Santé

Étudiants : des attitudes à risque en matière de sexualité

Deux étudiants sur dix pensent que l’on guérit aujourd’hui facilement du sida. C’est ce que révèle l’enquête santé des étudiants réalisé en 2019 par OpinionWay pour HEYME, l’acteur référent de la protection sociale, de la promotion de la santé et de la mobilité internationale chez les jeunes de 16 à 35 ans.

L’enquête montre également que moins d’un étudiant sur deux utilise systématiquement un préservatif lors d’un rapport sexuel (44%) et que 56% affirment ne pas utiliser systématiquement de préservatif. Les raisons principales sont la stabilité avec leur partenaire (73%) ou la prise de la pilule (27%). Pour ceux qui en utilisent, les raisons principales sont à 71% pour se protéger du VIH / SIDA / IST et à 70% pour éviter une grossesse.

Au delà de ça, moins d’un étudiant sur deux se fait dépister en cas de changement de partenaire et 1 étudiant sur 5 ne le fait jamais (21%).Ils sont 42 % à estimer ne pas avoir pris un risque suffisant, 21 % expliquent ne pas savoir où faire le dépistage, 19 % avouent ne pas avoir le temps, 16 % n’aiment pas les prises de sang et 9 % pensent que le test coûte cher. Plus inquiétant encore : 10 % préfèrent ne pas savoir s’ils ont contractés le VIH… 

Un problème de santé publique

Le risque de contamination aux Infections Sexuellement Transmissibles (IST) n’est pas pris suffisamment au sérieux par les étudiants et cela pose un réel problème de santé publique.

En n’utilisant pas de préservatif et en ne faisant pas de dépistage, ces étudiants font courir des risques à leur partenaire. De plus, en ne connaissant pas leur statut, il est impossible pour eux de bénéficier dans les temps de soins adaptés pour stopper une infection parfois bénigne. Pour exemple, la Chlamydia est l’IST la plus répandue chez les 16-24 ans et se soigne facilement. En revanche, si elle n’est pas traitée à temps, elle peut rendre stérile la personne porteuse.

A la lecture de cette enquête santé sur la sexualité des étudiants, il est primordial de poursuivre les actions de sensibilisation et de prévention autour des risques et de mieux les informer sur les structures et professionnels à consulter.

De fausses croyances sur le VIH

Par ailleurs, de fausses croyances persistent concernant le Sida :

  • 19% pensent que l’on guérit facilement du Sida,
  • 33% ont de fausses croyances sur les modes de transmission
    • 19% pensent que l’on peut être contaminé par une piqure de moustique
    • 12% pensent que l’on peut être contaminé en embrassant une personne séropositive
    • 6% pensent que l’on peut être contaminé en buvant dans le verre d’une personne séropositive
    • 3% pensent que l’on peut être contaminé en serrant la main d’une personne séropositive

Poursuivre les actions de sensibilisation et de prévention

Les tendances révélées dans cette enquête montrent la nécessité de continuer et d’accentuer la sensibilisation auprès de ce public.

HEYME s’est donné pour mission de poursuivre ses engagements en faveur de la prévention et de la promotion de la santé déjà institués par ses aînés, la SMEREP et la MEP. HEYME assure un dialogue préventif avec les jeunes sur le terrain, dans les facs et les écoles mais aussi lors de soirées étudiantes. HEYME accompagne et conseille les jeunes dans leur parcours de vie.

Tout savoir sur les IST (lire l’article)

Se faire dépister des IST (lire l’article)

Se protéger des IST (lire l’article)

*HEYME est l’acteur référent de la protection sociale, de la promotion de la santé et de la mobilité internationale chez les jeunes de 16 à 35 ans.

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