C’est la nouvelle que tous les fans de basket attendaient, la France organisera prochainement la Coupe du Monde de basket. Pour la toute première fois de son histoire, l’Hexagone sera le centre du ballon orange. Si l’on savait que la France était devenue une terre de talents, elle prouve aujourd’hui qu’elle est aussi une terre d’accueil majeure pour le sport mondial.
L’ombre géante de Paris 2024
Il faut être honnête, sans le succès des Jeux Olympiques, on n’en serait pas là. Personne n’a oublié les images du stade de Lille, plein à craquer avec presque 30 000 personnes pour des matchs de poule à 11 heures du matin. Les dirigeants de la FIBA ont compris ce jour-là que les Français ne s’intéressaient pas qu’au foot. Ils ont vu une ferveur réelle, un public qui connaît les systèmes de jeu et qui pousse derrière son équipe sans s’arrêter.
On se demande presque pourquoi ça a pris autant de temps. La France gagne des médailles, exporte ses talents en NBA par dizaines et possède l’un des meilleurs championnats d’Europe. Pourtant, le Mondial nous échappait toujours. Cette fois, le dossier français a écrasé la concurrence.
Le comité d’organisation veut surfer sur cette vague. L’idée, c’est de ne pas tout centrer sur Paris. Bien sûr, la finale se jouera sans doute à Bercy, mais le but est de faire vibrer des régions comme Lille ou Lyon où l’influence basket est énorme.
L’effet Wembanyama
Si le basket français est aussi vendeur aujourd’hui, il y a un nom que tout le monde a à la bouche : Victor Wembanyama. Avec « Wemby » dans nos rangs, la France est devenue l’équipe la plus excitante à suivre en dehors des États-Unis. Pour la Fédération, avoir un tel phénomène, c’est une garantie de remplir les salles et de vendre des droits télé à prix d’or.
Le soutien du public français s’annonce d’ores et déjà comme le véritable « sixième homme » de cette épopée. On l’a vu lors des derniers grands rendez-vous : quand les tribunes s’embrasent, l’atmosphère devient vite irrespirable pour l’adversaire notamment lors des jeux de Paris. Mais attention, cette ferveur est un cadeau à double tranchant. Pour les Bleus, l’enjeu sera de transformer cette attente nationale en un véritable atout.
Quel héritage pour le basket français après ?
Mais au-delà des dunks de Wembanyama et de l’ambiance survoltée des arénas, l’organisation d’un tel événement soulève une question de fond : que restera-t-il une fois le rideau tombé ? Pour la Fédération, l’enjeu ne se limite pas à soulever le trophée. L’objectif est de transformer ce coup de projecteur en un véritable accélérateur pour le basket amateur. On parle ici de rénover des gymnases vieillissants, de multiplier les terrains de 3×3 en libre accès dans les quartiers et de pérenniser le boom des licences que connaît le pays depuis quelques années. Ce Mondial doit être une vitrine, mais surtout un héritage pour la nouvelle génération qui grandis avec les nouveaux visages prometteurs du basketball français.
Le pari est donc lancé, la France a désormais quelques années pour prouver qu’elle sait organiser une Coupe du Monde aussi spectaculaire que ce qu’on voit de l’autre côté de l’atlantique.