Après deux ans d’attente, TF1 propose enfin la saison 2 de Cat’s Eyes avec beaucoup de nouveautés. Toujours pour notre plaisir ?
Quelques mois après leur dernier coup, les Cat’s Eyes sont de retour, plus déterminées que jamais : pour sauver leur père, dont elles viennent de retrouver la trace, elles sont résolues à faire tomber le plus important réseau de trafiquants d’art en France. Les trois sœurs se lancent dans une nouvelle série de vols spectaculaires qui va les emmener du Musée d’Orsay au Centre Pompidou, en passant par l’impressionnant Mont Saint-Michel ! Sur terre ou en l’air, elles vont aussi devoir se surpasser pour cambrioler un train en marche et s’échapper d’une banque ultra-sécurisée par le sommet de la Tour Montparnasse.
L’essentiel par Alexandre Laurent
La liberté que j’ai réussi à prendre par rapport à la première saison vient du fait que la saison 1 a plu à Monsieur Hojo. Je me suis donc senti plus légitime pour approfondir et changer des choses. J’ai beaucoup appris en saison 1 sur la gestion de l’action, ce qui m’a permis de prendre plus de temps pour intégrer la comédie et l’émotion dans les scènes. Nous avons ainsi amené plus de comédie et de drama, un registre dans lequel je suis plus à l’aise. Cette année, en saison 2, il y a de la vraie émotion ; j’ai été cueilli plusieurs fois sur le tournage par des scènes qui m’ont tiré des larmes. Je trouve qu’on a aussi une fin de saison qui conclut magnifiquement les relations des uns et des autres avec un vrai début, un milieu et une fin.
On aime ?
Même si la saison 1 de Cat’s Eyes contenait son lot d’éléments à améliorer, nous n’avions pas boudé notre plaisir en découvrant ce « prequel » aux aventures de ces héroïnes que l’on connaissait par l’animé ou le manga. Mais à la faveur de cette saison 2, le constat est implacable : l’efficacité est montée de plusieurs crans et le plaisir tout aussi décuplé.
Tout en conservant une structure à épisode réussie avec une oeuvre / un lieu à cambrioler, la série se paye le plaisir non négligeable de jouer avec une mythologie bien plus réussie. A cheval entre un réalisme assumé et un aspect cartoonesque ultra maîtrisé (notamment grâce aux personnages féminins, nemesis de nos héroïnes). Jamais le spectateur ne boude son plaisir devant ces nouveaux épisodes, ces moments de bravoure même à l’image de l’ouverture de la saison au Mont St Michel.

Chacune des 3 Cat’s Eyes monte d’un cran encore dans le jeu et c’est l’assurance de Claire Romain, qui a beaucoup tourné depuis la saison 1, qui fait vraiment plaisir. Mais Constance Labbé trouve ici une place de grande soeur bien plus affirmée, à l’image de ce très fort épisode 4, à cheval c’est le cas de le dire entre plusieurs registres.
Et c’est aussi l’une des grandes réussites de cette saison : sans oublier l’action que l’on aime voir, la série se penche aussi sur ses personnages qu’elle ne laisse jamais en arrière. La sororité de nos 3 héroïnes s’affirme de plus en plus et fait vraiment du bien à voir.
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Dernière grande réussite de la série c’est l’arrivée de Tom Leeb dans le rôle du Marquis. Tout à la fois dandy voleur, espiègle et voleur hors pair, il apporte à la saison un vrai plus, un charme indéniable avec son jeu cabotinant juste comme il faut. De bonnes augure pour le découvrir bientôt dans la peau de Robin, toujours sur TF1. Son jeu de chat et de la souris avec les sœurs Chamade est tellement bien mené qu’il relègue au second plan celui avec la police, un peu redondant. Et c’est là qu’on se rend compte qu’un motif répétitif en animé est moins efficace en série live.

Au final, Cat’s Eyes saison 2 est une très jolie réussite qui s’inscrit dans les belles aventures de séries d’action mises en chantier en France depuis quelques mois. Alexandre Laurent confirme sa grande capacité de directeur d’acteurs et d’actrices et sa redoutable capacité à mener de très gros barnums tel que celui-ci. Il s’amuse avec ses séries, il s’amuse avec ses comédiens et comédiennes et ça se voit. On a qu’une hâte : voir ce qu’il nous prépare en saison 3.