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Coupe du monde 2026 : pourquoi l’album Panini fait-il autant parler ?

Le 6 mai, les kiosques à journaux ont retrouvé une fièvre longtemps oubliée. Les enfants tirent leurs parents par la manche. Certains adultes font pareil, un peu moins discrètement. L’album Panini officiel de la Coupe du monde 2026 est enfin sorti. Et cette édition ne ressemble à rien de connu. Plus grande, plus dense, chargée d’une émotion particulière que peu de collections ont portée avant elle.

Une collection aussi grande que le Mondial

Cette édition commence par un chiffre : 980 stickers. C’est le plus grand album de l’histoire, et ça ne doit surprendre personne. Pour la première fois, la Coupe du monde réunit 48 nations, contre 32 lors de toutes les éditions précédentes. Chaque sélection dispose désormais de sa propre double page. L’album s’étale sur 112 pages. Il est tout simplement le plus volumineux jamais produit depuis que la maison italienne a lancé ses premières collections.

Parmi ces 980 vignettes, 68 sont classées comme spéciales. Imprimées sur un matériau premium, plus brillant et plus texturé que les autocollants ordinaires, elles relèvent d’une autre catégorie. Pour les plus chanceux, les Panini Extra Stickers ajoutent encore une dimension : 20 stickers uniques, chacun décliné en quatre coloris différents, glissés aléatoirement dans une pochette sur cent environ. Ce n’est plus une simple collection, c’est une loterie à chaque déchirage de paquet.

Or, comme toujours, la fièvre a un prix. À 1,50 euro la pochette de sept autocollants, compléter l’album intégral relève du marathon financier. Selon certains internautes adeptes de l’album, il faudrait dépenser environ 2 500. Les réseaux sociaux se transforment alors en marchés aux échanges informels. Les doublons circulent, les négociations démarrent dès les premières pochettes. Et quelque part, c’est peut-être ça aussi le vrai charme de ce rituel.

Un album qui sonne comme un adieu

Ce qui rend cet album vraiment unique dépasse le simple format XXL. En mai 2026, la FIFA a officialisé une rupture historique : à partir de 2031, c’est Fanatics, le géant américain du merchandising sportif, qui héritera de la licence exclusive pour les albums de stickers des Coupes du monde. Panini, partenaire depuis le Mondial mexicain de 1970, tire ainsi sa révérence après plus de 56 ans d’une collaboration que personne ne pensait voir s’arrêter.

Concrètement, deux rendez-vous subsistent. Cet album, le 15e du genre. Puis celui du Mondial 2030, organisé par le Maroc, le Portugal et l’Espagne, qui sera le tout dernier Panini officiel d’une Coupe du monde. Ensuite, Fanatics entrera en scène avec une offre différente. La société américaine a d’ores et déjà annoncé des cartes intégrant des fragments de maillots portés par les joueurs lors de leurs premiers matchs en sélection.

Finalement, c’est cette dimension crépusculaire qui explique en grande partie l’engouement du moment. Déchirer une pochette Panini, c’est un geste que des générations entières ont partagé. Des cours de récréation aux terrasses de café. Et savoir que ce geste a une date de fin lui donne une saveur nouvelle, presque mélancolique. Ceux qui collent leurs vignettes aujourd’hui écrivent, sans forcément le savoir, les dernières pages d’une longue histoire italienne.

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