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Comment préparer les ingénieurs de demain ?

Ce jeudi 21 mai matin, Jean-Marc Ogier, directeur général de CESI Ecole d’Ingénieurs et la direction de l’Ecole ont présenté « CESI CONNECT 2030 ». Il s’agit d’un plan stratégique pour répondre aux besoins scientifiques et techniques de la France et de l’Europe sur la période 2025-2030.

C’est dans un contexte de grandes mutations que l’Ecole d’Ingénieurs CESI a dévoilé son plan. Elle fait face à de nombreux enjeux. Il y a d’abord celui de la réindustrialisation de la France, mais aussi la transition énergétique (surtout actuellement avec la guerre en Iran qui a un impact direct), la transition numérique (avec le développement de l’intelligence artificielle, IA) et la souveraineté technologique (surtout dans la branche numérique dominée par les Américains et les Chinois qui ont pris les commandes de l’empire technologique. C’est la data qui a de la valeur aujourd’hui.).

Les écoles d’ingénieurs font également face à de nombreuses contraintes pour répondre aux enjeux liés aux mutations actuelles. Il y a des tensions sur les compétences. Il y a un besoin de plus de 100 000 jeunes ingénieurs et techniciens d’ici 2030 pour répondre aux besoins. Il n’y a pas uniquement besoin de nouveaux ingénieurs et techniciens. Le secteur du nucléaire et de l’hydrogène est aussi à la recherche de plus de 100 000 jeunes à l’horizon 2030.

La filière scientifique est impactée par les tensions démographiques : avec une baisse du vivier étudiant, un recul de l’attractivité des filières scientifiques, et une sous-représentation des femmes. Il existe aussi des tensions économiques et réglementaires, notamment depuis le développement de l’IA. L’intelligence artificielle pousse à avoir de nouvelles exigences académiques, en passant par un rehaussement scientifique. Il y a de plus en plus de concurrence dans le secteur à la fois à l’échelle française, mais aussi à l’échelle européenne.

Les solutions de CESI

Afin de compenser les besoins actuels, la CESI propose différentes solutions, comme les rendre plus connectés aux territoires à travers des spécialités adaptées à ses besoins.

L’ancrage européen et international a aussi sa place dans le programme. Des cours en anglais sont dispensés et adaptés selon les niveaux. Actuellement, 15% des étudiants sont des étudiants internationaux, contre 20-25% en moyenne dans les autres écoles d’ingénieur. L’objectif d’ici 2030 est d’atteindre ces 20%. Un double diplôme international est proposé. Une alliance européenne est également en cours. L’école est intégrée au programme COIL (Collaborative Online International Learning) qui permet de collaborer avec des chercheurs, ingénieurs, scientifiques à l’international.

Former des équipes pluridisciplinaires est une idée qui se met de plus en plus en place au sein de l’école. L’objectif est de « former des talents scientifiques et techniques capables d’agir ensemble […] et d’agir partout sur le territoire et au-delà des frontières. » indique Jean-Marc Ogier.

Un autre point marquant de ce plan sur la période 2025-2030 est l’utilisation de l’intelligence artificielle comme outil de formation et de remise à niveau, notamment dans les domaines des mathématiques et de l’anglais pour le moment. Lors de la conférence de presse, la direction a indiqué des écarts de niveaux plus importants qu’avant depuis la réforme du baccalauréat qui permet aux élèves de choisir leurs spécialités. Ainsi, il existe des disparités entre les futurs étudiants. Afin d’y remédier, la CESI a donc décidé d’utiliser l’IA pour remédier à ce problème.

Reste à voir si les solutions proposées dans ce plan permettront de répondre aux besoins scientifiques et techniques de la France et de l’Europe sur la période 2025-2030.

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