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Un gilet jaune condamné à huit mois de prison pour avoir appelé les policiers au suicide

Un gilet jaune condamné à huit mois de prison pour avoir appelé les policiers au suicide

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné à huit mois de prison avec sursis un gilet jaune. Il avait participé aux appels au suicide des policiers lors de l’acte 23.

“Suicidez-vous, suicidez-vous” avaient scandé plusieurs gilets jaunes aux policiers samedi 20 avril lors de l’acte 23. Un des participants était jugé ce mardi pour y avoir pris part. Le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné  à huit mois de prison avec sursis.

Il devra également effectuer 180 heures de travail d’intérêt général. Ce cuisinier de 49 ans au chômage a l’obligation de trouver un travail et doit verser 500 euros aux deux policiers qui l’ont traîné devant la justice pour “outrage à personne dépositaire de l’autorité publique commis en réunion”, un délit passible de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende.

“C’est le paroxysme de la haine, c’est d’une violence inouïe”, a dénoncé Oriane Camus, l’avocate des policiers. “Cela a un effet dévastateur sur des policiers à bout depuis plusieurs mois”, a-t-elle souligné. En effet, une vague de suicides sans précédent a touché les policiers. Près de 28 se sont déjà donnés la mort depuis le début de l’année. La classe politique et les syndicats de police avaient alors vivement condamnés ces slogans.

“Mes paroles sont parties plus vite que mes pensées.”

“Ça a commencé après qu’une femme enceinte a été bousculée par les forces de l’ordre“, a tenté de justifier le prévenu. Ce “gilet jaune”, présent depuis le premier acte “sans jamais être interpellé pour violences“, a assuré ne pas être “un délinquant“, affirmant même “avoir déjà aidé pendant des manifs des policiers à s’en aller car ils risquaient de se faire taper dessus“.

“Mes paroles sont parties plus vite que mes pensées. […] C’était la folie du moment”, s’est-il justifié. Précisant ne pas être “l’instigateur” de l’appel. Des justifications que le procureur a remises en question : “Il n’y a aucun lien de cause à effet évident entre ce déferlement de propos haineux et une quelconque violence des policiers contre une jeune femme qui n’est pas du tout avérée”.

“Il n’avait pas conscience de la gravité des mots. Son “suicidez-vous”, c’était un ras-le-bol, de voir ses amis blessés, de la violence, de l’injustice. Il a perdu son sang-froid pendant quelques minutes”, a plaidé l’avocate de la défense Ingrid Theillaumas, demandant que son client “ne paye pas pour tous les autres”.

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