour ne parler que des Fast & Furious… Qui plus est, on n’est même pas là pour parler de la plus célèbre poursuite en voiture de toute l’histoire des poursuites en voitures…
[Shifting Gears, from Bullitt by Lalo Schifrin]
[Main Title, from Bullitt by Lalo Schifrin]
Car c’est indiscutable : il y a eu un avant et un après Bullitt. C’était en 1968. Mis en musique par Lalo Schiffrin, le film de Peter Yates est devenu culte grâce à ses près de 11 minutes non-stop de course-poursuite à travers les rues de San Fransisco ; via un réalisme jusqu’alors jamais atteint. Si le cinéma a toujours été l’art de l’illusion, ici tout est fait, au contraire, pour scrupuleusement respecter la géographie des lieux… Aucune tricherie : tout est fluide, logique… magistralement pensé et orchestré. Dans la majorité des plans, Steve McQueen pilote lui-même et frôle les autres véhicules… Bien que sa doublure-cascade prenne le relais lorsqu’il s’agit de dévaler les cotes à 180 km/h… Pour plus d’immersion, Yates innove en plaçant sa caméra du point de vue subjectif, plaçant régulièrement le spectateur sur le siège, et donc dans la peau, de McQueen. Une séquence… D’ailleurs Oscarisée pour la qualité de son montage malgré quelques faux raccords tout de même… Un film… qui fera des émules. A commencer par French Connection, du même producteur mais réalisé par Friedkin… sur une musique de Don Ellis, dès 1971. Tiens, c’est marrant, c’est justement la prochaine année qui va nous intéresser…
[Delaney’s Arrival and Memories, from Le Mans by Michel Legrand]
Et c’est encore Steve McQueen qui est au cœur… voire est LE cœur du film qui nous intéresse… En 1971 sortait Le Mans, sous la direction de Lee H. Katzin… dont la carrière reste essentiellement centrée sur la mise en scène d’épisodes de séries et de téléfilms… N’empêche, ce long-métrage qui retrace le parcours d’un pilote fictif, Michael Delaney, c’est un peu F1 The Movie avant l’heure. Rendez-vous compte qu’à l’époque, en 1970, l’équipe avait placé des caméras sur une voiture participant réellement à la fameuse course des 24 heures du Mans ! Une Porsche 908/2, d’ailleurs précédemment pilotée par McQueen à l’occasion des 12 heures de Sebring… Résultat : jamais les sensations, la vitesse, le danger que représente un sport comme celui-ci n’avait été capté à ce niveau de réalisme. Bon, naturellement, ces deux jours de tournage n’ont pas suffi. Trois mois de plus, avec 25 voitures lancées à vive allure sur un circuit dédié seront nécessaires. Le truc, c’est que le tournage démarre sans aucun scénario ! Et avec un réalisateur différent : John Sturges ; qui cédera sous la pression d’une production dès le départ hors budget et hors de contrôle. Mais pour Steve McQueen… Quant à lui… C’est le film de sa vie.
