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Daily Olympic : Vastine, reflet de l'injustice qui plane à Londres.

Venir gâcher la fête ? Loin de moi cette envie, même si le désir de pointer du doigt les carences qu’enregistrent ces Jeux outre-Manche est fort. Certes le spectacle est au rendez-vous, les athlètes et les performances tous plus impressionnants les uns que les autres. Mais tout ceci pourrait briller un peu plus sans quelques tâches qui viennent noircir le tableau. Une Olympiade parfaite ça n’existe pas, et les Jeux de Londres viennent confirmer ces mots.

Les français en ligne de mire ?

Fort de cette interrogation, je m’en vais vous montrer l’acharnement face aux tricolore. Un arbitrage peu net ? Possible, même si nous ne sommes que de simples spectateurs pour pouvoir l’affirmer. Toujours est-il qu’Alexis Vastine, Nordine Oubaali ou encore Mélonin Noumonvi rentreront en France avec un souvenir des moins positifs de cette Olympiade. « Trouble de l’arbitrage », un titre qui pourrait facilement se retrouver en couverture d’un ouvrage polémique, mais je ne suis pas encore au stade où j’ambitionne de l’écrire même si l’envie peut parfois démanger. Depuis le temps que l’on demande la vidéo, que l’on pointe du doigt les manques de l’homme. A quand une évolution ?? Sur les rings anglais, Vastine et Oubaali se sont littéralement fait voler leur qualification. Taras Shelestyuk, boxeur ukrainien opposé à Alexis Vastine, n’esquisse qu’un sourire d’une petite satisfaction lorsque l’arbitre lève son bras en vainqueur, conscient lui-même de l’injustice. Absent sur le dernier round, l’ukrainien n’a pas existé, devant un français qui avait pris les choses en main. De plus, à chaque reprises, le français se voit refuser un avantage pourtant logique. Finalement, après quatre ans à cravacher dur pour se relever, Vastine est encore mis au sol, d’un coup derrière la nuque. « Deux fois putain, deux fois… », Seul ces mots sortent de sa bouche, effondré, anéanti par un sort qui s’acharne avec injustice sur lui. La réclamation française n’aboutira qu’au cul-de-sac redouté. Rebelote pour Nordine Oubaali, également lésé par l’arbitrage douteux. Michael Conlan, son adversaire irlandais du jour était pourtant sur les rotules, encaissant sans répondre. Mais non, la foudre frappe à nouveau lorsque c’est le bras de l’irlandais qui touche le ciel. Inexplicable pour le camp français, Oubaali perdu, désabusé. Pour Mélonin Noumonvi, le lutteur tricolore, l’histoire était pourtant plus accessible. La vidéo est utilisée en lutte gréco-romaine ! Mais encore une fois, l’acharnement est donc irréfutable, puisque, vidéo à l’appui, Mélonin se voit pour moins d’un dixième de seconde refuser la victoire. Face à un égyptien à l’aura démesuré,  les juges ont flanché et Noumonvi est à terre.

Préférence britannique ?

Sur ses terres, la Grande-Bretagne bénéficie d’un certain avantage. Inventeur du si célèbre « fair-play » anglais, nos voisins ne pouvait pas profiter d’un règlement ou d’un jugement plus flexible à leur égard ! Et pourtant, ils ne se sont pas gênés. Sur le plan d’eau destiné à l’aviron, les britanniques étaient favoris. Malheureusement, leur départ fut très mauvais et la course semblait mal engagée pour eux. Après moins de 300 mètres, ils s’arrêtent, prétextant un problème de matériel.  Fair-play ? Influence ? Les autres concurrents stoppent leur effort pour revenir à hauteur des anglais. Le problème technique est ridicule puisque réparé en moins de 10 minutes et l’équipage britannique termine 2èmede la course. De quoi faire rager quand on sait que le règlement est clair sur le fait qu’une fois le départ donné, il ne doit pas y avoir d’arrêt jusqu’au bout de la course, quel que soit le problème. De la tricherie alors messieurs les anglais ? Et si on revenait à la piste ? Les cyclistes anglais sont certes les plus rapides du monde, mais quand ils prennent un mauvais départ, ça ne les arrange pas vraiment ! En poursuite par équipes, le trio britannique était favori devant tous les autres cyclistes du circuit. Mais dès le début, le troisième coureur de l’équipe se laisse tomber sur la piste, de nouveau prétextant un problème technique. La course s’arrête, reprend quelques minutes plus tard et voit le triomphe des anglais. Le règlement est de nouveau clair, les allemands auraient dû l’emporter. Surtout que dans la soirée, ou dès le lendemain pardonnez l’imprécision, le trouble-fait anglais avoue être tombé volontairement car il avait pris un trop mauvais départ. Que faisons-nous des tricheurs ? Les joueuses de badminton chinoises ne se sont-elles pas faîtes exclure pour tricherie ? Alors pourquoi l’escadrille anglaise n’a-t-elle pas subit le même sort ? Vous imaginez le coup de tonnerre ? La Grande-Bretagne difficilement…

L’esprit Olympique serait donc bafoué. Le favoritisme ou les erreurs d’arbitrage plus prises en compte, la fête est légèrement gâchée. Rappelons également la fourberie ibérique qui poussa les coéquipiers de Pau Gasol à perdre face aux brésiliens afin d’affronter les français en quarts de finale, un tirage plus avantageux pour eux. Chauvinisme ? Peut-être, mais néanmoins, les faits sont là et les preuves irréfutables. Alors maintenant, les moyens pour arrêter ces injustices, nous les avons. Encore faut-il que ceux qui profitent de la triche acceptent de les utiliser. Mais c’est un autre débat…

Victor Chopinet.

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