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Basket – Coupe des Landes : Boris Diaw et Biscarrosse sortent l’Elan Tursan pour rejoindre l’ESMS en finale

Hier après-midi, le Biscarrosse Olympique s’est offert un ticket pour la grande finale de la Coupe des Landes en battant l’Elan Tursan, 99-77.

Dans une ambiance exceptionnelle où 2500 personnes étaient présentes dont Ronny Turiaf, champion NBA en 2012 avec Miami et les « Heatles » et Jérôme Fernandez, quadruple champion du monde de handball avec l’Equipe de France, le Biscarrosse Olympique (D3) affrontait l’Elan Tursan (R1) dans les Arènes de Gamarde-les-Bains. L’enjeu n’est ni plus ni moins qu’un ticket doré que l’ESMS a déjà validé pour la finale de la Coupe des Landes vendredi soir en sortant le TBC.

Avec une préparation moindre depuis sa qualification contre Coteaux du Luy à Parentis-en-Born en mars, le BO faisait face à une équipe qui participait à ses premières demi-finales de Coupe des Landes et venait de valider sa montée en Nationale 3, constituant un momentum important pour les rouges et jaunes de Kevin Sebie. En partant avec une avance de 35 points (cinq divisions d’écart séparent les deux équipes), comment les vétérans allaient se comporter ?

Avec peu de préparation, la  »Bande à Boris » doit se donner pour accéder à la finale. (CREDIT : Vincent Chardac/VL)

Le match

Eh bien, ce fut le jour et la nuit. Dès l’entame, la fougue de l’Elan Tursan pousse les Biscarrossais à se mettre en intensité dès le début du jeu. Si ces derniers arrivent à contenir l’énergie des Tursanais en ne perdant que quelques points d’avance (48-19, +29 à la fin du premier quart temps), on commence à sentir une certaine nervosité chez les bleus et blanc, avec des fautes faciles qui obligent Paco Laulhé à prendre un temps mort pour rassembler la bande. Boris Diaw (11 points) détend un peu l’atmosphère avec un tir à trois points avant la pause, mais l’Elan Tursan y répond rapidement à son tour et dynamise son jeu. A la mi-temps, l’avance passe de 35 à 20 points.

A la reprise, la pression mise par l’Elan Tursan continue de durer et réduit l’écart à 16 points. A ce moment-là, pour les joueurs de Biscarrosse, on pouvait se demander si la rencontre n’allait pas prendre la même tournure qu’à Parentis-en-Born.  » »Il y’a toujours un moment dans le match où on sait que ca va être dur, ils vont mettre énormément de pression et on va subir défensivement. Après, on sait aussi qu’ils s’usent. Il faut réussir à subir cette pression pendant quelques moments sans prendre l’eau pour pouvoir bien finir le match. » s’est exprimé Diaw après la rencontre.

Mis sous pression par les joueurs et un public enflammé, Biscarrosse n’a pas lâché l’affaire contre l’Elan Tursan. (CREDIT – Vincent Chardac/VL)

Et effectivement, c’est encore une fois l’expérience des joueurs qui va vite répondre à la question : poussés, les exploits individuels du capitaine Kevin Beesley (15 points), Boris Diaw et Nicolas Gayon (15 points) permettent aux vétérans de maintenir un écart stable (+ 19) avant le dernier quart temps qui sera véritablement géré par Biscarrosse, comme si ce qui s’était passé avant n’avait pas eu lieu. Enervé par l’arbitrage quelques minutes auparavant, Simon Darnauzan lâche un tir à trois points et exulte avant que Gayon le suive dans la foulée. C’est à ce moment là que les rouges et jaunes vont capituler, épuisés par leurs efforts fournis plus tôt dans la rencontre. Leurs adversaires sont juste trop forts. Score final ? 99-77.

Direction la finale !

Après avoir sorti Saint-Médard, Haut-Mauco, le Real Chalossais, Côteaux du Luy et désormais l’Elan Tursan, l’aventure biscarrossaise folle touchera à sa fin le 1er juin prochain pour une finale historique dans les Arènes du Plumaçon (Mont-de-Marsan) avec une attente de 8000 personnes pour l’évènement. Face à la bande à Boris qui ne fait pas l’unanimité du public, ce sera l’ESMS (National 2) qui partira avec un handicap majeur de 49 points, un écart encore jamais vu dans la compétition. Mais Boris Diaw tenait à rappeler que ce ne sera pas du gâteau :  »On a vu encore l’ESMS qui a remonté 30 points en un quart temps et demi, donc on sait qu’ils en sont capables. Ca va être difficile parce que il y’a un niveau au dessus, je pense que c’est la meilleure équipe de cette Coupe des Landes donc ca va être très dur. »

Paco Laulhé, le coach du BO, n’en dit pas moins sur la formation de National 2 malgré l’avance qu’aura Biscarrosse pour débuter cette finale :  »On attend un miracle. Pour la première fois, on sera  »plus légers » à la mêlée. Là, on a toujours été plus lourds et ça va donner en face : à la première poussée, on va comprendre. Je pense qu’ils ont les moyens et qu’ils ont assez de détermination. Heureusement qu’ils veulent la gagner, c’est ce qui va donner le piment ! Est-ce qu’on peut se hisser au niveau de leur ambition, de leur intensité et de leur génie ? Ca va être très compliqué, à mon avis »

Il faudra se préparer le plus vite possible, car les jeux seront faits dans trois semaines seulement. Et normalement, sous le regard d’un certain Tony Parker…

Direction les Arènes du Plumaçon pour le BO. Soulèveront ils le trophée tant convoité, le 1er juin ? (CREDIT – Vincent Chardac/VL)
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24 ans, amateur de catch américain, basket-ball, de musique et de course automobile.
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