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Escalade des violences au Yémen

Depuis près d’une semaine et l’enlèvement d’un haut responsable fonctionnaire samedi, les tensions s’accélèrent au Yémen entre la milice chiite Ansar Allah et le gouvernement en place. Des scènes de violence et des échanges de tirs ont lieu dans la capitale laissant les populations entre les cisailles d’un possible coup d’Etat par les armes.

La tension est actuellement palpable à Sanaa, la capitale du Yémen. L’Etat commence à ressentir la puissance d’opposition de la milice chiite Ansar Allah qui vise chaque jour plus haut dans l’escalade des violences visant le gouvernement en place.

Pourtant, un fragile cessez-le-feu avait été négocié mardi 20 janvier aux suites d’une réunion rassemblant plusieurs ministres ainsi que le président en place, Abd Rabbo Mansour Hadi et un porte-parole de la milice dissidente. Mais au lendemain de sa négociation, le véhicule du Premier ministre a essuyé des tirs et le palais présidentiel serait peut-être contrôlé par le groupe rebelle.

Ces violences s’inscrivent dans la lignée des événements de ces derniers jours. Samedi 17, le chef du cabinet du président Ahmed Awad Ben Moubarak avait été enlevé par les combattants d’Ansar Allah. Depuis, l’accroissement des violences est constant et après plusieurs morts dans des combats en début de semaine, les questions se posent aujourd’hui quant à un actuel coup d’Etat et une occupation du palais présidentiel par les miliciens.

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Un clivage politique

Ces actions violentes et contestataires sont la traduction d’une réelle divergence politique. Il s’oppose au projet de nouvelle Constitution qui prévoit un Etat fédéral avec six régions. La coalition dissidente reçoit actuellement de l’aide de l’Iran et un soutient des partisans de l’ancien président en place Ali Abdallah Saleh, évincé du pouvoir en 2012.

Cet Etat fédéral viendrait priver les houthistes, originaires de la région de Sadaa, d’un accès à la mer en plus de réduire leur contrôle sur la partie septentrionale du Yémen.

Le conseil de sécurité des Nations unies a condamné fermement les attaques de ces derniers jours à Sanaa suite à un huis clos organisé mardi après-midi. Ban Ki-moon a appelé à un arrêt immédiat des combats mais la situation se dégrade de plus en plus. Actuellement, le palais présidentiel pourrait peut-être se trouver assiégé et les principales artères de la capitale totalement soumise au joug de la dissidence.

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