[The Race / First Laps, from Le Mans by Michel Legrand]
Filmé entre le 7 juin et le 10 novembre 1970, Le Mans aura réuni pas moins de 41 pilotes professionnels, dont plusieurs véritables vainqueurs des 24 heures… Plusieurs accidents graves seront par ailleurs à déplorer ; notamment ceux de Derek Bell, dans sa Ferrari, qui le laissera brulé au visage et aux mains… et de David Piper, qui est rentré dans un garde-fou au volant de sa Porsche 917 et y a laissé une partie de sa jambe… McQueen, lui-même, n’est pas passé loin du pire en manquant de peu de percuter un camion tandis qu’il roulait à 300 km/h… Pour l’avoir revu dans le courant de l’année dernière, je peux vous dire que le film n’a rien perdu de sa superbe et, sans mauvais jeu de mot, qu’il tient encore parfaitement la route. Certes, l’histoire parait décousue mais, au final, on s’en fout un peu… Ce qui n’empêche qu’il fait un beau p’tit bide à l’époque. Exception faite de la musique de Michel Legrand… qui lui vaut même une nomination au Golden Globes en 1972. A noter qu’il existe un super documentaire sur les coulisses du film : Steve McQueen : The Man & Le Mans, sorti en 2015. Je vous encourage vivement à le visionner… Alors, de quoi je vais bien pouvoir pour parler à présent ? Oh bah, après Lalo Schiffrin et Michel Legrand… Autant continuer avec une autre légende. Même si ça nous fait faire un p’tit bond en arrière…
[Theme, from Grand Prix by Maurice Jarre]
Car avant Le Mans et Michel Legrand, il y avait Grand Prix et Maurice Jarre. Et, surtout, il y avait John Frankenheimer derrière la caméra. Enfin… LES caméras. C’était en 1966 et ça s’intéressait aux rivalités exacerbées entre quatre pilotes fictifs de Formule 1… Mais, néanmoins, en s’inspirant de plusieurs faits et/ou personnages réels. Oh bah tiens, dans un premier temps, le rôle principal est proposé à… Steve McQueen ! Mais, étonnement, il n’en veut pas. On le propose alors à Paul Newman… qui refuse également. Finalement, ce sera James Garner qui se glissera dans la combinaison du pilote américain Pete Aron ; face au français… Yves Montand, dans la peau de Jean-Pierre Sarti. Ici : pas de tournage durant de véritables courses… En revanche, de nombreux circuits, comme ceux de Charade en France, Zandvoort aux Pays-Bas, Monaco à… Monaco, ou encore Monza en Italie sont empruntés pour la bonne cause. Ajoutez à cela quelques 3000 figurants… des caméras Panavision 65mm qui filment en couleur… Ce qui est alors une première pour le réalisateur… Et vous obtenez ce qui qui constitue peut-être la genèse des films de courses à tendance réaliste.
[Scott in Roger’s Car / Zandvoort, from Grand Prix by Maurice Jarre]
Pour le coup, c’est le son – et non la musique – ainsi que le montage qui ont été récompensés aux Oscars l’année suivante. Et puisque j’en suis à remonter le temps, il faut que je vous glisse ici un extrait de la toute première course de cinéma qui m’a réellement et profondément marqué… Et il ne s’agissait ni de F1 ni de sport…
[EXTRAIT : Rebel without a Cause]
Pour le coup, je vous ai mis directement la source audio du film et non un morceau… car je ne me lasserai jamais d’entendre (et de voir) Natalie Wood donner le départ de la course clandestine opposant James Dean à Corey Allen… et son issue fatale. La fureur de vivre, Rebel Without a Cause, de Nicholas Ray en 1955 fait partie de mes chocs fondateurs. J’étais très jeune ado quand je l’ai vu pour la première fois et je me souviens parfaitement de cet état de profonde désespérance dans lequel il m’a plongé… Si fort, beau et tragique à fois… Avec cette courte mais si percutante séquence de course en son centre… Sur les magnifiques musiques de Leonard Rosenman… Culte et intemporel…
[Main Title, From Rebel Without a Cause, The Series by Leonard Rosenman]
