Aujourd’hui sort en salle « Pour le plaisir », une comédie française réalisée par Reem Kherici avec Alexandra Lamy et François Cluzet. Dans ce film, le taboo des sextoys revient une nouvelle fois à l’affiche abordé via le prisme de l’humour et du plaisir féminin. À cette occasion, on a pensé qu’il était de circonstance de revenir sur les do et les don’t de l’utilisation des sextoys.
« Pour le plaisir » retrace avec humour l’histoire de la création du Womanizer. Si la comédie souligne l’importance de faire attention au plaisir de son ou sa partenaire, il nous rappelle surtout que la technologie peut donner un coup de pouce (sans mauvais jeu de mot) quand il s’agit de se faire plaisir. Malgré tout, il y quelques règles à garder en tête lorsqu’on cherche à se procurer un sextoy,
1 – Bien choisir son sextoy
Ici, pas de technique magique pour savoir ce qui va vous convenir du premier coup. Si il faut tester pour savoir ce qui vous conviendra le mieux (à vous ou à votre partenaire), il y a quand même quelques règles universelles.
D’abord, on fait attention à la composition. On essaye de privilégier le silicone médical. Cela va sans dire, on évite les objets lambda qui ressemblent plus ou moins à des sextoys. Alors oui, parfois les prix peuvent être un peu décourageants, mais ce n’est pas une raison pour se croire dans un film et utiliser sa brosse à dents électrique à la place d’un vrai vibromasseur sous prétexte que vous en avez déjà une chez vous.
2 – Les jouets aussi ça se lave (pas négociable)
Ce n’est pas parce que l’on utilise un objet plutôt qu’une partie du corps qu’il faut oublier de le nettoyer. Vous ne savez pas où il a traîné avant d’arriver entre vos mains, ni quelles petites bactéries sont venues se déposer dessus depuis la dernière fois que vous l’avez sorti du tiroir. Alors on lave bien ses jouets avant et après utilisation (oui oui, même si vous venez de l’acheter et qu’il est tout neuf).
Et on fait ça correctement. Pas de produit trop agressif sous prétexte de désinfecter, soyons un peu attentif à ce qui entre en contact avec ces objets intimes. On fait simple : de l’eau (tiède de préférence) et du savon (pH neutre, parce que quand même ça touche des zones sensibles).
3 – On se détend
Comme pour le point précédent, partie du corps ou pas, on se protéger. On n’hésite pas à mettre une capote quand on ne l’utilise pas tout(e) seul(e), parce que ce genre d’objets aussi peut transmettre des MST. On évite aussi de passer de l’arrière à l’avant (dans le cas des femmes) pour s’épargner les infections et autres joies qui peuvent se faufiler. Ou alors, si vous avez bien suivi, on lave entre les différents « moments » (ou on change de capote).
4 – On le range où ?
Alors déjà, on évite de le laisser à l’air libre. Si on peut sûrement s’accorder sur le fait que personne n’aime entendre « au fait, je suis tombé sur ton sextoy en cherchant un truc dans ta chambre », c’est surtout, là encore, question d’hygiène. Pour éviter les bactéries dont on parlait plus haut, mais aussi par exemple la poussière ou le plastique fondu à cause du soleil, il vaut mieux prendre l’habitude de le remettre dans son étui ou de le ranger dans un tiroir (sombre, sec, pas au chaud et surtout propre).
5 – Le consentement
Last but not least, on oublie surtout pas le consentement quand on fait ça à plusieurs. Ce n’est pas parce que vous n’utilisez pas votre corps mais un objet extérieur qu’il faut oublier de demander si tout va bien, si votre partenaire est d’accord ou non, ni même ce qu’il ou elle préfère.
Le plus important, cela va de soi, c’est de ne pas se mettre la pression. On se détend, on ne se force à rien, parce que le but c’est avant tout de prendre du plaisir, et de faire ça en toute sécurité.