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L’Idéal de Beigbeder, l’humour pour écraser la réalité

Capture d'écran de la bande-annonce

Dans un monde de la mode où tout est fait pour que les femmes se sentent mal en voyant les mannequins, le personnage principal, Octave, doit chercher les nouveaux visages du milieu. Un moyen pour Frédéric Beigbeder de dénoncer une dictature du parfait.

Alors que ses derniers films 99 Francs et L’Amour dure trois ans ont été d’énormes succès et sont reconnus comme des films classiques désormais, Frédéric Beigbeder a annoncé son film L’Idéal qui sortira en juin dans les salles. Dans son film 99 Francs, le domaine de la publicité est critiqué et il en dresse une satire qui lui a même valu un renvoi de l’entreprise publicitaire dans laquelle il exerçait à l’époque. Cette fois-ci, c’est le monde de la mode, de la cosmétique et de la beauté parfaite qui est l’objet du film.

Toujours le même personnage, Octave, ancien publicitaire, s’est reconverti dans la mode et travaille en tant que “model scout”. Il est l’homme qui doit dénicher les futurs visages parfaits de ce monde. Éternellement déchu et attachant, le personnage utilise plutôt ce métier pour boire, se droguer et profiter des jeunes filles qu’il rencontre en leur promettant un avenir meilleur.

Un thème encore une fois bien propre à Frédéric Beigbeder

commons.wikimedia.org

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Habitué des films sur la société de consommation et le capitalisme excessif, Frédéric Beigbeder mène là un combat qui lui est maintenant habituel. Alors que la grande majorité du film se déroule en Russie et que les signaux communistes y sont multiples, Octave Parango semble être un éternel déçu du système de consommation dans lequel il exerce. Ce métier n’est pour lui qu’une échappatoire, une manière de vivre autrement.

Le film est en tout cas très réussi, en quelques secondes le rire et le sérieux sont mêlés et même lorsque l’humour semble être le point majeur du film, le message est en réalité très clair et témoigne d’une contestation énorme. Le casting aussi est touchant et réussi, chaque acteur semble être à l’aise dans le corps de son personnage et ne forme qu’un avec son rôle. Entre haine et amour, dédain et passion, le film fait vivre un réel panel d’émotion au spectateur.

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