Le monde du ballon ovale est une fois de plus en deuil. Après la mort, le 12 décembre dernier de Nicolas Chauvin, c’est au tour de Nathan Soyeux de décéder à la suite d’un double plaquage, lors d’un match amateur.

Nathan Soyeux, un étudiant âgé de 23 ans est mort à l’hôpital de Dijon à la suite d’un double plaquage parvenu lors d’un match en novembre dernier. À la suite de l’incident, le jeune homme s’est assis au bord du terrain en se plaignant d’un mal de tête. Quelques minutes plus tard, Nathan Soyeux perd connaissance et il est transporté d’urgence à l’hôpital. Les médecins l’ont plongé dans un coma artificiel pendant une dizaine de jours mais son état s’est rapidement dégradé de jour en jour.

 

Non, il n’était pas joueur de rugby professionnel, non il ne jouait pas dans un grand club mais aujourd’hui, après…

Publiée par Quentin Sfez sur Dimanche 6 janvier 2019

 

« Ce n’est pas possible de voir des gens mourir à cause de quelque chose qu’on aime », dénonce ce garçon. « C’est terrible pour tout ça, je me mets à la place de ces parents, se dire qu’il est décédé en jouant au rugby, cela ne doit pas existe » dénonce Quentin Sfez, un ami d’enfance de Nathan.

Un sport alarmant

Quentin n’est pas le premier a tiré la sonnette d’alarme concernant ce sport, Jean Chazal, neurochirurgien à l’hôpital de Clermont-Ferrand avait également fait la démarche. Mais à la suite de cette prévention le Comité médical de la Fédération l’a écarté. Pour ce Chirurgien cela ne fait aucun doute « le rugby, est devenu un sport d’affrontement, ce sport a tué ces jeunes. » Il appelle une nouvelle fois ces sportifs à prendre conscience des dangers réels du rugby.

Quatre morts en huit mois

 La mort tragique de Nathan Soyeux est malheureusement la quatrième en huit mois sur un terrain de rugby. Le 12 décembre, Nicolas Chauvin âgé de 18 ans décède à la suite d’un plaquage survenu quelques jours plus tôt. Avant lui, l’amateur Adrien Descrulhes (17 ans) et Louis Fajfrowski (21 ans) qui était un joueur professionnel.

« Il y a un peu de la peur » et des parents, qui ont leurs enfants qui jouent au rugby, « ne vont plus vouloir qu’ils y aillent » indique Quentin Sfez. Et pourtant, la Fédération Française de rugby voit son nombre de licencié diminué au fil des années. Son président, Bernard Laporte a annoncé en décembre dernier un déclin de plus de 5 %.