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Blockbusters : Toujours plus chers, et pourtant…

summer-bombsAlors que des films à petit budget tirent leur épingle du jeu, les blockbusters de l’été enchainent flop sur flop. En pleine confusion, Hollywood s’inquiète et cherche les moyens de se remettre sur pied. Après After Earth de M. Night Shyamalan, Pacific Rim de Guillermo Del Toro, déjà sortis en France, White House Down de Roland Emmerich, Lone Ranger de Gore Verbinski et RIPD, seul World War Z — contre toute attente— est un succès.

Mauvais timing

La période des vacances d’été n’a jamais été très porteuse en terme de recettes. En effet, les producteurs ont compris que les périodes de fin mai début août et le mois de décembre sont celles qui permettent la meilleure affluence.

Cette année encore plus, on a assisté à un embouteillage massif de films à gros budget ce qui fait que le public se retrouve désemparé et n’a pas le temps de cibler ses attentes. Déjà, l’été 2015 est sûr de connaître le même problème avec notamment la suite des Avengers et Pirates des Caraïbes 5 chez Disney, Independence Day 2 chez Fox, Les Schtroumfs 3 chez Sony et Terminator on ne sait plus combien chez Paramount.

Une économie vitale mise à mal

Steven Spielberg défend ce phénomène en expliquant que plus un film est cher, plus le marché du showbizness américain se porte bien et permet de faire travailler vedettes, producteurs, agents, réalisateurs, techniciens cotés, créateurs d’effets spéciaux, sociétés de marketing et de relations publiques. Dans l’inconscient collectif, le cinéma américain se résume souvent à Hollywood seulement, sans prendre en compte l’apport des films indépendants. C’est un vrai problème. Pour les mêmes raisons qu’aujourd’hui, Hollywood a déjà connu des crises mais a su en tirer des leçons. Dès lors, des réalisateurs comme Coppola, Scorsese, Cimino et Schrader sont autant de bons exemples qui prouvent que le système peut repartir s’y on lui permet de se reconfigurer.

Hollywood a été confronté à un autre dilemme. Au tournant des années 70-80, les supports permettant d’accéder aux films se sont modernisés. Aux écrans de télévisions se sont ajoutés les ordinateurs, les lecteurs vidéos portables , les smartphones puis les tablettes. Vient ensuite à cela la démocratisation des connexions haut débit puis l’accès à des banques de données toujours plus colossales via Internet. Avec ces évolutions, parvenir à remplir les salles de cinéma ne pouvait se faire qu’en les repensant totalement. Un nouveau genre cinématographique voit le jour : le blockbuster.

Une habitude à revoir

Ces films sont de plus en plus formatés, et répètent les mêmes formules jusqu’à ce qu’une rencontre d’un nouveau type sorte du lot. Christopher Nollan en est le meilleur exemple et pour cause, il est devenue une sorte de garantie au syndrome bankable. Un autre défaut des films à mégabudget : leur consistance dépend de la 3D. En effet, souvent, les ressentis diffèrent entre un visionnage en 3D et un en 2D, ce qui prouve que les réalisateurs de blockbusters tendent à évincer le fond au profit d’un rendu vertigineux — ce qui reste l’intérêt du cinéma certes, mais poussé à l’extrême cela n’a plus aucun sens. Comme tout le monde n’est pas équipé de téléviseur 3D, une relecture en 2D va souvent provoquer un avis différent.

Pacific-Rim-Con-Footage-HD-0325

Alors, Hollywood subit-il un nouvel effritement? Pour l’Université de Caroline du Sud, les mégabudgets ne sont pas prêt de disparaître, mais cherchent à se concentrer encore plus systématiquement sur une formule préétablie. Pour le coup, les blockbusters qui se sont plantés étaient des idées plutôt «originales». Ce n’est pas le cas des franchises, qui elles sont assurées de pérenniser. A commencer par les histoires de super-héros, qui ont toujours un bel avenir devant elles. Les deux plus gros succès de l’été sont le dernier en date des Superman, Man of Steel et Iron Man 3, grand champion avec 1,2 milliard de recettes dans le monde. Ces films-là rassurent les financiers. Pas prêts de disparaître, ils sont toujours destinés aux multiplexes, pas seulement à la VOD.

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