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C’est quoi “l’amnésie rétrograde partielle », cette maladie dont souffre le héros de la série DOC ?

Diffusée sur TF1, la série médicale italienne Doc raconte l’histoire d’un médecin urgentiste, le docteur Andréa Fanti, qui a été victime d’amnésie. Mais alors c’est quoi l’amnésie rétrograde partielle ?

Après un accident, le cerveau peut être fortement touché. Troubles moteurs, visuels, grand flou et perte de mémoire. Quelle soit partielle ou totale, Andréa Fanti, le héros de la série Doc, diffusée sur TF1, vit cette maladie et se bat pour retrouver ses souvenirs et sa place de chef de service.

Série inspirée d’une histoire vraie

Andrea Fanti retrace la vraie histoire d’un médecin, le Dr Pierdante Piccioni, un médecin urgentiste de Lodi et Codogno, qui, suite à un accident de la route sur le périphérique de Pavie, a oublié les douze dernières années de sa vie. Incarné par l’Italien, Luca Argentero, le Dr Fanti se bat pour retrouver ses souvenirs des douze dernières années après qu’un patient lui ait tiré une balle dans la tête. Il survit à la fusillade mais est touché par une amnésie qui le force à vivre autrement aujourd’hui. Andrea lutte pour reconnaitre ses proches, pour reconstruire sa vie et surtout pour redevenir le chef de service qu’il était auparavant. Ses collègues sont là pour l’aider et quelques flaskbacks lui permettent de se rappeler de certains moments de sa vie.

Malgré un traumatisme très important, certaine personnes arrivent à récupérer et à s’en remettre plus facilement que d’autres, avec l’aide d’experts de la santé.

Dans la série, Andrea Fanti arrive ainsi à maintenir sa vie professionnelle. Il continue à exercer au sein de l’hôpital de Milan et réapprend à vivre dans son monde, où tout a changé en quelques années.

C’est quoi l’amnésie ?

Selon l’origine du traumatisme, deux grands types d’amnésie sont à différencier :

  • Les amnésies neurologiques sont causées par des lésions cérébrales, généralement dans la région où l’on retrouve l’hippocampe. La lésion peut faire suite à un traumatisme crânien, une rupture d’anévrisme, un manque d’oxygène, une tumeur…
  • Les amnésies psychogènes ou dissociatives sont quant à elles le résultat de traumatismes psychologiques : stress intense, agression, viol… Aucun lésion n’est décelable.

Plus précisément, l’amnésie rétrograde partielle est une perte de mémoire d’une partie de sa vie. Pour soigner cela, la prise en charge est très souvent multidisciplinaire :

Le psychologue s’intéresse surtout à la mémoire autobiographique, autrement dit les souvenirs personnels.

L’orthophoniste stimule les apprentissages, et ce dès le réveil du patient (mémoires épisodique et sémantique). Il questionne la famille sur le mode de vie du patient avant l’accident afin de s’en servir ultérieurement.

Le kinésithérapeute travaille sur les habitudes, les automatismes, par exemple ceux de la marche (mémoire procédurale). La répétition est ici essentielle pour retenir l’information à mémoriser.

Enfin, l’ergothérapeute évalue les capacités et incapacités de la victime sur le plan moteur, cognitif, sensoriel, et psychique. Il développe de nouvelles stratégies et favorise l’autonomie du patient dans sa vie quotidienne (organisation de la maison, des courses, des enfants…).

Encore une fois, tout dépend de la facilité du patient à se remettre du choc, tout dépend de l’âge, du sexe, de la forme du choc et des soins. Un traumatisme qui marque une vie mais qui peut être guéri avec le temps et l’accompagnement des médecins.

À lire aussi : C’est quoi la variole du singe, cette maladie dont on parle beaucoup ?


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