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Interview Nicolas Monier : Le DJ/Producer niçois, ressourcé et inspiré

Il fait danser des clubs du monde entier, anime les plus grands évènements, et insuffle à la musique un air nouveau. Marquer son temps et son époque avec créativité et humilité. C’est le credo de Nicolas Monier, DJ/Producer. Animé de son éternel optimisme, il aspire à un avenir radieux. Aujourd’hui, il nous raconte son confinement avec son meilleur pote The Avener, ses projets, et affiche son épicurisme pour la fin d’année.

Le confinement est fini en France. Deux mois sans scènes musicales, sans pouvoir retranscrire pleinement ta passion. Comment l’artiste que tu es gère cette frustration?

Cela fait plusieurs années que le rythme est vraiment intense. Je prenais jusqu’à 7 avions par semaine. Qu’on me demande de rester chez moi pendant 2 mois ça a été très frustrant, même si le repos m’a fait le plus grand bien. En terme d’hygiène de vie ça va beaucoup mieux : entre le sommeil, la reprise du sport, et les oreilles qui se sont bien reposées, ça m’a été très bénéfique.

Raise The Roof GIF

Je suis avec mon meilleur ami The Avener, on a repris la production tous les 2, ça faisait longtemps qu’on avait pas bossé ensemble, et c’était ressourçant. Pendant les tournées je ne trouvais par forcément le temps de finir certains projets. Beaucoup de choses positives découlent de ces deux derniers mois. Dans la composition aussi. Pendant les tournées je ne trouvais par forcément le temps de finir certains projets. J’ai sorti deux remix, celui de Lost Frequencies mi mars. Et Rush qui est sorti le 8 mai dernier, qui accompagnent les beaux jours et ce déconfinement. Le cadre de vie ici est très inspirant, entre les montagnes, la mer, la nature. Les conditions sont réunies pour pouvoir produire des sons, qui nous plaisent dans un premier temps à nous-même et on l’espère, qui plaira à nos auditeurs lors de la sortie.

Tu t’es lancé très récemment dans la production avec Your Earth sorti fin 2018. Comment t’es-tu lancé dans la création musicale ?

J’ai commencé en tant que DJ il y a une bonne dizaine d’année à Lyon, d’où je suis originaire à la base. On faisait des fêtes chez les uns et les autres, et un jour le grand frère d’un pote avait ramené une discomobile. J’ai tout simplement essayé. Tous ces boutons, ces lumières, ça m’intriguait ! Plus ma passion inée pour la musique sans forcément avoir de bagage musical particulier. C’était très naturel pour moi de me lancer là dedans dès mon plus jeune âge. Et donc je me suis lancé ensuite dans la production. Dans ce milieu j’avais besoin de faire des choses qui m’appartenaient. Ça a pris du temps, c’est normal. T’es devant ton ordinateur, t’as ton petit synthé, tu pars du néants et tu arrives finalement à trouver ta patte, ton caractère, ton style et ça pour moi c’est le plus important.

Mais alors comment as tu fait pour trouver ta nuance musicale qui t’es si propre?

C’est beaucoup de temps passé sur la machine à essayer beaucoup de choses, en mélangeant les sons, à découper des samples. J’ai essayé direct les synthés, et en mélangeant des sons d’époques, et d’autres plus modernes, tu crées un « accident » qui t’est très personnel, qui te ressemble, et de là tu vas élaborer un son sans vraiment le vouloir : c’est comme ça que je crée ma couleur musicale de DJ.

Quelles sont tes ambitions pour 2020 ? Tes prochaines dates prévues ?

L’énorme tournée printemps-été a malheureusement reportée. Mais 2020 sera mon année la plus chargée en sortie. Le problème de la tournée c’est que je n’arrive pas à finir certaines choses entamées. Là, j’ai eu du temps, et j’ai accompli des choses qui me tenaient à coeur. Beaucoup de belles sorties pré-programmées jusqu’à cet automne. Je veux pouvoir aller ensuite aller les défendre en concert en radio en club, en promo. Je suis un éternel optimiste, et la fin d’année s’annonce bonne. C’est d’ailleurs mon problème, celui d’être trop optimiste ! *rires*

Le jour d’après va ressembler quoi pour la scène musicale ?

Mais je pense qu’on va tirer les bonnes conclusions et on va repartir sur des bonnes bases. On a justement encore plus besoin de DJ, de producteurs, de chanteurs, et on a de très beaux jours devant nous pour la suite. J’espère que ça va vite rentrer dans l’ordre et qu’on pourra faire la fête tous ensemble en 2021. Chose très positive, on ressortira tous grandit, plus productif. Je pense aussi que les gens se prendront moins la tête pour des choses futiles. Dans le milieu musical ce sera bénéfique.


Une journée type entre meilleurs potes DJ, ça se présente comment ?

Réveil matinal, on essaye du sport chaque matin. Ensuite beaucoup de cuisine, on a un palet assez développé, on a gouté beaucoup de choses dans l’ensemble du monde, on essaye de reproduire ça dans notre cuisine à Nice. Etant très manuels, la cuisine rentre dans la continuité de la chose. Un peu de playstation aussi, à celui qui va humilier l’autre à Fifa : d’ailleurs Tristan n’a pas vu le jour ! Fin de journée session studio, c’est là qu’on est le plus productif en créa pure. 

Quel est l’accomplissement le plus total pour toi en tant qu’artiste ?

Je pense que laisser une oeuvre pérenne après ton départ, laisser une certaine empreinte sur le monde tout en étant très modeste. De façon à ce que les gens puissent t’écouter des années après ton départ, pour que cette émotion que tu as voulu véhiculer dans ta musique puisse se poursuivre.

Alors ? Quoi d’autres sinon se laisser emporter par le courant d’une vibe plus positive que l’optimisme lui-même, façonnée par un esprit tranquille et ingénieux. Celui de Nicolas Monier.


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