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Chute de l’euro : comment détermine-t-on la valeur d’une monnaie ?

Pour la première fois depuis 2002 et sa mise en circulation, la valeur d’un euro est égale à un dollar. Cette chute de l’euro est principalement la conséquence du conflit en Ukraine et de l’inflation.

Une première en 20 ans

L’euro est en chute depuis plusieurs semaines. Cela entraîne une situation inédite depuis 20 ans : la parité de l’euro avec le dollar américain. La crise que connaissent plusieurs pays du continent européen contraste avec celle des Etats-Unis. En effet, le dollar, stimulé par la politique monétaire de la Fed, a gagné près de 14% depuis le début de l’année. Il a ainsi retrouvé un statut de valeur refuge pour les investisseurs. Ces derniers préfèrent donc revendre leurs euros pour acheter du dollar, une valeur plus sûre et plus rémunératrice.

Calculée selon le prix du marché

C’est cette donnée qui détermine la valeur de la monnaie. Celle-ci dépend en effet des transactions faites entre les opérateurs sur le marché des changes, par exemple dans les banques ou dans les bourses. Parmi les facteurs qui déterminent la valeur d’une monnaie, on retrouve notamment le niveau des taux d’intérêt. Si ces derniers sont élevés, ils sont plus rémunérateurs et cela permet de soutenir le cours de la monnaie. Mais d’autres facteurs entrent en jeu dont la confiance accordée au pays, sa stabilité ou encore sa croissance économique. Ainsi la situation de l’euro s’explique notamment par le conflit en Ukraine, la dépendance de plusieurs pays européens aux hydrocarbures russes, l’inflation et les craintes de récession.

Quelles conséquences ?

La chute de l’euro fait des gagnants et des perdants. C’est tout d’abord le pouvoir d’achat des Européens qui va souffrir de cette tendance. En effet, alors qu’un produit d’un montant de 100 dollars valait environ 84 euros il y a un an, quand 1 euro était égal à 1,19 dollar, ce même produit vaut aujourd’hui 100 euros. Une poussée inflationniste pourrait ainsi toucher les produits non-alimentaires importés comme dans le cas de l’informatique ou du textile. Les petites entreprises qui n’exportent pas devraient elles aussi subir cette baisse de la valeur de l’euro. Cependant, les entreprises exportatrices devraient bénéficier d’une hausse des exportations. Airbus fait par exemple partie des grands gagnants de cette situation.

A lire aussi : Ça change quoi la nationalisation d’EDF à 100% ?

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