Avant d’en arriver à des choses bien plus contemporaines, je m’en voudrais de ne pas citer quelques projets animés et/ou mangas qui se sont, eux aussi, intéresser aux sports mécaniques. Alors, je vais être franc et transparent : je n’en ai vu aucun. C’est pourquoi je ne vais pas m’éterniser dessus… Mais, dans l’ordre chronologique de production, il y a… Arrow Emblem Grand Prix no taka, où l’on baigne dans la F1 grâce à Mitsuru Hiruta, sur une musique de Miyagawa Hiroshi. C’était en 1977…
[Checker Flag, from Arrow Emblem Grand Prix no taka by Miyagawa Hiroshi]
En 1988, il y avait les 31 épisodes de F ; qui, comme son titre l’indique se focalisait tout autant sur la Formule 1… animés par Koichi Mashimo d’après le manga de Noboru Rokuda… et composé par Katz Hoshi et Wataru Yahagi…
[Gunma Theme, from F by Katz Hoshi & Wataru Yahagi]
On fait un bond jusqu’en 2005 avec Capeta, Une histoire de Karting d’après le shonen de Masahito Soda… adapté en 52 épisodes par Shin Misawa, dynamités par la partition de Toshihiko Sahashi…
[Race Start, from Capeta by Toshihiko Sahashi]
Et on termine par Overtake de Ei Aoki, sur l’univers de la F4… Toute récente… Puisque diffusée d’octobre à décembre 2023 ; sur une musique de Kana Utatane…
[Engine Roar, from Overtake! by Kana Utatane]
Si l’on s’amuse à prendre le premier volet des Fast & Furious comme référent des films de bolides modernes, on en rate tout de même quelques autres extrêmement sympathiques au passage. A commencer par… Jour de Tonnerre, de Tony Scott, en 1990. Oui, c’est clairement un « Top Gun en bagnole » mais on s’en cogne. Parce que c’est d’abord Tom Cruise qui fait ses cabrioles… au son d’Hans Zimmer qui détonne… Et en plus, dedans, y a Nicole…
[The Last Race, from Days of Thunder by Hans Zimmer]
Film plus que moyen (malgré la beauté de certaines images et le dynamisme des séquences de courses), et plaisanteries mises à parts, il va être intéressant de constater que Hans Zimmer s’est frotté à plusieurs reprises à l’exercice périlleux des « musiques pour voitures »… Mais on va y revenir juste après. Car c’est en 2001 que tout bascule. C’est en 2001 qu’arrive The Fast and the… heu non… Oups… Encore trop tôt. Ce que je voulais dire en rélaité c’est qu’en 2001 arrive… Driven, écrit et interprété par Sylvester Stallone, sur une mise en scène de Renny Harlin et une musique de BT… Brian Wayne Transeau pour les intimes…
[Race 1, from Driven by BT]
Et là, ça mérite qu’on s’y attarde deux secondes… Parce que Driven est un film presque oublié… Un film broyé par la critique… et boudé par le public. Pourtant… Pour le peu qu’on se replonge un peu dans ce trip de fin des années 90 et de l’approche hollywoodienne de ces années-là… Driven… C’est un putain de bon film ! Enfin… Moi, je l’aime bien. Merde ! En plus de précéder The Fast and The Furious de quelques mois… il propose même quelques séquences certes « over the top »… Oui c’était une blague Stallonienne… Mais toujours scrupuleusement chorégraphiées et ultra rythmées. Même celle, pourtant totalement absurde, des deux Formule 1 lâchées à vive allure dans les rues du centre-ville vous gagne par sa succession de plans humoristiques ; visant clairement à rassurer le spectateur en lui rappelant que Driven ne se prend pas au sérieux. Pas tout le temps, en tout cas. Et puis… C’est bien aussi d’avoir un film de rivalité sans réel méchant. Bien sûr, vous allez me rétorquer que c’est plein de clichés et que Stallone se donne le bon rôle sans être crédible… Eh bah… pas d’accord. Na !
[Toronto Prep, from Driven by BT]
D’autant que le scenario… C’est là encore un peu F1 The Movie avant l’heure… Le vieux pilote qu’on vient sortir de sa retraite afin qu’il aide une jeune recrue à s’assagir, à se dépasser, dans l’espoir de remporter le titre… Alors oui, c’est souvent légèrement poussif… doux euphémisme… mais c’est propre. Et entrainant. Bref, Driven, malgré ses défauts, ça reste OUI. Bon… il est temps de laisser le passé là où il est et d’en arriver à notre fameuse virgule qui… oh bah tiens… est signée du même compositeur !
