À la uneActualitéJeux olympiquesSport

Daily Olympic : Les images des Jeux.

L'athlète Félix Sanchez.

Pour cette édition, le Daily Olympic choisit de s’intéresser aux images marquantes de cette deuxième semaine des Jeux Olympiques. Comme le spectacle et les émotions sont au rendez-vous, ce ne sont pas les clichés qui manquent ! Retour sur les moments forts de ces trois derniers jours de Jeux.

Sur ses terres et devant son public, il est souvent plus motivant de faire des résultats. Galvanisante, la foule britannique de Wimbledon a poussé Andy Murray à l’exploit face au grand Roger Federer. A chaque frappe de balle, c’est toute la Grande Bretagne qui appuyait dans le bras de Murray. Si bien que l’écossais n’a fait qu’une bouchée de son adversaire en 3 sets, ne laissant aucune chance au suisse. Alors comment conclure de la plus belle des manières ? Murray l’a trouvé ! 3 aces et s’en fut fini de Federer. A Wimbledon, remake de la finale de Juin dernier, Andy triomphe du spécialiste de la surface pour empocher l’or. Une belle leçon d’un homme souvent décrié mais pourtant des plus talentueux. Comme un passage de témoin ?

Scandale ? Justice ? Chacun se fera sa propre opinion. En tout cas Taoufik Makhloufi revient de très loin. Evoluant pour la délégation algérienne, ce coureur du 1500m a fait énormément parler de lui en quelques jours. Engagé sur 1500m, sa distance de prédilection, rien ne semblait pouvoir barrer la route de Makhloufi. En revanche, sur 800m, il ne paraissait pas en mesure d’inquiéter ses adversaires. Pourtant, sa fédération l’a inscrit de force sur cette discipline ! Au final, après seulement 200m de course, l’athlète algérien s’est totalement arrêté de courir. S’en suit un impressionnant imbroglio autour de cette course, Makhloufi étant accusé d’avoir volontairement perdu, exclu ensuite pour non-combattivité ! Après avoir fourni un certificat attestant qu’il était blessé à l’IAAF (International Association of Athletics Federations), le demi-fondeur algérien a couru et remporté haut la main le 1500m, surclassant les kenyans. Beaucoup de bruit pour pas grand-chose ou un véritable scandale ? A vous de juger.

Le King est de retour ! Qui a dit qu’Usain Bolt était mort ? Le roi du sprint jamaïcain a prouvé à tout le monde qu’il est le plus grand sprinteur de tous les temps. Après des séries et une demi-finale gérées sans problèmes, Bolt n’a fait qu’une bouchée de la finale. Stratosphérique, un chrono de 9’’63 à seulement 5 centièmes du record du monde. Avec une ligne de départ des plus rapides du monde, composée entre autre des Gatlin, Blake, Gay ou encore Powell, Bolt n’a pas tremblé, souvenir de Daegu oblige. Avec cette performance record, Usain Bolt rentre dans la légende en devenant après Carl Lewis le deuxième athlète à remporter l’or sur la même distance (en l’occurrence le 100m) sur deux olympiades consécutives. Qu’à cela ne tienne, pour rentrer un peu dans la légende, Bolt tentera de décrocher un deuxième succès olympique sur 200m !

Quand le sort s’acharne, il est impossible de lutter. A Pékin, devant son public chinois, Liu Xiang avait déçu tout un peuple en renonçant sur blessure à prendre le départ du 110m haie. 4 ans plus tard, l’athlète chinois avait à cœur de se rattraper face aux siens. Mais visiblement, le destin n’en était pas plus d’accord qu’à Pékin. Au départ de sa série du 110m haie, le chinois est plus que jamais concentré. Malgré un bon départ, la foudre s’abat sur l’athlète lorsque qu’après seulement 7 foulées il heurte la première haie. Le monde s’arrête et la Chine ne respire plus, asphyxiée par ce coup de tonnerre dans le stade londonien. Blessé au tendon d’Achille, Liu Xiang est au sol, la main sur la douleur. Le vide, quoi d’autre dans l’esprit du chinois, paralysé par la douleur et par la déception, la désillusion même. Il terminera par sortir au côté opposé à la sortie la plus proche, retraversant la piste à cloche-pied, à côté des haies. Comme un symbole, il s’arrête à la dixième pour l’embrasser, dernière haie qui aurait pu voir son triomphe, mais qui verra sa chute, peut-être la fin d’une carrière.

La fraternité entre deux athlètes n’aura jamais été aussi belle. A la fin du 3.000m steeple, Maiedine Mekhissi est second, derrière le kenyan Kemboi. Une médaille d’argent au goût d’or, un triomphe superbe du français qui devient double vice-champion olympique consécutif de la discipline. Mais le plus grand bonheur n’est pas là. A peine la course terminée, le kenyan se précipite vers Mekhissi, son maillot à la main. Comme des joueurs de football à la fin d’un match, il demande à Maiedine d’échanger son maillot. Surpris mais heureux, le français s’exécute et à peine eut-il donné son haut à Kemboi que celui-ci se jette dans ses bras pour l’étreindre avec force. Une accolade, mieux, une amitié entre deux adversaires qui ont plus que du respect l’un envers l’autre. Pour compléter le symbole, drapeau respectifs en main, les deux athlètes font leur tour d’honneur avec sur les épaules le maillot de l’autre. Une image magnifique de fraternité dans le sport, à laquelle Kemboi rajoutera : « Maiedine est comme un frère pour moi. C’est un kenyan blanc ! ». Une leçon pour tous ceux qui pensent que le sport n’est pas fédérateur. Magique messieurs !

Victor Chopinet.

About author

Informer, décrypter, divertir
Related posts
À la uneSport

[INTERVIEW] Bobby Lashley, le futur champion WWE?

ActualitéÉtudiantMédiasPolitique

Communication 2.0 : quand la politique s'en mêle

À la uneActualitéEconomieEnvironnementFranceMédiasPolitiqueSantéSociété

Convention citoyenne pour le climat : dernière séance pour clôturer l'aventure

À la uneFootSport

Ligue 1 : Jorge Sampaoli, le loco 2.0 de l'OM

Retrouvez VL. sur les réseaux sociaux