En avril 2015, Jean-Marie Le Pen, ancien président d’honneur du Front National, avait déclaré à plusieurs reprises que les chambres à gaz de la Shoah constituaient un détail de l’Histoire. La Cour de Cassation a condamné mardi le fondateur du FN à 30 000 euros d’amende pour ses propos.

Ce n’était pas la première fois dans sa carrière politique que Jean-Marie Le Pen qualifiait les chambres à gaz, qui ont fait des millions de victimes pendant la Deuxième Guerre Mondiale, de « détails de l’Histoire« . En 1987, il prononçait déjà de tels propos à la télévision pour la première fois. Depuis, il avait reproduit cette affirmation à de multiples reprises.

La Cour d’appel de Paris avait condamné Jean-Marie Le Pen le 1er avril 2017 pour contestation de crime contre l’humanité et celui-ci s’était donc pourvu en cassation afin de contester cette condamnation. Son pourvoi a donc été rejeté hier.

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En 2018, Jean-Marie Le Pen, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC avait réaffirmé sa position et son propos. Quand le journaliste lui a demandé s’il regrettait d’avoir prononcé de telles paroles, Jean-Marie Le Pen avait alors répondu : « Pas du tout. Ce que j’ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la guerre, à moins d’admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz. »

Le Tribunal de Grande Instance considérait en premier lieu que lors de cette interview « sous couvert d’admettre la réalité et le caractère ‘assez ignoble’ des chambres à gaz […] Jean-Marie Le Pen n’a de cesse d’en relativiser l’importance« . La cour  d’appel avait eu la même analyse.