[Speed of Light, from The Fast and The Furious by BT]
BT… Mais comme je vous l’ai dit en début d’émission, bien qu’inévitables, on n’est pas là pour parler des Fast & Furious… Surtout qu’en 2003… Donc, très peu de temps après… C’est un film français qui fait un peu parler de lui…
[Vaillant Theme, from Michel Vaillant by Archive]
Michel Vaillant… Une adaptation par Jean-Louis Couvelaire de la bande dessinée culte de Jean et Philippe Graton… Oui, culte… Car plus de 70 albums et autres dérivés sont sortis depuis « Le Grand Défi » en 1959. Le scénario est signé Luc Besson… Et la musique du groupe britannique Archive ; dont l’approche atmosphérique et planante enveloppe le film de sa fibre singulière. Que les choses soient claires : ce film reste un drama avant d’être un film de courses. Même si, bien sûr, il y en a. Et de plutôt belles, pour le coup. C’est une histoire de famille… et de relations. Avec de grosses prises de liberté par rapport à la BD. Au bilan, Michel Vaillant est un échec cuisant. Moins d’un million de spectateurs en salles… des recettes divisant quasiment par trois le budget de départ… ça fait mal. Et c’est dommage. Car, personnellement, je trouvais l’effort français plutôt louable… D’ailleurs, nous l’avions bien défendu dans CinéFonia en son temps. Après… Force est de constater qu’avec tout ce qui vient par la suite… Bah… On part quand même sur un tout autre niveau…
[Into the Red, from Rush by Hans Zimmer]
On reconnait bien Zimmer là, non ?! Je vous avais bien dit qu’on y reviendrait… Nous sommes à présent en 2013 et c’est nul autre que Ron Howard (le réalisateur de Willow, Apollo 13 ou encore du Da Vinci Code, faut-il le rappeler ?) qui nous régale de son… Rush. Chris Hemsworth en James Hunt… Daniel Brül en Niki Lauda… Là, on y est. Là, on est dans le vrai. Ron Howard et son scénariste Peter Morgan nous offrent une plongée dans les années 70 et retracent cette décennie d’intense rivalité entre les deux pilotes parmi les plus spectaculaires de leur temps. Le britannique impétueux et l’autrichien froid et méthodique… De circuits trempées en voitures prêtes à exploser… Autre temps, autres mœurs… Rush nous rappelle à quel point la Formule 1 a évolué depuis son premier tour de piste ; à Silverstone le 13 mai 1950. Toutefois… la motivation profonde des pilotes, elle, reste toujours la même. Être le meilleur. Point. Deuxième ou troisième… ça ne vaut rien.
[My Best Enemy, from Rush by Hans Zimmer]
Souvenez-vous bien de ces morceaux… et vous verrez que lorsqu’on en arrivera au clou du spectacle, rien n’arrive vraiment par hasard. Ha… Hans… Sacré p’tit coquin… Mais pour l’heure, dans Rush, tous les voyants sont au vert. La fidélité au réel… L’authenticité… sont de mise. Niki Lauda, le miraculé du Grand Prix d’Allemagne 1976… brulé et défiguré… qui reprendra le volant seulement six semaines plus tard… et qui (re)gagnera le titre de champion du monde dès l’année suivante… ZE Niki Lauda en personne supervise et l’écriture du script et le tournage afin d’assurer le meilleur respect des faits. Malheureusement, il est mort seulement quelques années plus tard… en 2019. Son meilleur ennemi, James Hunt, n’a quant à lui jamais eu l’occasion de voir le film… Puisqu’il est décédé d’une crise cardiaque en juin 1993, alors qu’il n’avait que 45 ans. Bref, avec Rush, on entre dans l’âge de l’excellence et, surtout, du respect de ce que représente cette discipline. Dans le même esprit… Arrive ensuite… James Mangold et son Ford v Ferrari…
[Team Player, from Ford v Ferrari by Marco Beltrami & Buck Sanders]
Là, on est beaucoup plus sur de la rivalité entre écuries… C’est précisément ce que le titre annonce, vous me direz. Adapté d’un livre de 2010, qui retraçait déjà ce pan de l’histoire où Carroll Shelby et Ken Miles mettaient tout en œuvre pour développer leur Ford GT 40 en vue de triompher aux 24 heures du Mans et, se faisant, de détrôner le sacro-saint Ferrari… Le film a failli se faire dès 2013 ; avec Tom Cruise et Brad Pitt dans les deux rôles principaux. Ce qui aurait été certainement très, très cool… Rappelons qu’ils n’ont pas tourné ensemble depuis Entretien avec un Vampire en 1994. Lorsque James Mangold hérite finalement du script en 2018, le casting prend une autre direction… Matt Damon et Christian Bale deviennent respectivement Shelby et Miles, pendant que