Ce lundi 15 juin 2026 débute les épreuves des élèves de terminale (générale et technologique). La première épreuve ouvrant le bal est celle de la philosophie, durant 4h, de 8h à 12h. Pour rappel, cette épreuve est dotée d’un coefficient de 8 tandis que les autres enseignements de spécialités bénéficient d’un coefficient de 16. Découvrez dans cet article les sujets du bac de philosophie des séries générales et techno corrigés par l’IA.
Correction du bac général 2026
Dissertation 1 :
Sujet : Avons-nous la maîtrise de nos paroles ?
Introduction
Accroche : Le langage est souvent défini comme l’outil par excellence de la pensée rationnelle, ce qui suppose que nous l’utilisons à notre guise pour exprimer nos idées.
Définition des termes :
- Maîtrise : Pouvoir de direction, contrôle conscient, autonomie et responsabilité.
- Paroles : L’acte individuel de parler, l’utilisation concrète du langage par un sujet.
Problématique :
- Si la parole semble être le véhicule de notre liberté et de notre conscience, ne nous échappe-t-elle pas fréquemment ?
- Sommes-nous les véritables auteurs de ce que nous disons
- Notre parole est-elle déterminée par des forces qui nous dépassent (sociales, inconscientes, linguistiques) ?
Annonce du plan
I. Oui, la parole est l’expression d’un sujet conscient et libre
A. Le langage comme propre de l’homme et reflet de la pensée
B. Le langage comme outil de la volonté
C. La responsabilité morale et juridique de la parole
II. Non, notre parole nous échappe et nous détermine
A. L’inconscient psychique : quand la parole parle à notre insu
B. Le déterminisme social et culturel : nous sommes « parlés » par notre milieu
C. L’impuissance des mots à traduire la singularité de notre pensée
III. La maîtrise de la parole n’est pas un fait, mais une conquête philosophique et éthique
A. La psychanalyse : réapprendre à maîtriser sa parole par la parole
B. La rhétorique et le bon usage du logos
C. Le silence comme degré supérieur de la maîtrise
Dissertation 2 :
Sujet : Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ?
Introduction
Accroche : Le bonheur est souvent perçu comme une quête purement individuelle, un état de satisfaction intérieure propre à chacun. Pourtant, l’homme est, comme le dit Aristote, un « animal politique » destiné à vivre en communauté.
Définition des termes :
- Être heureux : Atteindre un état de satisfaction globale, durable et profonde (à distinguer du plaisir éphémère).
- Quand les autres ne le sont pas : Vivre au milieu de la souffrance, de l’injustice ou du malheur d’autrui.
Problématique : Le bonheur individuel est-il indépendant du sort d’autrui ?
Annonce du plan
I. Oui, le bonheur est une conquête intérieure indépendante d’autrui
A. La citadelle intérieure des Stoïciens
B. Le bonheur individualiste de l’Épicurisme
C. La distinction morale : le bonheur n’est pas le devoir
II. Non, le malheur d’autrui altère et fragilise notre propre bonheur
A. La pitié comme sentiment naturel et universel
B. La critique de l’illusion individualiste par Schopenhauer
C.
III. Le véritable bonheur se réalise dans et par la relation positive à autrui
A. L’amitié et la vie partagée comme conditions de la félicité
B. Le bonheur de l’action morale et du don
C. La reconnaissance et l’éthique de la responsabilité
Commentaire de texte :
Expliquer le texte suivant : Friedrich Nietzsche, Humain trop humain (1878)
Introduction
Situation du texte : Dans cet extrait, Nietzsche mène une réflexion critique sur la nature de la science. Il ne s’intéresse pas à ce que la science produit (les technologies ou les faits), mais à la manière dont elle pense (l’état d’esprit).
Thèse de l’auteur : La valeur suprême de la science ne réside pas dans ses découvertes ou ses résultats, mais dans sa méthode. Sans la maîtrise de cette méthode rigoureuse, le savoir accumulé est inutile et l’être humain retombe dans le fanatisme et la superstition.
Problématique : Qu’est-ce qui caractérise le véritable esprit scientifique ?
Annonce du plan
I. La primauté de la méthode sur les résultats : le cœur de l’esprit scientifique
A. La méthode comme véritable « conquête » historique
B. Le risque de régression : la fragilité de la civilisation
C. La définition de l’esprit scientifique
II. Le diagnostic de l’esprit non scientifique : l’illusion du savoir et le fanatisme
A. Le faux savoir des « gens cultivés »
B. La psychologie de la croyance : l’enthousiasme immédiat et le fanatisme
C. Les répercussions collectives : le danger politique
III. La solution nietzschéenne : l’apprentissage d’une science comme éthique de la prudence
A. Pratiquer une science « à fond »
B. La « défiance instinctive » et la « plus extrême prudence »
C. La science comme libération et hygiène de l’esprit
Correction du bac technologique 2026
Dissertation 1 :
Sujet : Débattre, est-ce chercher la vérité ?
