Quatre étudiants tués à l’arme blanche par un docteur en criminologie. Près de trois ans après les faits, Netflix consacre une mini-série à l’une des affaires les plus médiatisées des Etats-Unis. « Les meurtres de l’Idaho : cauchemar sur le campus » retrace les évènements et les questions qu’ils ont soulevées.
Si certains pensent que le 13 novembre qui porte malheur n’est qu’une légende, la réalité est tout autre dans l’Idaho. Le 13 novembre 2022, le 911 reçoit un appel pour une personne inconsciente dans une maison de la petite ville universitaire de Moscow. Quand la police arrive sur les lieux, elle découvre les corps de quatre victimes. L’autopsie révèle qu’ils sont tués par arme blanche, à 4 heures du matin. Les victimes, Kaylee Goncalves, Maddie Mogen et Xana Kernodle étaient colocataires dans cette maison. Ethan Chupin, le petit ami de Xana, est la quatrième victime.
Quelques heures avant leur mort, Kaylee et Maddie sont aperçues dans un foodtruck, tandis qu’Ethan et Xana participent à une fête de fraternité. Rien ne semblait prédestiner les quatre étudiants d’une vingtaine d’années à un destin aussi tragique.
Deux mois de traque
Les images de vidéosurveillance montrent Bryan Kohberger passer à plusieurs reprises devant la maison avant d’attaquer. Après avoir retrouvé son ADN sur un étui à couteau, les forces de l’ordre remontent sa piste. L’étudiant en criminologie est arrêté à 4 000 kilomètres du lieu du crime, dans son État d’origine. Il plaide coupable pour éviter la peine de mort et est condamné à de la prison à perpétuité, sans possibilité de libération.
L’affaire provoque une onde de choc à Moscow qui se propage dans tout le pays. Elle est traitée par ABC dans 20/20 et France Télévisions dans 48 heures, avant que Netflix décide de se pencher dessus. Pourquoi Bryan a-t-il tué ces quatre personnes qu’il ne semblait pas connaître ? Comment expliquer que les forces de l’ordre ne l’aient arrêté que deux mois plus tard ? Autant de questions auxquelles ce nouveau documentaire entend apporter des éléments de réponse, sinon des hypothèses. Bryan Kohberger n’a, à ce jour, toujours pas livré le moindre mobile.
La réalisatrice Skye Borgman place les victimes au cœur du récit, en s’attardant sur leurs vies et les liens qu’elles entretenaient avec leurs proches. Netflix relaie l’intention de la réalisatrice, qui entend « ne pas réduire l’affaire à sa dimension judiciaire ou à la figure du suspect ». Par conséquent, « les familles participent directement à la série » en livrant leurs témoignages, enrichis d’images de caméras-piétons, de messages et d’autres documents d’archives.
À vos agendas !
Classé dans la catégorie des documentaires criminels, Netflix destine le programme à un public de 13 ans et plus. Les trois épisodes de la mini-série Les meurtres de l’Idaho : cauchemar sur le campus seront disponibles dès le 29 juillet sur la plateforme de streaming.
À lire aussi : C’est quoi la série « Code rouge » que lance France Télévisions ?