Dans le cadre de 190 millions euros d’économies décidées par l’Etat, le gouvernement a annoncé la fin de la chaîne France Ô après le basculement sur Internet de France 4.

L’audiovisuel public (radios, chaînes de télévision détenus en totalité ou majorité par l’Etat) va devoir réduire ses dépenses de 190 millions d’euros dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel voulue par la ministre de la culture Françoise Nyssen. Ces économies de 190 millions vont s’étaler jusqu’à 2022 et vont concerner France Télévisions, Radio France, Arte France, France Médias Monde, l’Institut national de l’audiovisuel et TV5 Monde.

Dès 2019, l’ensemble des économies se devra d’être de 35 millions d’euros dont 25 millions par France Télévisions.

France Télévisions en première ligne

Le gros des économies devra être réalisé par France Télévisions qui va devoir réduire ses dépenses de 160 millions, soit 6% de son budget en 2018. Cela va passer par la disparition annoncée de France 4 sur la TNT pour être diffusé uniquement sur Internet mais aussi par la fin de France Ô, chaîne des outre-mer d’ici 2020 et donc des réductions d’effectifs.

« L’audience de France Ô est faible et ce sont les ultramarins qui se regardent entre eux. C’est une chaîne ghetto qui ne fonctionne pas » déclare le cabinet de la ministre de la culture, François Nyssen. En parallèle de cette suppression de France Ô, le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé le renforcement des médias publics ultramarins afin de donner plus de leur donner plus de visibilité à l’avenir dans différentes émissions des chaines principales, France 2 et France 3.

Radio France préservée

Radio France (France Inter, France Bleu, Franceinfo, France Culture, France Musique) ne devra réaliser que 20 millions de coupe de dépenses d’ici 2020, ce qui ne représente que 3% de son budget 2018.

Sur les 190 millions d’euros, les 10 millions d’économies restants seront pris en charge par Arte France, France Médias Monde, l’Institut national de l’audiovisuel et TV5 Monde.

A lire aussi : TF1, France Télé et M6 s’allient pour contrer Netflix