Une séquence diffusée dans Quotidien en pleine vague de canicule a déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux. Après une blague de Yann Barthès jugée méprisante envers les personnes vivant sous les toits, une pétition intitulée « Coupons la clim à Yann Barthès » a vu le jour. Lancée par l’enseignante et activiste Charlotte Ensaigne, elle a déjà réuni plus de 20 000 signatures.
Une blague sur la canicule qui ne passe pas
Tout est parti d’une séquence diffusée le 24 juin dans Quotidien. Alors que la France connaissait un important épisode de canicule, Yann Barthès a évoqué le caractère, selon lui, universel de cette vague de chaleur.
L’animateur a expliqué que tout le monde subissait les mêmes températures, qu’il s’agisse de citoyens ordinaires, de ministres ou encore du milliardaire Bernard Arnault. « Tout le monde a chaud », a-t-il affirmé avant d’ajouter que chacun était « logé à la même enseigne » face à la chaleur.
C’est la suite de son intervention qui a provoqué un tollé. Évoquant les personnes vivant sous les toits, souvent confrontées à des températures particulièrement élevées dans leur logement, Yann Barthès a ironisé sur leur situation. En riant, il a déclaré : « Il y a ceux qui vivent sous les toits (…). Ils se sentent autorisés à parler plus fort car « j’habite sous les toits ». Tout le monde s’en fout ! »
Rapidement relayée sur les réseaux sociaux, cette séquence a suscité de nombreuses critiques. Plusieurs internautes ont estimé que ces propos minimisaient les difficultés rencontrées par les personnes vivant dans des logements mal isolés, particulièrement exposés aux fortes chaleurs.
Une pétition symbolique pour dénoncer les inégalités
Parmi les réactions les plus remarquées figure celle de Charlotte Ensaigne, enseignante et activiste engagée sur les questions environnementales et sociales. Sur Instagram, elle a dénoncé ce qu’elle qualifie de « mépris de classe sous couvert d’humour ».
Dans la foulée, elle a lancé une pétition intitulée « Coupons la clim à Yann Barthès ». Derrière ce titre volontairement provocateur, l’objectif n’est pas de priver réellement l’animateur de climatisation, mais d’attirer l’attention sur les inégalités face aux vagues de chaleur.
Dans le texte de la pétition, elle explique : « Parce qu’il semble convaincu que milliardaires, ministres et habitants de chambres de bonne vivent les canicules dans les mêmes conditions, nous demandons symboliquement la coupure de la climatisation de Yann Barthès. Non par cruauté, mais dans un souci d’expérimentation scientifique, il est parfois utile de confronter les théories à la réalité. »
En quelques jours seulement, le texte a dépassé les 23 000 signatures. Les signataires demandent avant tout que Yann Barthès reconnaisse publiquement que les conséquences des canicules ne touchent pas tous les Français de la même manière.
À ce jour, Yann Barthès n’a pas pris publiquement la parole concernant cette polémique. La production de Quotidien ne s’est pas non plus exprimée sur la pétition ou sur les critiques suscitées par cette séquence.