Les compétitions de MMA sont interdites en France, si bien que les combattants s’exercent dans des pays limitrophes comme la Suisse ou la Belgique. Toutefois, l’arrivée de Laura Flessel à la tête du Ministère des Sports pourrait changer la donne.

Laura Flessel, pas contre ce sport

Les compétitions de MMA (Mixed Martial Arts) sont interdites en France. Ce sport associant pugilat et lutte au corps à corps est considéré comme violent pour ses opposants, notamment pour l’architecte dans laquelle les combattants s’affrontent, une cage. La nomination de Laura Flessel en tant que Ministre des Sports pourrait cependant faire bouger les lignes. « Il faut arrêter de faire la politique de l’autruche ou d’organiser des compétitions dans les caves » s’exclame Laura Flessel. « Ce sport en développement doit être structuré. Il y aura des annonces d’ici octobre ». 

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a également banni la retransmission des combats à l’étranger, notamment ceux de l’Ultimate Fighting Championship, très populaire sur les réseaux sociaux (suivi par plusieurs millions de personnes. Pourtant, les amateurs de la discipline ont pu quand même y avoir accès via la chaîne luxembourgeoise RTL9, qui diffusait des compétitions de MMA.

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Une tentative de légalisation de la discipline

Même si les compétitions sont interdites, les manoeuvres pour reconnaitre le MMA avancent. En 2015, une mission parlementaire menée par Jacques Grosperrin et Patrick Vignal, a permis la création d’un observatoire pour encadrer la discipline. « Le dossier qui a été rendu au gouvernement par Vignal et Grosperrin a fait beaucoup de bien au MMA » s’exprime Cyrille Diabaté, ex-combattant de MMA. Les combattants de MMA semblent plus confiants à ce que la discipline soit reconnue : « Braillard, Fourneyron ne faisaient pas la différence entre le MMA et le kickboxing, avec Flessel, il y a plus d’écoute. Il faut voir où cela nous mène » s’exprime Bertrand Amoussou, premier président de la commission française de MMA.

Du côté du ministère, aucune décision n’aurait encore été prise. Un encadrement de la pratique aurait été joint à Laura Flessel, qui étudiera la proposition dans les semaines à venir. En attendant, patience …