L’inquiétude monte autour de la jeune Française, auteure d’un parcours absolument incroyable à Roland Garros l’an passé. Elle a réalisé l’exploit d’atteindre les demi-finales en éliminant sur sa route des joueuses telles que Madison Keys ou encore Mirra Andreeva, actuelle 5e mondiale. Mais une question demeure désormais : sera-t-elle bien présente à Roland-Garros ?
Une carrière marquée par les coups durs
Pour comprendre où en est Loïs Boisson aujourd’hui, il faut remonter un peu en arrière. En mai 2024, la Dijonnaise s’était hissée au 150e rang mondial et s’apprêtait à réaliser son rêve : jouer Roland-Garros pour la première fois. Raté. Une semaine avant le début du tournoi, elle se déchire les ligaments croisés antérieurs du genou gauche lors d’un match contre Fiona Ferro au Clarins Trophy. Neuf mois de rééducation, une cagnotte en ligne pour financer ses frais de compétition, et une remise à zéro totale.
Mais Loïs Boisson, c’est quelqu’un qui sait se relever. De retour à la compétition en janvier 2025, elle enchaîne les victoires sur terre battue, remporte un titre et convainc les organisateurs de Roland-Garros de lui accorder une wildcard. La suite, tout le monde la connaît : des victoires sur Mertens, Kalinina, Jacquemot, Pegula et Andreeva, une demi-finale historique, et une France entière scotchée devant son écran. De 361e mondiale à 43e en quelques semaines.Un vrai compte de fée pour Lois Boisson
Sauf que les contes de fées, ça ne dure pas toujours. Gênée à la cuisse après Roland-Garros, Loïs Boisson elle se blesse aux adducteurs lors de son titre à Hambourg, ce qui la prive de tournoi entre fin juillet et mi-août. Puis rebelote : en septembre, à Pékin, elle est contrainte à l’abandon, blessée à la cuisse gauche. Résultat : près de sept mois loin des courts.
Un retour qui ne se passe pas comme prévu pour Lois Boisson
Madrid, fin avril. Boisson foule enfin à nouveau un court en compétition officielle. L’espoir est là mais le résultat, lui, est brutal. Elle s’incline dès le premier tour face à l’Américaine Peyton Stearns sur le score de 6-1, 6-3 en à peine une heure de jeu. Difficile de juger trop sévèrement, elle-même le reconnaît : « J’y suis allée parce que j’avais besoin de retourner sur le circuit. Mais je n’étais pas forcément prête. »
Direction Rome ensuite, pour une deuxième tentative. Ses mauvaises sensations à Madrid l’ont convaincue de rentrer s’entraîner plutôt que d’enchaîner les tournois dans le flou. Elle y déclare se sentir « plus prête », mais le bilan reste le même : élimination au premier tour 6/2 6/3, pour une joueuse qui, il y a un an, battait des Top 10 à la chaîne sur terre battue, ces deux défaites de premier tour sont forcément déconcertantes

Roland-Garros : un enjeu colossal pour Lois Boisson
Loïs Boisson est bien inscrite au tableau de Roland-Garros 2026, où elle pointe actuellement au 46e rang mondial. Mais la situation est périlleuse. Elle devra défendre 720 points, soit plus de la moitié de son total actuel. En cas d’élimination précoce de Porte d’Auteuil, elle pourrait sortir du Top 150.
Autrement dit, le Grand Chelem parisien ne sera pas qu’une question de titre ou de prestige pour elle ce sera avant tout une course à la survie au classement. Si elle sort dès les premiers tours, la dégringolade pourrait être aussi rapide que l’ascension avait été fulgurante. Et sans le rythme de compétition nécessaire pour retrouver son meilleur niveau, l’équation s’annonce très compliquée. L’histoire de Loïs Boisson reste magnifique mais pour l’instant, elle se cherche encore un deuxième chapitre.