Inconnue du grand public, Florence Portelli est devenue en quelques semaines la principale concurrente de l’ancien ministre. Son objectif ? La présidence du parti les Républicains. Sa marque de fabrique ? Un franc-parler doublé d’un parcours atypique. Rencontre avec une amatrice d’opéra et de football, surprise de cette campagne.

Les 4 choses à savoir sur elle

Une militante de longue date

« Fille de ». Florence Portelli s’en agace. Car si son père est professeur de droit émérite, et son grand-père ancien sénateur, elle revendique son propre parcours. Militante dès ses 18 ans au RPR, ancêtre de l’UMP puis de LR, elle connait bien les rouages des partis politiques. Diplômée de droit, elle a été assistante parlementaire de 2002 à 2015 avant de se lancer dans l’arène. Implantée dans le Val d’Oise, elle arrive en 2014 à faire basculer Taverny, ville de taille moyenne détenue depuis alors 35 ans par la gauche.

Le « milieu de la droite »

Florence Portelli se veut la candidate du « milieu de la droite ». « Je suis bien campé sur ma droite, je ne surjoue pas ma droite mais je ne fais pas campagne avec Emmanuel Macron » confie t-elle à VL. Un positionnement à mi-chemin entre le gaullisme social, porté par son modèle en politique, Philippe Séguin, et le libéralisme de François Fillon.

Filloniste jusqu’au bout

Soutien de la première heure, c’est en tant que porte-parole du candidat Fillon que la Maire de Taverny a connu son premier baptême de feu. Une campagne difficile, pendant laquelle elle est toujours restée fidèle, même lors des moments les plus compliqués.

Une amatrice de sport et de culture

Fan de Jazz, Florence Portelli est depuis longtemps attachée à la culture. C’est elle qui en charge de ce dossier au sein des Républicains. Conseillère régionale, elle a également été nommée par Valérie Pécresse à la tête de l’Orchestre National d’Île de France.

Ses idées pour diriger le parti

« J’ai un programme pour le parti et pas pour la présidence de la République ». Face à ses adversaires, Florence Portelli est la candidate qui met le plus en avant son projet. Un programme de 18 points, centré avant tout sur l’avenir du parti et les territoires.

Son constat : depuis quinze ans, le parti aurait abandonné son ancrage territorial pour devenir un « parti de notables« . Son projet : reconquérir une assise populaire, en rétablissant  » des délégués de canton et des délégués de ville » et en faisant élire les responsables départementaux, actuellement nommés par le parti.

Que peut-elle espérer de cette élection ?

« Elle y croit« . Même si, face au numéro 2 du parti, ses chances de victoire sont minces, la Maire de Taverny espère bien créer la surprise. Provoquer un second tour, tout d’abord, face à celui qui est considéré comme l’archi-favori du scrutin. Puis l’emporter, sur la base d’une coalition anti-Wauquiez.

Faute de mieux, Florence Portelli aura réussi à se faire un nom et à s’inscrire en principale challenger du Président de la Région AURA, honnis par beaucoup à droite. Électoralement, dépasser le seuil symbolique des 35% lui permettrait de passer en quelques semaines du statut de parfaite inconnue à celui de personnalité incontournable à droite.

 

Bonus : les confidences de Florence Portelli à VL

Qu’est-ce que selon vous être de droite aujourd’hui?

C’est revendiquer des valeurs comme la liberté, la propriété, le patriotisme, l’équité. Pour moi ce sont des valeurs essentielles.

Vous aviez confié qu’à 8 ans vous rêviez déjà d’être Maire. Quels conseils à donner à une jeune femme qui veut se lancer en politique?

Qu’elle n’oublie jamais plus son empathie!

Quelle équipe de foot soutenez-vous ? Vos autres passions?

Je soutiens le PSG, qui vient encore de se prendre une veste (rires)… Mais sinon j’aime beaucoup la musique classique, le cinéma, et le théâtre!

Quel est votre atout pour cette élection?

Ma franchise.

Votre principal défaut?

Ma franchise.

Qu’est-ce que vous aimeriez dire aux jeunes qui veulent se lancer en politique?

Ne baissez pas la tête, et soyez plus impertinents!

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