Introduction
Accroche : Le débat est au cœur de notre vie démocratique et intellectuelle. On aime penser que lorsque deux personnes débattent, elles confrontent leurs arguments pour faire jaillir la lumière et progresser vers le vrai.
Définition des termes :
- Débattre : Échanger des opinions contradictoires sur un sujet donné. Cela implique une confrontation verbale structurée.
- Chercher la vérité : S’engager dans une démarche honnête et rationnelle pour s’approcher d’une connaissance conforme à la réalité (la vérité) et universellement valable.
Problématique : Le débat est-il une quête sincère et désintéressée du vrai par le dialogue, ou n’est-il souvent qu’un affrontement de pouvoir où l’on cherche simplement à avoir raison, peu importe le prix ?
Annonce du plan
I. Non, le débat est souvent le lieu de l’affrontement et de la manipulation, loin de la vérité
A. La critique platonicienne de la rhétorique et des sophistes
B. La dialectique éristique ou l’art d’avoir toujours raison
C. Le débat comme choc d’opinions subjectives
II. Pourtant, le dialogue rationnel est la condition nécessaire pour découvrir la vérité
A. Le modèle socratique de la maïeutique
B. Le doute et la confrontation comme moteurs de la science
C. La raison est universelle et se déploie à plusieurs
III. Au-delà du vrai scientifique, le débat vise une vérité politique et humaine
A. Le débat démocratique et la recherche du « juste »
B. La liberté de débattre comme rempart contre le dogmatisme
C. Débattre comme reconnaissance éthique d’autrui
Dissertation 2 :
Sujet : La technique peut-elle être mauvaise ?
Introduction
Accroche : Depuis Prométhée dérobant le feu aux dieux pour l’offrir aux hommes, la technique est le moyen par lequel l’humanité compense sa vulnérabilité naturelle et domine son environnement.
Définition des termes :
- La technique : Ensemble des procédés, des outils et des machines inventés par l’homme pour transformer le réel et satisfaire ses besoins.
- Peut-elle être mauvaise ? : Cela interroge à la fois l’efficacité (le dysfonctionnement, la destruction) et la moralité (le vice, le danger éthique, l’aliénation).
Problématique : La technique est-elle un simple outil neutre dont la valeur dépend exclusivement de l’usage que l’homme en fait, ou bien porte-t-elle en elle-même une logique autonome et destructrice capable de se retourner contre son créateur ?
Annonce du plan
I. Non, la technique est intrinsèquement bonne et neutre : elle est l’instrument de la liberté humaine
A. La technique remédie aux lacunes de la nature humaine
B. L’outil comme prolongement neutre de la volonté humaine
C. La technique comme moyen de libération et de progrès
II. Oui, la technique peut être mauvaise : l’aliénation et les dérives de l’âge industriel
A. L’aliénation de l’homme par la machine au travail.
B. Le danger de la technique autonome et le totalitarisme
C. La menace existentielle et écologique
III. La technique n’est mauvaise que par défaut de sagesse : la nécessité d’une éthique de la responsabilité
A. Le besoin d’un « supplément d’âme »
B. Le principe responsabilité de Hans Jonas
C. La subordination de la technique à la politique et à la raison
Commentaire de texte :
Expliquer le texte suivant: Paul Ricœur, le Juste (1995)
Introduction
Situation du texte : Dans cet extrait, Paul Ricœur mène une réflexion approfondie sur les origines de la justice institutionnelle et ses rapports complexes avec la violence, et plus particulièrement avec la vengeance.
Thèse de l’auteur : La véritable fondation de la justice dans une société repose sur la fin du droit à la vengeance individuelle. Pour exister, l’État doit confisquer le pouvoir de punir. Cependant, la justice pénale garde en elle-même la trace civilisée de cette violence originelle.
Problématique : Comment la justice parvient-elle à rompre le cercle vicieux de la violence individuelle tout en conservant, paradoxalement, une forme de violence institutionnelle à travers la punition ?
Annonce du plan
I. La vengeance : le simulacre de la justice et la forme la plus tenace de violence
A. L’élargissement de la notion de violence
B. L’illusion de se faire justice soi-même
C. Le cercle vicieux de la violence privée
II. L’acte fondateur de la justice : la confiscation du pouvoir par la puissance publique
A. La rupture avec l’état de nature et le monopole de la violence
B. Le rôle du tiers impartial : dire et appliquer le droit
C. Une dépossession nécessaire à la paix sociale
III. La persistance de la violence originelle dans le système pénal
A. La marque visible de la violence légitime
B. La punition comme métamorphose de l’expiation
C. L’exigence morale d’une justice qui dépasse la simple punition