Les Bleus ont la rage de vaincre. Les Diables ont la rage de perdre. L’Équipe de France nous a prouvé une fois de plus lors du match d’hier soir, leur volonté de remporter la Coupe du Monde. En marquant un but à la 51e minute, Samuel Umtiti nous paye un billet pour la finale.

La fièvre s’empare de la capitale. Paris entre en feu, les Français sont sur un petit nuage. Après 96 minutes de jeu intense entre deux équipes de très haut niveau, le stress redescend, et les supporters fêtent la victoire : 1-0 pour les Bleus.

 

La compétition avait mal commencé pour les hommes de Didier Deschamps. “Pendant les 10 premières minutes, nos joueurs ont vraiment eu du mal à toucher la balle. Les Belges dominaient clairement le jeu”, raconte un supporter, sur les quais de la Seine.

 

Le jeu se corse

A la 12e minute, les rôles s’inversent. Kylian Mbappé reprend la main, et retente un sprint comme il aime le faire. Seul, il s’approche rapidement de la surface de réparation, poursuivi par d’autres joueurs. Les supporters se lèvent et soutiennent “Donatello”. Il tente une frappe, stoppée net par le gardien Thibaut Courtois, qui se jette au pied de l’attaquant français. Tout le monde se rassoit. Déçus, mais fiers du jeune footballeur.

La Belgique ne se laisse pas abattre.19e minute : le capitaine Eden Hazard lâche un tir désespéré sur le bord de terrain. La balle finie au-dessus des cages grâce à une tête de Raphaël Varane. S’ensuit un corner -échoué- puis la pression redescend.

Un vrai ping-pong. 33e minute. Les Bleus repartent à l’assaut. Le ballon vole dans les airs, s’approche des cages, Mbappé contrôle puis lance Olivier Giroud, qui tente une frappe. Les supporters crient de plus belle, sans succès : l’attaquant trébuche, et loupe sa cible.

 

 

Griezmann ressuscite. L’attaquant a plus joué en 5min que pendant les 30 premières minutes. Alors que Moussa Dembélé fait tomber notre joueur Paul Pogba, l’arbitre siffle coup franc. Devinez qui s’en occupe ? “Le Petit Prince”, perplexe, entreprend une première frappe, ratée. La balle revient vers lui, il essaye de se rattraper, mais aggrave son cas, par un tir sans panache.

Fin de la première mi-temps, les premières analyses de comptoir se font entendre : “Les Belges ont très bien su se défendre pour cette partie, mais les Bleus aussi ont bien préservé leur défense”, juge un étudiant.

 

Samuel Umtiti ouvre le score à la 51e !

Sur corner d’Antoine Griezmann, Umtiti surgit et catapulte de la tête la balle aux fonds des filets. La foule entre en liesse, la France s’apprête à connaître la gloire. Chaque supporter saute de joie, tout le monde se prend dans les bras. Le défenseur français, fier de donner l’avantage à son équipe, improvise une danse sur la pelouse du stade de Saint-Pétersbourg.

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Blaise Matuidi, le hardi. Le milieu relayeur a subi de nombreux coups, avant de sortir du terrain. A la 63e minute, Dries Mertens accroche le joueur français, et se prend un carton jaune. Un certaine satisfaction se ressent au milieu des supporters parisiens. Quelques minutes plus tard, après un énième coup, le footballeur quitte la pelouse, substitué par Corentin Tolisso.

Carton jaune pour Mbappé. L’attaquant espère gagner quelques secondes, en plein temps additionnel (6mn), en narguant l’équipe adverse par des petits jeux de balle, alors que les Belges disposent d’une touche.« Ils peuvent penser ce qu’ils veulent. Si je les ai offensés, je m’en excuse. Mais moi, je suis en finale, voilà c’est tout », se justifie le Parisien après le match.

 

 

 

Dernier coup de sifflet. La partie est finie, les Bleus partent en finale ! La corne de brume retentit sur les quais de Paris, les supporters sont aux anges. Alors qu’un début de Marseillaise se fait entendre, les drapeaux flottent dans les airs et la bière coulent à flots. Au loin, on entend les klaxons dans les rues de la capitale. “On est en finale !”, s’écrit un jeune homme, les trois couleurs dessinées sur les joues.

Le patron du bar passe la musique “We are the champions”. Tout le monde danse. L’évènement sportif se transforme vite en une réelle fête. Au milieu de la piste, l’un des pères de famille juge cette rencontre “stressante” mais “captivante”. Pour lui, “ce sont les arrières qui nous ont fait gagné, comme en 1998.” A côté de lui, son ami Fred estime “qu’on a gagné en confiance après le but d’Umtiti. Les Bleus se sont améliorés tout au long de cette Coupe du Monde.”

Alors que des maillots, jetés en l’air, sont coincés dans les branches, des Belges sont sur le côté, minoritaires parmi les victorieux. “On n’a pas lâché l’affaire, on s’est défendu comme on a pu,” explique Stéphanie, avant que son mari nous poursuive -pour rire- avec un drapeau belge pour nous embrocher.