l’équipe artistique s’échine à recréer les usines de Ford et de Ferrari aux quatre coins des Etats-Unis. Plusieurs plans de la course du Mans étant filmés… dans plusieurs villes de Géorgie ! Bien que le scénariste prenne quelques libertés non négligeables avec la réalité… Tout en respectant le cœur des évènements néanmoins… Ford v Ferrari est, pour l’heure, le film qui fait le plus l’unanimité critique. Il faut dire que la caméra de Mangold y est aussi classe qu’experte, et que le sujet – par lui-même – est bien plus technique et politique que celui d’un Rush, par exemple. Ce qui explique que la musique peut se permettre d’être bien moins bruyante que d’habitude…
[Miles is Not a Ford Man, from Ford v Ferrari by Marco Beltrami & Buck Sanders]
C’est vrai que ça repose un peu… Fidèle au réalisateur, c’est le tandem Marco Beltrami/Buck Sanders qu’on retrouve en charge de la partition… Ensemble, ils avaient déjà composé pour lui 3h10 pour Yuma, Wolverine : le combat de l’immortel et le magnifique Logan. En 2020, Ford v Ferrari (ou Le Mans 66 en français) remporte les Oscars du meilleur montage et du meilleur son… Mais est également nommé dans la catégorie meilleur film ! Par la suite, la volonté de s’intéresser un peu plus aux hommes derrière les voitures et un peu moins à ceux qui sont dedans va s’intensifier…
[Enzo Ferrari, from Ferrari by Daniel Pemberton]
Question de timing ou pas ? Toujours est-il que Michael Mann avait à cœur de tourner son Ferrari depuis le début des années 90. Avec le livre de Brock Yates en référence, Enzo Ferrari – The Man and the Machine, il pense originellement proposer le rôle-titre à Robert de Niro… Mais les choses n’avancent pas et ce n’est qu’en 2015 que la machine est relancée. Cette fois avec Christian Bale dans la peau de Ferrari. Décidément le monde du cinéma automobile est tout petit… ça démarre bien mais… Pas de sous ! Donc, on rétrograde et se remet au point mort. En 2020, c’est Hugh Jackman, Wolverine lui-même qui pense prendre la succession… mais… Toujours pas assez de sous. Ce n’est qu’en 2022 que les choses se concrétisent enfin. Enzo Ferrari sera finalement interprété par Adam Driver et le film ne sera pas un biopic exhaustif… mais, bien au contraire, se focalisera presque uniquement sur l’année 1957. Celle où il a bien failli tout perdre. A la musique, celui qui œuvrait sur la brillantissime série Dark Crystal, Le Temps de la Résistance… Daniel Pemberton.
[Fuel and Air, from Ferrari by Daniel Pemberton]
On va pas s’mentir… ça a beau être du Michael Mann, on est loin d’un Heat, d’un Miami Vice ou d’un Collateral… C’est un peu long… Bien moins stylisé que d’accoutumé… Mais avec quelques beaux moments de gloire malgré tout. A sa sortie, les critiques sont mitigées et on ne peut pas dire que le public se rue en masse dans les salles… D’autant qu’en France, il est directement catapulté en streaming sur Prime Video ! Et ça, qu’on le veuille ou non… C’est jamais bon. Dans la même veine, il y a eu aussi… Lamborghni : L’Homme derrière la légende, de Robert Moresco… Mis en musique par Tuomas Kantelinen en 2022…
[Suite, from Lamborghini : The Man Behind the Legend by Tuomas Kantelinen]
Puis, toujours dans cette vague de films consacrés aux constructeurs, citons également le Race for Glory : Audi vs. Lancia de Stefano Mordini ; cette fois dédié à l’univers du rally du début des années 80. Ce qui est marrant, c’est que dans le rôle principal… celui de l’ingénieur Roland Gumpert… On retrouve Daniel Brühl ! Oui, celui qui campait déjà Niki Lauda dans Rush… Quand je vous disais que le monde est p’tit… Alors, après, à partir de 2023… ça s’emballe. Soudain, des films de courses… Y en a de partout. Et des séries télé aussi… Mais il y en un… surtout… Qui m’a littéralement scotché…
[This is Not a Game, from Gran Turismo by Lorne Balfe & Andrew Kawczynski]
