Le décès du roi Harald V de Norvège, ce vendredi 28 août, remet les 12 monarchies européennes sous les projecteurs.
La monarchie norvégienne perd l’un de ses visages les plus connus. Harald V, roi depuis 1991, est mort ce vendredi 28 août à l’âge de 89 ans. Hospitalisé à Oslo depuis la mi-août, le souverain souffrait d’une maladie du sang : l’anémie hémolytique.
Norvège : une monarchie sous pression
Avec la disparition d’Harald V, son fils Haakon VIII lui succède. Si le roi est chef de l’Etat, il n’a aucun pouvoir politique.
Le nouveau roi doit désormais redorer l’image d’une famille fragilisée par plusieurs polémiques, comme les liens de son épouse Mette-Marit avec Jeffrey Epstein.
Danemark : roi plus tôt que prévu
Si le roi de Norvège refusait d’abdiquer, sa cousine Margrethe n’a pas hésité. Depuis 2024, son fils Frederik X représente un pays où la famille royale reste très populaire mais ne gouverne pas.
Suède : la reine sera une femme
La fille du roi Carl XVI Gustaf est essentiellement cérémoniel. Sa fille, Victoria, doit lui succéder, avant sa petite-fille Estelle. La monarchie de Suède se distingue par cette succession féminine : les règles ont été modifiées pour permettre à Victoria de devenir héritière, devant son jeune frère.
Royaume-Uni : la monarchie la plus célèbre
Avec Charles III, le Royaume-Uni conserve la monarchie européenne la plus connue. Le roi représente l’Etat et remplit surtout des fonctions constitutionnelles et cérémonielles.
Couronnements, mariages, divorces ou scandales familiaux font régulièrement la une des médias du monde entier. C’est aussi la monarchie longtemps incarnée par Elizabeth II, morte en 2022 après 70 ans de règne.
Espagne : le souvenir encombrant de Juan Carlos
Roi depuis 2014, Felipe VI représente l’Etat et intervient dans la formation des gouvernements, sans diriger le pays.
La monarchie reste très marquée par son père, Juan Carlos Ier. Autrefois adulé pour son rôle dans la transition démocratique, son image est écornée, notamment après un voyage pour chasser l’éléphant au Botswana.
Pays-Bas : le roi qui pilotait des avions
Willem-Alexander est roi depuis 2013. Comme ses voisins, il a surtout un rôle représentatif.
Le roi néerlandais a longtemps eu une deuxième vie. Pendant plus de 20 ans, il travaille comme copilote pour KLM, sans révéler son identité aux passagers.
Belgique : une future reine pilote de chasse
La fille de l’actuel roi Philippe et héritière au trône, Elisabeth, pourrait devenir la première femme à régner sur la Belgique.
Elle marche dans les pas de son père, anciennement pilote de chasse, en suivant une formation militaire. Une manière d’incarner une monarchie qui cherche à rester proche des institutions du pays.
Luxembourg : un grand-duc, pas un roi
Dans cette monarchie, le chef de l’Etat est le grand-duc Guillaume. Ce titre est la principale particularité du pays : le Luxembourg est le seul Grand-Duché souverain au monde. Le grand-duc exerce ses fonctions avec le gouvernement, dans un système où son pouvoir politique reste limité.
Liechtenstein : ici, le prince a du pouvoir
Le petit Liechtenstein fait figure d’exception parmi les monarchies européennes. Le prince Hans-Adam II reste le souverain, même si son fils Alois exerce déjà une grande partie de ses fonctions. Surtout, le prince dispose de pouvoirs réels : il peut notamment s’opposer à certaines décisions politiques. En 2003, les électeurs votent même pour renforcer ses pouvoirs. Une situation très différente de celle du Royaume-Uni ou de la Suède.
Monaco : un prince aux pôles
Chef de l’Etat, le prince Albert II dispose de pouvoirs plus importants que les rois des monarchies parlementaires, même si Monaco reste une monarchie constitutionnelle.
Albert II est aussi connu pour son engagement écologique. En 2006, il se rend au pôle Nord en traîneau à chiens, devenant le premier chef d’Etat à atteindre le pôle Nord.
Andorre et Vatican : deux monarchies à part
L’Andorre a une organisation unique : elle possède deux chefs d’Etat, les coprinces, qui sont le président français et l’évêque d’Urguell, en Espagne.
Au Vatican, le pape est le chef d’Etat dans une monarchie, là aussi, non héréditaire : à sa mort ou en cas de démission, un conclave élit son successeur.