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Mondial 2026 : Trump a-t-il vraiment fait retirer un carton rouge ?

Le meilleur attaquant de l’équipe des Etats-Unis n’aurait pas dû jouer les huitièmes de finale contre la Belgique, le 6 juillet. La Fifa en a décidé autrement en annulant son carton rouge, après un coup de fil du président américain qui s’en félicite.

Ils éliminent la Bosnie-Herzégovine du tournoi, le 2 juillet dernier. Si l’équipe américaine atteint les huitièmes de finale sans difficulté (2-0), on ne peut pas en dire autant pour Folarin Balogun. Le buteur de l’AS Monaco s’est pris un carton rouge. La faute d’après l’arbitre ? Avoir marché sur le talon du défenseur bosniaque Tarik Muharemovic. Un geste classé dangereux mais Donald Trump n’est pas de cet avis. « J’ai vu l’action. Ce n’était pas une faute. Ce n’était même pas une infraction. C’étaient deux gars qui couraient à toute vitesse et qui sont entrés en collision par hasard », affirme-t-il aux journalistes.

Levier juridique inexistant

C’est le représentant de la Maison blanche pour la Coupe du monde qui alerte Donald Trump. Il propose de mettre des avocats de la Maison blanche à disposition de la fédération pour faire appel de la sanction. Mission impossible pour elle. Le chef de la diplomatie Marco Rubio déclare que les Etats-Unis « se sont fait entuber par un carton rouge » et qu’« il faudrait une procédure d’appel pour ça ».

Face à la polémique qui prend de l’ampleur, Donald Trump prend les choses en main. Il appelle lui-même le patron du football mondial, Gianni Infantino, remettant en question les compétences de l’arbitre. A la fin de la semaine, Infantino cède. Le carton rouge est annulé, transformé en un an de mise à l’épreuve pour le joueur.

Trump gronde, Infantino écoute

Réaction indignée de la Belgique. Elle tente, à son tour, de faire un recours contre cette décision. La Fifa le juge « irrecevable ». L’organisation réaffirme son indépendance face à la fédération mais elle est accusée de faire une exception pour Trump. Infantino est acquis à la cause du président américain. « Si je pense qu’il y a un problème de sécurité, j’appellerai Gianni, qui est formidable, et je dirai, ‘déplaçons [le match] vers un autre endroit’. Et il le ferait », déclarait déjà Trump en octobre dernier. La proximité entre les deux hommes n’est pas un secret.

ITV Sport parle de « copinage » ; la Radio Télévision Suisse dénonce une « ingérence politique ». Des accusations balayées de la main par la Fifa qui justifie que sa décision est conforme au règlement. L’article 27 autorise de suspendre une sanction, comme un carton rouge. L’organisation nie avoir obéi à Donald Trump, qui se défend aussi face à la presse internationale. « Je ne leur ai pas dit quoi faire. Je ne peux pas leur dire quoi faire. »

Il souligne avoir plaidé pour un jeu d’égal à égal. « Nous devons avoir nos meilleurs joueurs et la Belgique doit avoir ses meilleurs joueurs. Qu’on perde ou qu’on gagne, au moins, c’est à la loyale. »

Malgré un jeu à onze joueurs de chaque côté, la Belgique élimine les Etats-Unis (4-1) le 6 juillet. Sans but de Balogun. L’heure est à la revanche chez les Belges.« Qui vas-tu appeler maintenant Donald ? » questionne le média Nieuwsblad.

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