Le morceau que vous venez d’entendre s’intitule « This is Not a Game »… Ce n’est pas un jeu. Eh bien, pourtant… si. A la base, justement, Gran Turismo, c’est un jeu. Sauf que sur l’impulsion d’un coup de com’ vraiment pas comme les autres, le jeune Jann Mardenborough est passé de simple joueur… à coureur automobile professionnel. Un conte de fées des temps modernes comme il y en a peu… voir pas. En 2006, le buisinessman Darren Cox a l’idée de lancer un grand concours parmi les joueurs en ligne… le gagnant remportera une authentique Nissan 350Z. Deux plus tard, il crée la GT Academy en collaboration avec Nissan et Playstation et offre cette fois l’opportunité au joueurs tranquillement installés devant leur ordinateur et/ou simulateur de remporter un… contrat de pilote. Dans une vraie voiture… et sur de vrais circuits. En 2011, Jann Mardenborough bat 90 000 adversaires on line… intègre cette fameuse GT Academy… et se hisse sur le podium des 24 heures du Mans… Voilà, voilà, voilà… Y a pas dire… Une histoire pareille, ça ferait un putain de bon film…
[Follow Your Line, from Gran Turismo by Lorne Balfe & Andrew Kawczynski]
Et c’est justement ce que ce dit un certain… Joseph Kosinski dès 2015. C’est-à-dire pas très longtemps après ses excellents Tron : Legacy et Oblivion, avec Tom Cruise. Mais… ça tombe à l’eau. Pas grave, le réalisateur ne tardera pas à viser encore plus haut ! Et pendant qu’il part filmer Top Gun : Maverick dans les airs, c’est Neill Blomkamp… connu pour ses films de SF… District 9, Elysium ou encore Chappie… qui hérite du projet Gran Turismo à raz de terre. Avec son intrigue plus vraie que nature… ses séquences de courses et de suspense à couper le souffle et… surtout… surtout… son approche ultra humaniste et intime des personnages, il parvient à faire de ce long-métrage un petit bijou à la Rocky… Je ne vois pas meilleur exemple… Où l’outsider, par ses seuls efforts et volonté, devient champion. Pour le coup, celui-là, que vous soyez branchés voitures ou pas… Peu importe. Il faut le voir absolument. La preuve : j’ai essayé avec ma femme… et ça a grave marché !
[Jann’s Journey, from Gran Turismo by Lorne Balfe & Andrew Kawczynski]
C’est bien, je viens de m’auto-donner l’envie de le revoir… La musique, plutôt planante, est signée de Lorne Balfe & Andrew Kawczynski… Et, elle aussi, s’écoute un peu comme du p’tit lait… Bon… Gran Turismo, c’était en 2024. Qu’allait-il bien pouvoir se passer en 2025 ? Eh bien, pas mal de choses en fait. Car la hype autour du tournage du film F1 ne faisait que commencer…
[F1, from F1, The Movie by Hans Zimmer]
Il faut dire qu’au cours de la saison, chaque week-end de Grand-Prix, les spectateurs du monde entier pouvaient observer, entre deux véritables courses ou qualifications, une équipe de tournage hollywoodienne en plein travail ; côte à côte avec les écuries et pilotes se disputant le titre. Et parmi eux… Brad Pitt, en personne. Faisant pêter le champagne sur le podium entre George Russell et Charles Leclerc ! Objectif : filmer LE film le plus réaliste jamais produit autour de la Formule 1 et des sports mécaniques en général. Aux commandes… Eh bien… Joseph Kosinski, naturellement. Quant à la musique, c’est une nouvelle fois Hans Zimmer qui s’y frotte, après Jour de Tonnerre et Rush, et… lui aussi a pu être aperçu à trainer dans les paddocks…
[No One Drives Forever, from F1, The Movie by Hans Zimmer]
Mais bon, je vais garder ça pour la ligne d’arrivée. Pour l’heure, j’entame le dernier tour avec deux productions bien distinctes… mais qui ne sont pas loin de raconter un peu la même chose. L’une est française… Si, si… et l’autre italienne. Alors, on commence par laquelle ? Allez… Soyons chauvins…
[Winfield Final, from Rapide by Etienne Forget]
Rapide, sortie en salles le 16 avril 2025… et retrace l’histoire, totalement fictive pour le coup, d’une jeune fille rêvant de devenir la première championne de l’Histoire de la Formule 1. Mais ayant fait la promesse de ne plus jamais conduire vite depuis l’accident qui a handicapé sa mère, elle a renoncé… Jusqu’au jour où elle rencontre un ancien pilote un chouïa excentrique qui se met dans la tête de la prendre sous son aile et d’en faire la championne qu’il pense destinée à être. C’est réalisé par Morgan S. Dalibert, avec Paola Locatelli et Alban Lenoir dans les rôles principaux. C’est… Sympathique… sans jamais être crédible. Mais, vous me direz, au cinéma est-ce qu’on est vraiment là pour ça ? Et, au final, ça donne quelque chose de conventionnel et de très attendu… Certains me répondront « Bah, comme F1 » ! Alors oui… Sauf que bon… La forme, quoi, la forme. En vrai, ça se compare même pas. Côté musique, c’est le compositeur des épisodes d’Hero Corp, Etienne Forget, qui s’en charge et, comme vous venez de l’entendre, c’est efficace. Allez, prochain virage… L’Italie.
