Canneséries a dévoilé ce matin à la presse le programme de l’édition qui se tiendra du 23 au 28 avril prochain.
C’est dans une salle feutrée, à quelques pas des Champs-Élysées, que s’est tenue ce matin la conférence de presse de la neuvième édition de Canneseries. Neuf ans déjà que ce rendez-vous, imaginé sous l’impulsion du maire de Cannes David Lisnard, s’est imposé dans le paysage audiovisuel international. Neuf ans d’existence dans un contexte pourtant chahuté, entre multiplication des festivals et turbulences d’une industrie des séries en pleine mutation.
Et pourtant, Canneseries tient bon. Mieux : il affirme cette année encore son identité fondée sur la diversité. Diversité des formats — séries longues, courtes, documentaires, animation — mais aussi diversité des regards et des origines, avec plus de 17 territoires représentés, dont, pour la première fois, l’Iran en compétition.
Pendant six jours, du 23 au 28 avril, la Croisette deviendra une fois de plus un véritable laboratoire du récit sériel. Avant-premières, rencontres, dédicaces, conférences professionnelles via Canneseries Industry : tout est pensé pour faire dialoguer créateurs, diffuseurs, talents émergents et public. Une mécanique désormais bien huilée.
Cette neuvième édition marque cependant un tournant symbolique : elle sera la dernière orchestrée par Benoît Louvet. Figure centrale du festival, il aura largement contribué à son implantation et à sa reconnaissance, aussi bien auprès des professionnels que des médias. Son départ à l’issue de cette saison ouvre une nouvelle page pour l’événement.
Et la programmation ?
Côté programmation, la compétition officielle réunira huit séries longues, six séries courtes et cinq documentaires, évaluées par trois jurys distincts. Parmi les jurés, des personnalités comme Isabel Coixet, Simon Astier ou encore Vincent Elbaz. À cela s’ajoutent de nombreuses projections hors compétition et une série de rendez-vous « public ».

Si aucune série française ne figure en compétition cette année, la création hexagonale sera largement mise en avant à travers plusieurs avant-premières très attendues. Canal+ viendra notamment présenter la série internationale « Prisoner » portée par Tahar Rahim, ainsi que « Paris Police 1910 », nouvelle déclinaison de sa collection historique.
Parmi les autres temps forts, TF1 dévoilera « Zodiaque », tandis que France Télévisions présentera « L’Or Bleu », qui marque un retour assumé à l’esprit des grandes sagas estivales. Le public pourra également découvrir la saison 2 de « Brigade Anonyme », en présence notamment de Éric Cantona, ainsi que la nouvelle production OCS « Deep ».
Le patrimoine sériel ne sera pas en reste avec la célébration des 25 ans de Totally Spies ou Amicalement Vôtre, preuve que Canneseries sait aussi jouer sur la fibre nostalgique. Enfin, l’ambition patrimoniale se poursuivra avec l’adaptation du classique de Stendhal, « Le Rouge et le Noir », dans une nouvelle coproduction d’envergure.
Côté invités, le festival accueillera notamment Adam Scott, qui recevra un prix d’honneur, ainsi que Jisoo, star internationale de la K-pop, confirmant l’ouverture toujours plus globale de l’événement.
Canneseries semble faire le pari d’une programmation solide et cohérente. Une édition de transition, peut-être, mais qui confirme une chose : en moins d’une décennie, le festival s’est imposé comme un point de passage incontournable pour prendre le pouls de la création sérielle mondiale.