Après avoir analysé les forces en présence dans les groupes A et B de la Coupe du monde, le focus se déplace désormais vers les groupes C et D. Si le premier semble offrir une voie royale au Brésil, le second s’annonce comme l’un des plus indécis de cette phase de poules.
Groupe C : le Brésil face au défi des Lions de l’Atlas
Le groupe C propose un mélange de styles entre le Brésil, le Maroc, l’Écosse et Haïti. Ici, la hiérarchie semble claire sur le papier, mais la réalité du terrain, surtout sur le sol américain, pourrait réserver quelques surprises.
Le favori : le Brésil, La Seleção arrive en Amérique du Nord avec une étiquette de grandissime favori de son groupe. Après plusieurs désillusions lors des dernières éditions, les Brésiliens disposent d’un effectif qui arrive à maturité. Pour le Brésil, finir premier de ce groupe n’est pas seulement une question, c’est une nécessité pour éviter un huitième de finale précoce contre un cador du groupe D.
Le challenger : le Maroc, les Lions de l’Atlas, demi-finalistes héroïques au Qatar en 2022, ne sont plus une équipe que l’on prend à la légère. Ils représentent le principal danger pour les Brésiliens. Si le Maroc parvient à accrocher un nul contre le Brésil, la première place se jouera sûrement à la différence de buts.
L’outsider : les Écossais reviennent sur le devant de la scène mondiale avec une équipe solide. S’ils semblent techniquement un cran en dessous du duo de tête, ils sont capables d’épuiser n’importe quel adversaire physiquement. Leur match face au Maroc sera probablement la finale pour la deuxième place.
Le petit poucet : Haïti en Coupe du monde pour la première fois jouera chaque match comme une finale. Bien que leurs chances de qualification soient mathématiquement faibles, leur présence apporte une ferveur particulière.
Groupe D : un piège pour les USA dans cette coupe du monde a domicile
Le groupe D est sans doute l’un des plus homogènes de cette Coupe du monde. Composé des États-Unis, de la Turquie, du Paraguay et de l’Australie, il ne comporte aucun « monstre », ce qui rend chaque point crucial.
Le favori : les États-Unis en tant que co-organisateurs ont une pression immense sur les épaules. Favoris du groupe ils possèdent une génération dorée qui évolue dans les plus grands clubs européens. L’avantage du terrain sera un moteur, mais pourrait aussi devenir un frein si le premier match ne se passe pas comme prévu. Leur objectif est de sortir en tête.
Le challenger : la sélection turque portée par une jeunesse talentueuse et une ferveur nationale a les armes techniques pour dominer ce groupe. Tactiquement, la Turquie est souvent imprévisible, capable de battre les meilleurs comme de perdre contre plus faible. S’ils trouvent de la régularité, ils pourraient bien prendre la première place de ce groupe.
L’outsider dangereux : le Paraguay est une équipe rugueuse, très difficile à manœuvrer. En Amérique du Sud, ils ont prouvé qu’ils savaient faire déjouer les meilleures attaques. Dans un groupe aussi serré, leur maîtrise des coups de pied arrêtés pourrait faire la différence sur des scores serrés.
Le trouble-fête : les Socceroos d’Australie sont les spécialistes des exploits contre toute attente. Très disciplinés et dotés d’un physique impressionnant, ils ne lâchent jamais rien jusqu’à la 90e minute. Dans un groupe aussi indécis, ils peuvent venir chercher une place qualificative.