[The Last Race, from Motorvalley by Yakamoto Kotzuga]
Netflix est un peu devenue La plateforme des sports mécaniques… De nombreux documentaires et/ou séries documentaires y traite du sujet sur toutes les coutures. Dommage qu’ils ne retransmettent pas les Grands Prix… Et parmi ces programmes, il y a aussi des fictions comme… Motorvalley. Série italienne, à tendance mélo, mais qui, par son traitement d’image et son dynamisme percute un peu plus que le Rapide français. A peu de choses près… L’histoire… c’est la même ! Là encore, on suit le parcours d’une jeune fille qui, grâce à son talent naturel, va s’imposer face aux garçons sur les circuits… et ailleurs. Il y a aussi une rivalité entre frère et sœur qui se disputent l’écurie de leur père… des histoires d’amour et des trahisons dans tous les sens… On est plus souvent dans le soap que sur le goudron… Mais ça passe. La musique, elle aussi très attendu dans son approche électro énergique est de Yakamoto Kotzuga… et ne vous y trompez pas, lui aussi est italien. Voilà… C’était surtout histoire d’être un minimum complétiste mais, très franchement, je ne vous encourage pas à regarder… Mais puisqu’on est sur Netflix, restons-y un peu…
[Ending Theme, from Senna by Lucas Marcier, Rogério Costa JR. & Fabiano Krieger]
Petit retour en 2024 avec… Senna. Mini-série en six épisodes retraçant la vie et la carrière d’Ayrton Senna ; trois fois champion du monde de Formule 1 entre 1988 et 1991, jusqu’à son tragique accident survenu sur le circuit d’Imola le 1er mai 1994 ; où il meurt au lendemain de l’autre accident, également fatal, ayant fait perdre la vie à Roland Ratzenberger. Soignée et très bien jouée… Gabriel Leone incarnant un Senna absolument saisissant… la série brésilienne est aussi passionnante qu’émouvante de bout en bout ; à ce détail près qu’elle est clairement tournée « à la gloire de ». Sans équivoque. Pour les Brésiliens, il n’y a pas photo : Senna était un Dieu… Ou peu s’en faut. Et même dans ses mauvais jours, il n’était jamais le « méchant »… Pour preuve : sa légendaire rivalité avec Alain Prost est résolument intégrée… Mais ouvertement traitée à sens unique. Faisant du français l’antagoniste et de Senna le héros. Sans vraiment plus de nuances. Concernant la musique, ils étaient trois : Lucas Marcier, Rogério Costa Jr. Et Fabiano Krieger. A noter qu’en 2010 un film-documentaire lui avait déjà été consacré… Et puisqu’on parle de documentaire…
[Override, from Formula 1 : Drive to Survive by Daniel Burrows]
Je vous le disais en tout début d’émission : la saison 8 de Formula 1 : Drive to Survive (ou Pilotes de leurs destins, en version française) vient de débarquer sur Netflix… Juste à temps pour bien se rafraîchir la mémoire sur le championnat du monde 2025 avant d’attaquer celui de 2026. Et de tous les films, séries, docus… ou productions en général… qui ont être cités jusqu’ici, c’est bien celle-ci que je vous conseille le plus ! Déjà 8 ans que, chaque année, les équipes de Netflix opèrent en immersion totale au sein de toutes les écuries, au cœur de toutes les courses… et parfois même dans tous les foyers des pilotes, dirigeants ou constructeurs. C’est extrêmement bien filmé. Dedans comme au dehors des voitures. Ça rend chaque résumé de course d’autant plus passionnant qu’ils ont pris le temps de développer le contexte humain et les principaux enjeux qui se déroulent précisément durant celle-ci… Grace à Drive to Survive, les pilotes ne sont plus de seuls petits casques ronds qui tournent en rond dans leurs bolides des temps modernes… Dorénavant, on les connait. Et, de fait, on vibre d’autant plus intensément pour eux et avec eux. Bon sang, cet épisode 5 de la saison 7… Je ne m’en suis toujours pas remis…
[EXTRAIT : Drive to Survive – Season 7 / Episode 5]
Suivre la course est une chose… La comprendre, qui plus est viscéralement, en est une autre. Et c’est très précisément l’effet que Drive to Survive a eu sur moi. Cette série-documentaire, c’est le guide idéal pour tous les néophytes qui souhaiteraient mieux appréhender, et donc comprendre, ce qu’il se passe réellement dans le film… F1.
[Drive, from F1, The Movie by Ed Sheeran]
Bon, je ne vais pas forcément en rajouter des caisses puisque le film est revenu de façon transversale tout au long de l’émission… juste le temps de vous dire que, si vous ne l’avez pas encore vu… jetez-vous sur le F1 de Joseph Kosinski. Produit en partie par Lewis Hamilton… Sept fois champion du monde, faut-il le rappeler ? Le film avait pour volonté d’assurer l’immersion la plus fidèle possible à chaque spectateur présent dans la salle… et la mission est largement accomplie. Comme pour Top Gun Maverick, le réalisateur a fait concevoir des caméras haute définition uniques… capable de se fondre dans le décor et d’assurer des rotations et mouvements totalement inédits. Aucun fond bleu… tout est tourné sur la piste… ou plutôt les pistes… avec Brad Pitt et Damson Idris à fond les ballons dans leur APXGP fictive ; zigzagant entre les 20 meilleurs pilotes du monde et leurs voitures… bien réelles elles-aussi. L’histoire est simple… et typiquement hollywoodienne, c’est vrai. Mais les détails sont nombreux… et précis. Sur un grand écran, les sensations sont garanties…
[Red Flag, from F1, The Movie by Hans Zimmer]
En toute franchise : la partition d’Hans Zimmer est cool. Et je l’écoute même assez souvent. Surtout en voiture, rien d’étonnant. En revanche, elle n’a rien ni d’exceptionnel ni de révolutionnaire… Contrairement à ce que le compositeur affirme lui-même dans les bonus du blu-ray… Pardon, mais franchement ça m’a choqué. Il y dit très clairement que peu importe ce à quoi le public peut s’attendre… sa partition sera « even more fabulous »… faut oser quand même. De même, il explique également puiser dans le bruit des moteurs et des courses en général pour construire quelque chose d’unique et authentique… Et là encore, re-pardon, mais faut pas déconner… C’est pas parce qu’un circuit, c’est rond, que des boucles musicales suffisent à faire la blague. Alors, même si ça fonctionne plutôt très bien à l’image et que c’est aussi sympa hors contexte… C’est pas non plus la BO de l’année, hein… Ni même de la décennie. C’est pourquoi je vais refermer cette émission non pas du Zimmer… Mais sur du Randy Newman ! Parce que bon… Qui dit courses de voitures dit également… Cars, par Disney/Pixar en 2006 ! Et par la même occasion, ça montre aussi qu’il n’y a pas que les effets à tendance électro qui se prêtent bien à l’exercice… On peut faire du 100% symphonique… C’est pas interdit ! Moralité : la réponse à notre question de savoir si la musique pouvait survivre au bruit des moteurs… Eh bien, j’espère que ce petit tour d’horizon vous aura démontrer que oui ! Sur ce, à très vite… et bon début de championnat 2026 ! Allez, Charles… C’est ton année… C’est ton année, j’te dis !
[The Big Race, from Cars by Randy Newman]
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